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l'Affaire Dominici-Le crime de Lurs
La vérité sur le triple crime le plus célèbre .

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Sur la Fragilité du témoignage humain .

 
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Nicolas


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PostPosted: 2009-02-17, 10:45    Post subject: Sur la Fragilité du témoignage humain . Reply with quote

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Texte signalé par gorenflo .http://crimedelurs.xooit.com/redirect1/http://academie.biu-montpellier.fr/academie_edition/sources/telecharger.php?rep=../fichiers_conf/&nom=Pouget2002.pdf



 
ACADEMIE DES SCIENCES ET
LETTRES DE MONTPELLIER  
Séance du 18/03/2002  
Conférence n°3776  
LA FRAGILITE DU TEMOIGNAGE  
par Régis POUGET  
L’histoire de la jurisprudence révèle que des condamnations ont été prononcées sur la  
foi de témoignages faux ou erronés sur l’identité de l’inculpé ou de l’accusé. La variation de  
la perception de faits, les soubresauts de la mémoire et ses trahisons ne doivent jamais être  
oubliés quand on soupèse un témoignage.  
L’étude psychologique d’un témoignage est forcément complexe. Pour apprécier  
convenablement la valeur d’un témoignage, il faudrait reconstituer toutes les réactions qui ont  
été celles du témoin, depuis le moment où en tant qu’homme ordinaire, il a assisté à un  
événement ou un incident qui d’abord lu a paru banal, alors qu’il était inquiet, préoccupé  
anxieux, ou simplement distrait, jusqu’au moment, où, pourvu du rôle de témoin officiel, il  
fait appel à sa mémoire pour restituer, à sa façon, ce même événement reconstitué par sa  
mémoire.  
La valeur d’un témoignage dépend de deux facteurs : l’objet du témoignage qui est la  
nature des faits et les aptitudes et les réactions du témoin.  
Pour étudier la valeur du témoignage, nous disposons :  
· des expériences classiques sur le témoignage,  
· des essais de constituer une psychologie différentielle du témoignage,  
· des problèmes particuliers.  
1°) Les expériences classiques.  
Les premières expériences ont été réalisées par CLAPAREDE en SUISSE, quand il  
enseignait à la faculté de droit de Genève. Il avait rédigé un questionnaire qu’il proposait aux  
étudiants de son université, rassemblant une quinzaine de questions banales relatives aux  
locaux de cette même université. Les réponse, au nombre de 54, étaient édifiantes.  
Aucune ne donnait l’ensemble des réponses exactes. Les étudiants qui fréquentaient  
l’université depuis plusieurs années ne fournissaient pas de meilleures réponses que les  
étudiants nouvellement arrivés. Le plus frappant était la discordance entre la quantité de  
témoignages obtenus pour un objet donné et l’exactitude de ces témoignages. Ainsi 52étudiants sur 54 ont apporté une réponse à la question simple sur une fenêtre qui faisait face à
la loge du concierge mais 44 sur les 52 niaient l’existence de cette fenêtre qui existait  
pourtant. On voit que la concordance des dires de certains témoins n’est pas un critère de  
vérité.  
Un autre aspect de ce résultat est que les individus capables de douter sont l’exception.  
Deux seulement sur 54 avaient répondu qu’ils ne savaient pas. Parmi les 52 autres, 44 ont  
donné une réponse fausse, niant l’existence d’une fenêtre réelle.  
D’autres expériences ont été faites par STERN, LEY, VERVAECK, GORPHE, sur  
l’estimation des dimensions, des distances, de la taille d’individus, de la couleur de leur peau  
ou de leurs cheveux, toutes ont donné des résultats semblables, aussi peu encourageants,  
parmi de individus dont le niveau intellectuel et culturel était pourtant plus que satisfaisant.  
2)° Des expériences en laboratoire consistant à décrire ou à reproduire des images  
présentées pendant un temps déterminé ont abouti aux mêmes conclusions.  
3°) L’utilisation de films de court métrage de quelques minutes, a permis de se  
rapprocher davantage des conditions naturelles de la vie. Les sujets d’expérience  
reconstituaient immanquablement les scènes en se basant sur le résultat. Ainsi la plupart  
affirmaient une vitesse excessive de l’automobiliste dont ils avaient vu l’accident sur l’écran,  
sur le seul fait qu’il y avaient eu un accident, alors que la vitesse étaient réduite. D’autres  
