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l'Affaire Dominici-Le crime de Lurs
La vérité sur le triple crime le plus célèbre .

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Nicolas


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MessagePosté le: 2010-03-13, 10:24    Sujet du message: Intéressant .. Répondre en citant

Bonjour ,
Voici d'abord le premier PV de Sébeille :





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Constant a pour lui l'avantage d'être un homme du terroir. Il est né à quelques kilomètres seulement de Lurs. Ne croyez pas que Sébeille a échoué dans sa tâche. C'est un bon professionnel, avec un beau tableau de chasse : plus de trente grands crimes résolus".
Puis il a commencé à me parler de la population locale : "Vous n'obtiendrez pas beaucoup d'aide. À quelques exceptions près, ce sont des gens dépourvus de sens moral. Ils sont incestueux et malhonnêtes. Ce sont des bêtes en souliers. Je les connais fort bien".
Devant Constant, j'ai carrément commencé par reprendre les critiques formulées à l'encontre de l'enquête de police. Sa bouche a souri, mais non ses yeux gris bleu. J'ai commandé des boissons, et il s'est assis, attendant que je commence à l'interroger. Il a répondu à toutes mes questions, et m'a convaincu que les rumeurs d'inefficacité n'avaient aucun fondement.
Nous avons parlé pendant plus de trois heures, et quand l'entretien fut achevé, j'avais une idée claire de ce que pensait la police sur le déroulement des évènements à Lurs, entre huit heures du soir le 4 août, et cinq heures du matin le lendemain.
Gustave Dominici, un agriculteur de 32 ans, rapporte qu'à 8 heures 30 le 4 au soir, il a vu Sir Jack Drummond, sa femme et sa fille camper sur sa propriété - à côté de la route à environ 100 mètres de sa ferme, et se préparant à y passer la nuit. Il a ajouté ne pas leur avoir adressé la parole.
C'était un soir de pleine lune, et à minuit et quart, le témoin n° 1, M. Duc [les deux frères Duc, en réalité], un conducteur de camion, est passé devant le campement des Drummond ; à 50 mètres de la ferme Dominici, et à 100 mètres du campement, il a aperçu, dans le faisceau des phares de son véhicule, un homme se tenant debout sur le bas-côté de la route, près d'un buisson. Cet homme était tête nue, avait des cheveux frisés, était de solide constitution, d'une taille d'environ 5 pieds 7 pouces [Soit 1, 70 m. Rappelons que Gustave, comme son père, mesurait exactement 1, 68 m]. Il était vêtu d'une chemise sombre, et d'un pantalon bleu marine ou noir. Le témoin a décrit l'homme figé tel un morceau de bois, les bras le long du corps, comme au garde-à-vous. Le témoin pensait que cet homme tenait un objet dans sa main gauche, mais il n'a pas pu voir de quoi il s'agissait, ayant dépassé le personnage par la gauche.
Le témoin numéro 2, Aristide Panayotou, est, à mon avis, le plus important dans cette affaire. Il ne s'est fait connaître que 18 jours après les meurtres. Constant m'a dit: "On a mis en doute son existence, mais je puis vous assurer qu'il existe bel et bien. Il m'a déclaré qu'il ne s'était pas présenté avant, parce qu'il ne voulait pas que sa femme sache qu'il se trouvait aux alentours de Lurs à ce moment-là".
Aristide Panayotou est âgé d'environ 40 ans [Né en 1916, il avait en réalité 36 ans à l'époque des faits] ; c'est un courtier en fromages habitant Marseille, titulaire de la Légion d'honneur, et conduisant une voiture américaine. Il a rapporté que, vers une heure et quart du matin, les phares de sa voiture sont tombés en panne, comme cela lui était déjà arrivé auparavant en plusieurs occasions. Il coupa son moteur et s'arrêta à 50 mètres de la ferme de Dominici, et à 100 mètres du campement des Drummond - à l'endroit exact où un homme a été vu à minuit et quart par le témoin n° 1. Il a dit qu'il voulait réparer ses phares et satisfaire un besoin naturel ; qu'il a procédé à la réparation sans utiliser d'allumettes ou une torche, puis qu'il s'est rendu vers le bas-côté de la route, à proximité des buissons, et qu'il s'est accroupi, ses pantalons baissés.
Il raconte qu'à ce moment-là, il a entendu quelques coups de feu, suivis de cris. Il dit qu'il a vu, à cause de la pleine lune, un homme traversant la route, poursuivi par un autre. Le premier homme est tombé au sol sur le côté opposé de la route et le deuxième s'est penché au-dessus de lui, puis est retourné en arrière. L'homme d'une heure du matin dit qu'il est ensuite retourné à son véhicule, et qu'il s'est enfui dans la direction d'où il était venu.
Le témoin n ° 3, Ulysse Pacomi, un Grec, raconte qu'à 3 heures du matin, il roulait depuis Digne, en compagnie de quelques amis ; dans la courbe de la route, en face de deux murets, lui et ses amis ont vu deux adolescents accroupis de chaque côté de la route. Le témoin les a assez bien vus pour décrire l'un des garçons chaussé de lourds brodequins et l'autre de légères espadrilles. M. Pacomi ne s'est pas arrêté, bien que ses amis lui aient suggéré qu'il était étrange que des enfants stationnent à cet endroit, à ce moment-là de la nuit.
Le témoin n° 4 [il s'agit de M. Blanc] est passé une heure plus tard et a remarqué que les vitres du véhicule des Drummond étaient masquées par des couvertures sur les fenêtres, et qu'un lit de camp faisait face à l'Hillman.
Lorsque le témoin n° 5 [un employé de la SNCF] est passé, juste avant 5 heures, il n'a pas remarqué de couvertures, pas davantage que la présence d'un lit de camp.
L'élément suivant, c'est la découverte du cadavre d'Elizabeth par Dominici, et son récit à M. Olivier, un motocycliste qui passait par là, suivie par l'arrivée de la gendarmerie locale, puis de la police mobile de Marseille.
J'ai quitté Marseille pour Cannes et j'ai loué une voiture dans cette ville, de manière à suivre le chemin que les Drummond avaient emprunté pour se rendre à Lurs. Le premier arrêt s'est effectué à Manosque où je désirais parler au témoin n ° 3, Ulysse Pacomi. À Forcalquier, situé à environ quatre kilomètres de Lurs [en fait, la distance est trois fois supérieure], je me suis arrêté pour questionner quelques personnes, mais, comme il fallait s'y attendre, aucun des interrogés n'avait quelque chose à ajouter à ce que je savais déjà.











À proximité de la ferme Dominici, des voitures occupaient les deux côtés de la route. Elles appartenaient à des curieux, dont beaucoup avaient amené leurs enfants sur les lieux du crime. Gaston Dominici, 73 ans, le père de Gustave, Dominici et Marie, sa mère, m'ont reçu. ....

Suite ...http://www.samuelhuet.com/lurs/53-lursfacts/442-ceux-qui-ont-assassine-les-drummond-1
_________________
Cordialement .
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MessagePosté le: 2010-03-13, 10:24    Sujet du message: Publicité

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