sujet d’expérience, après avoir vu à l’écran un homme renversé par un cycliste affirmaient  
qu’il sortait d’un débit de boisson en titubant avant de tomber sur la chaussée, ce que le film  
ne montrait pas.  
4°) La méthode des incidents préfabriqués a permis d’introduire la notion d’intérêt  
portée à la scène ou à l’incident. Pendant un cours un individu venait déranger le professeur  
d’une manière insolente. Il en résultait un échange de paroles vives. Il s’agissait bien entendu  
d’un comparse. Après son expulsion par les service de sécurité, les témoignages des étudiants  
étaient recueillis. Ainsi a pu être mis en évidence le rôle perturbateur des émotions sur le  
témoignage. JANET avait déjà mis en évidence l’action dissolvante de l’émotion sur le  
souvenir. Les phases qui sont l’objet du plus grand nombre d’erreurs sont celles où l’intensité  
émotionnelle était la plus forte. Quelques semaines plus tard on demandait aux étudiants  
présents lors de la scène d’identifier parmi plusieurs individus celui qui avait joué le rôle du  
perturbateur, sans qu’ils sachent que c’était une expérience, sur 117 , 81 avaient fait une  
identification fausse.  
On assiste souvent à l’effacement ou à la disparition de certains souvenirs, ou même, à  
des dénaturations secondaires dues à des lectures de presse, des informations radiophoniques  
ou télévisées ou des conversations multiples. Les erreurs sont habituellement de bonne foi. Le  
sujet finit par être persuadé que les choses se sont passé comme il le croit.5
· La concordance des témoignages entre plusieurs témoins n’est pas toujours un critère  
valable,  
· Sont particulièrement erronés les témoignages qui concernent :  
* les couleurs des yeux, des cheveux, des vêtements  
* la forme du visage  
* les nombres  
* l’évaluation des durées.  
· En matière de reconnaissance, l’erreur est plus fréquente que l’exactitude.  
Le témoin fiable est celui qui prend de la distance par rapport à l'événement, qui  
avance prudemment en ne perdant pas de vue qu'il peut se tromper, qui ne se prend pas pour  
la loi et ne se considère pas comme investi de la mission de rendre la justice. Chaque être  
humain a sa propre vérité. Elle ne rend pas obligatoirement compte de la réalité.  
J'entends la question que vous me poserez "Que penser du témoignage que j'apporte ce  
soir ?"  
Il n'est qu'un témoignage et, comme tel, il doit être écouté et entendu avec prudence,  
enregistré avec réservé et confronté à d'autres témoignage, mais la réalité ne sera jamais  
atteinte. Gardons présent à l'esprit ce qu'avait écrit sur le mur de sa cellule le condamné à mort  
retrouvé plusieurs siècles plus tard sous les cendres de Pompéi "Dans ce monde, rien n'est  
éternel".  
Pour conclure, je reprendrai la réponse du vieux médecin alcoolique et tellement  
humain, mis en scène par John FORD dans "La chevauchée fantastique". A la jeune femme de  
moeurs légères qui lui demande s'il est bien d'accepter d'épouser l'homme qui l'aime et qu'elle  
aime, il répond avec l'humilité que confère l'âge, l'expérience et la connaissance des faiblesses  
humaines :  
"Mais qui suis-je pour dire où est le bien et où est le mal".  
BIBLIOGRAPHIE  
- AESBISCHER V. et OBERLE D. (1990), Le groupe en psychologie sociale, Paris, Dunod.  
- ANZIEU D. et MARTIN J-Y. (1968), La dynamique des groupes restreints, Paris, P.U.F., 1986.  
- ANZIEU D. (1984), Le groupe et l’inconscient : l’imaginaire groupal, Paris, Dunod.  
- BEAUCHARD J. (1985), La puissance des foules, Paris, P.U.F.  
- BEAUVOIS J-L., BERTONE A., PY J. et SOMAT A. (1995), Le témoignage oculaire : psychologie sociale et  
cognitive, Psychologie Française Tome 43-3, Paris Dunod.  
- BERGERET J. (1984), La violence fondamentale, Paris, Dunod.  
- BERTOME A (1997), Témoins sous influence, Paris, P.U.F.  
- BIDEAUD J., HOUDE O. et PEDINIELLI J-L., L’homme en développement, Paris, P.U.F., p. 422-469.  
- BLANCHET A. et GOTMAN A. (1992), L’enquête et ses méthodes : l’entretien, Paris, Nathan.  
- BLANCHET A. et TROGNON A. (1994), La psychologie des groupes, Paris, Nathan.  
- BUHRER M. (1996), Rwanda mémoire d’un génocide, Paris, Cherche Midi.  
- CANEGHEM (van) D. (1978), Agressivité et combativité, Paris, P.U.F.  
- CENAC M. (1951), Le témoignage et sa valeur au point de vue judiciaire, Paris, Masson 
 

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Cordialement.
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Nicolas


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Joined: 02 Dec 2008
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PostPosted: 2009-12-05, 00:19    Post subject: Sur la Fragilité du témoignage humain . Reply with quote

Ci dessus ...a relire ...
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Cordialement.
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Serge93140


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Joined: 15 Feb 2011
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PostPosted: 2011-08-31, 09:56    Post subject: Sur la Fragilité du témoignage humain . Reply with quote

Bonjour tout le monde,

J'ai relu ce texte sur la fragilité du témoignage
dont l'illustration dans l'affaire de trouve dans les dépositions de Jean Ricard.
Il avait passé 1 à 2 minutes sur le bivouac le 5 août 1952 vers 6h50......
Mais quand le commissaire Sébeille le convoque à l'Evêché, 9 mois plus tard, ses dépositions pour le commissaire et le juge Périès donnent des indices que l'on peut attribuer à sirJack et à Lady Ann...
Sa mémoire le trahit t-elle? A t'il vu le corps de sir Jack côté bivouac ( pantalon clair, pieds chaussés, ...)?
Les photos publiées dans les journaux viennent elles interférer avec son souvenir?

On retiendra son témoignage pour que Gustave soit obligé d'admettre le déplacement du corps de lady Ann entre 6h50 et 7h30

Bonne journée
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Bien cordialement,
Poidevin .
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Picanto
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PostPosted: 2011-08-31, 16:42    Post subject: Sur la fragilité du témoignage humain. Reply with quote

  Bonjour le forum

 Je veux bien admettre la confusion possible de Ricard mais , indépendemment du sexe
 du corps en question ( s'agissait-il de Ann ou de Jack ? ) on peut admettre comme certain
 qu'il a été déplacé puisque plusieurs personnes - dont Ricard en cause - l'ont vu parallèle
 à la voiture alors que les gendarmes l'ont trouvé perpendiculaire, à plusieurs mètres de
 l'auto.
 Donc le témoignage de Ricard reste au moins partiellement valable.

 Et s'il s'agissait du corps de Jack, où était le corps de Ann au moment du passage de Ricard
 pour qu'il ne l'ait pas vu ? 
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Serge93140


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Joined: 15 Feb 2011
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PostPosted: 2011-08-31, 17:14    Post subject: Sur la Fragilité du témoignage humain . Reply with quote

Picanto wrote:
Bonjour le forum

Je veux bien admettre la confusion possible de Ricard mais , indépendemment du sexe
du corps en question ( s'agissait-il de Ann ou de Jack ? ) on peut admettre comme certain
qu'il a été déplacé puisque plusieurs personnes - dont Ricard en cause - l'ont vu parallèle
à la voiture alors que les gendarmes l'ont trouvé perpendiculaire, à plusieurs mètres de
l'auto.
Donc le témoignage de Ricard reste au moins partiellement valable.

Et s'il s'agissait du corps de Jack, où était le corps de Ann au moment du passage de Ricard
pour qu'il ne l'ait pas vu ?


Bonsoir Picanto,
Bonsoir tout le monde,

En effet, le témoignage de Jean Ricard n'est pas à rejeter Même avec ses incertitudes.....

Et pour compléter votre dernière question:
Et s'il s'agissait du corps de Ann qui se trouvait couchée au sol à côté du lit de camp, où se trouvait alors le corps de Jack?
Car Jean Ricard n'a semble t-il pas vu le lit de camp retourné de l'autre côté de la route.

A bientôt
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Bien cordialement,
Poidevin .
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gorenflo


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PostPosted: 2011-08-31, 22:07    Post subject: Sur la Fragilité du témoignage humain . Reply with quote

Bonsoir à tous, 


Serge93140 wrote:
Picanto wrote:




Et s'il s'agissait du corps de Ann qui se trouvait couchée au sol à côté du lit de camp, où se trouvait alors le corps de Jack?
Car Jean Ricard n'a semble t-il pas vu le lit de camp retourné de l'autre côté de la route.

A bientôt


Mais pourquoi Ricard aurait-il voir le corps de sir Jack ? Mettons-nous une minute à la place de cet homme qui, de bon matin, marche sur une route, son sac tyrolien sur le dos, 
de retour de ses vacances et qui attend que le car passe à sa hauteur pour l'arrêter. 
Il fait beau, tout est calme, pourquoi devrait-il imaginer qu'il va tomber sur l'affaire criminelle du siècle ? 


Il passe d'abord à hauteur du cadavre de sir Jack sous son lit de camp, le regard probablement attiré par la Hillman stationnée de l'autre côté de la route et le désordre qui règne autour. 
Ricard l'a déclaré. Ce qui l'a intrigué c'est le désordre autour du véhicule et notamment à l'arrière. Par la suite, il remarque une forme humaine sous une couverture, totalement 
immobile, et pour cause. 


Là, je veux bien croire qu'à ce moment il doit ressentir que cela n'est pas normal. On pourrait imaginer qu'il s'approche, pour essayer de s'assurer que la personne respire. 
Mais non, il préfère continuer sa route.Je suis à peu près certain qu'à ce moment le sieur Ricard a dû avoir confusément les chocottes, même s'il ne pouvait pas affirmer
qu'il y avait vraiment un meurtre avec le peu qu'il voyait. Il a dû ressentir qu'il y avait quelque chose d'anormal et, n'écoutant que son courage qui ne lui disait rien, 
il a décidé de prendre la tangente. 


Il aurait pu ne rien dire par la suite. Mais le jour-même, sachant ce qui s'était passé alors qu'il était à Forcalquier, il s'est rendu à la gendarmerie où on n'a pas jugé bon 
de l'entendre ou de le diriger vers la police. 


Mais, franchement, je ne vois pas pourquoi il faudrait s'interroger longuement sur le fait qu'il n'ait pas vu le cadavre de sir Jack. Ce cadavre, dans un premier temps, 
sous le lit de camp photographié par les gendarmes dès le matin (photo chez Guerrier), n'était quasiment pas visible. Et Boyer comme Clovis, comme Roure ne l'ont pas 
vu. Roure qui a pris le chemin à pied après avoir laissé son vélomoteur sur le côté droit de la route, n'a même pas vu le corps de lady Anne. 


En fait, tous ces gens qui partaient au boulot, pensaient évidemment à autre chose qu'à des crimes. C'est comme pour nous lorsque nous marchons dans la campagne. 
Nous n'avons pas dans l'idée que nous allons tomber sur des cadavres de personnes qui viennent de se faire trucider. 


Cordialement. 
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Serge93140


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Joined: 15 Feb 2011
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PostPosted: 2011-09-01, 08:33    Post subject: Sur la Fragilité du témoignage humain . Reply with quote

Bonjour Gorenflo,
bonjour tout le forum,

Attention ! personne n'a écrit que J. Ricard aurait du voir le cadavre de sir Jack.
J'ai écrit qu'il n'a, semble t-il, pas remarqué le lit de camp.
Pour un campeur comme lui, ce n'était pas un objet quelconque, mais un équipement qui aurait pu attirer son regard.

Cette réflexion ne nous éloigne pas du texte initial relatif de la fragilité du témoignage que l'on pourrait compléter par la fragilité des observations qui conditionnent ces témoignages...

Ce que j'écris en quelques mots, Eric Guerrier l'écrit à la page 291/292.

Auparavant, les cheminots, n'ont, semble t-il, pas remarqué ce lit de camp...

J'ignorais qu'on n'a pas jugé bon d'entendre J. Ricard ou de le diriger vers la police à la gendarmerie de Forcalquier.
Je savais par la lecture de quelques auteurs qu'il s'était rendu dans l'après-midi du 5 août 1952 à la gendarmerie de Forcalquier pour faire une déposition.
C'est d'ailleurs pour cette raison que je trouvais étrange que le commissaire Sébeille ne l'ait jamais su, alors qu'il enquêtait avec le capitaine Albert (chef de la section de gendarmerie de Forcalquier, comme nous le savons).
Le commissaire Sébeille dans son livre dira avoir rencontré J. Ricard, par hasard, sur le plateau de Ganagobie courant août 1952.

Je suis d'accord avec le reste du message.

Bonne journée
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Bien cordialement,
Poidevin .
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Nicolas


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PostPosted: 2011-09-01, 09:01    Post subject: Sur la Fragilité du témoignage humain . Reply with quote

Bonjour à tous ,

Remarques bien connues sur le témoignage de Ricard . Je crois , comme Gorenflo le dit bien , que Ricard n'avait pas vocation, ce matin là , à voir Sir jack si bien dissimulé
sous le lit de camp et les herbes restées hautes avant l'arrivée des gens .( Ce qui au passage , indique que celui qui l'a recouvert y voyait très bien soit au clair de lune , soit au petit matin , soit les deux car rien ne dépassait .) 
Et de plus , j'avais lu en son temps  que Ricard marchait sur le partie SE de la nationale , cad coté Durance , vers la Grand terre .
La photo explique pourquoi  il y était plus facile d'y marcher que coté colline . (je ne sais pas si à cette époque on avait pour coutume déjà de marcher sécuritairement dans le sens opposé aux véhicules , mais cela serait une raison de plus) .

Ricard , tranquille comme Baptiste, ne s'attendait certes pas à être sur les lieux du plus célèbre Crime du xx eme siècle par ce beau matin d'août aux senteurs matinales d'été .

A noter aussi que personne n'a vu, non  plus, les traces de sang sur la route ce qui indique que le pôle d'attraction de l'Hilmman et du bivouac en désordre attirait le regard plus que tout .

Maintenant , j'avais lu en des endroits faméliques , que le corps de Sir jack aurait été transporté de l'autre côté de la route par des quidams ??? !! Cette réflexion très fine montre à l'évidence
que le transport du corps avait pour but de se faire remarquer en traversant la route avec un cadavre dans les bras ('ils' disaient un brancard fait avec le fragile lit de camp des Drummond !!!!!!)

De devoir ensuite le cacher alors que qu'il aurait été si bien là où "ils" disent qu"il était d'abord : près du puisard , dans les herbes hautes si près du ravin où il était facile de le faire glisser sans peine,
sans risque ...
A moins , mais cela ne saurait tarder de surgir de certains esprits- plus-que -féconds, qu'il ait repris ses esprits (et ses affaires, sans prendre la peine de lacer ses tennis.. ) durant le nuit  
et qu'il ait fait le trajet seul , à pieds .
Puis, voyant sa fin prochaine inéluctable, il se serait servi du lit de camp , comme César de sa toge , dans un dernier sursaut de Dignité et de désespoir .  

Episode à suivre dans la série : Les maîtres du mystère du Forum -des - champignons -hallucinogènes .
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Cordialement.
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PostPosted: Today at 22:45    Post subject: Sur la Fragilité du témoignage humain .

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