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l'Affaire Dominici-Le crime de Lurs
La vérité sur le triple crime le plus célèbre .

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Les aveux.

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    l'Affaire Dominici-Le crime de Lurs Index du Forum -> l'Affaire Dominici ou le crime de Lurs ,60 ans après. -> Les interrogatoires,les aveux de Gustave, Clovis et Gaston : Nov 53. La Reconstitution ..
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-03, 14:31    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

LA DEPOSITION DE GLOVIS DOMINICI le  14  Novembre   1953Le  14  Novembre 1953, à 0 heure 45.Devant M. Roger FERIES, Juge d'Instruction au Tribunal de Première Instance de Digne, assisté de M. BARRAS, greffier assermenté.

Clovis   DOMINICI   a  déclaré   :

-- « Je me nomme DOMINICI Clovis, âgé de 48 ans, profession sous-chef de canton à la S.N.C.F., demeurant à Peyruis (Basses-Alpes).

« Comme je l'ai indiqué tout à l'heure à la Police Mobile, c'est alors que mon frère Gustave était incarcéré à la Maison d'Arrêt de Digne que mon père, qui m'avait demandé d'aller coucher à la Grand'Terre, m'a avoué un soir être l'auteur des coups de feu. Je ne puis évidemment préciser la date mais c'était après le dîner entre neuf et dix heures. Nous étions seuls, ma mère étant montée se coucher un instant auparavant. J'avais remarqué que ce soir-là il avait bu plus que de coutume.

« C'est lui qui a « attaqué » la Conversation sur les membres de la famille Drummond. Il m'a tenu à peu près ce langage, en patois : « Ai paù de dégun ! (Je n'ai peur de personne !). Es iou que ai fa péta leis inglés ! (C'est moi qui ai tué les Anglais). »

« Je lui faisais part aussitôt de mon étonnement en lui disant qu'il n'était pas possible qu'il ait fait une  chose pareille. Il m'a répété encore qu'il n'avait peur de personne.

« J'ai essayé de lui faire dire comment les choses s'étaient passées. Il ne m'a pas donné trop de détails mais il m'a indiqué qu'il était sorti dans le but de se rendre sur les lieux de l'éboulement et qu'il avait pris sa carabine. Il a employé le mot de « carabine » mais je pensais à ce moment-là qu'il s'agissait du fusil Gras transformé dont il se servait pour aller à la chasse au sanglier.

« Je n'ai pas songé à lui demander la raison pour laquelle il avait cru bon de se munir de cette arme, alors que son déplacement jusqu'au lieu de l'éboulement était assez court.

« Bref, il m'a expliqué, toujours en patois, que c'est à son retour de l'éboulement qu'il a eu une altercation avec l'Anglais. Mon père m'a dit s'être approché de la voiture. Le mari l'apercevant avec la carabine s'était dressé et l'avait engueulé (sic). Ils se seraient bagarrés (sic) et c'est alors que mon père se serait servi de son arme. Mon père a, ajouté en patois : « Leis ai fa péta toutes tréa ! (Je les ai tué  tous les trois !) ».

« II ne m'a pas du tout parlé de la petite. Je me suis bien gardé de lui parler des circonstances dans lesquelles il l'avait abattue, circonstances dont j'avais pu me rendre compte moi-même en arrivant sur les lieux le matin du 5 août 1952, car je craignais une vive réaction de sa part.

« Je dois vous dire à ce sujet que bien qu'étant âgé de près de cinquante ans, mon père m'engueulait (sic) encore comme un gamin et pour un rien. Je n'ai donc jamais su s'il avait tué l'enfant h l'endroit où elle a été découverte où à proximité du campement.

« II m'a cependant précisé qu'il avait tué l'homme, ensuite la femme.

« J'ai omis de lui demander ce qu'il avait fait de la carabine, mais je savais depuis le six août que l'arme avait été découverte dans la Durance.

« J'affirme n'avoir vu pour la première fois cette arme que le jour, ou plutôt le soir même où elle a été retirée de l'eau. L'un des inspecteurs la tenait dans sa main, elle était brisée. Quelques jours après, M. le Commissaire Sébeille me l'a présentée. Je reconnais que j'ai été vivement impressionné à ce moment-là, mais c'était uniquement à la pensée de l'atrocité du crime qui avait été commis. »

Demande. -- Vous venez de déclarer au cours de cette audition que lorsque votre père vous avez dit être sorti avec sa carabine, vous aviez pensé qu'il s'agissait du fusil Gras transformé. Or, au moment où Gaston Dominici vous faisait ce récit, vous saviez parfaitement, puisque vous aviez vu -- vous le reconnaissez vous-même ! -- deux fois la carabine du crime, qu'il ne pouvait plus s'agir du fusil Gras ?

Réponse. -- Oui, j'ai fait une confusion en vous déclarant cela tout à l'heure. Ce que je voulais bien vous expliquer, c'est que je ne connaissais à mon père qu'un fusil Gras.

Demande. -- Que vous a dit votre père en vous quittant le soir où il vous fit cette confidence ?

Réponse. -- Mon père m'a ordonné de ne jamais parler de cela à personne. Alors que j'étais bouleversé par le récit que j'entendais, mon père, lui, parlait sans émotion apparente et sans manifester le moindre regret.

Demande. -- Est-ce vous qui avez parlé de ces faits à Gustave ?

Réponse. -- Non. C'est Gustave qui m'en a parlé le premier quelques jours après sa sortie de prison alors que nous étions en train de couper du bois dans la montagne de Saint-Pons.

«  Je vais vous dire maintenant toute la vérité.

« Lorsque le Commissaire Sébeille m'a présenté l'arme du crime sur le bord de la route, à proximité de la gare de Lurs, j'ai reconnu aussitôt la carabine que j'avais vu déposée sur une étagère se trouvant dans le garage attenant à la forge de la Grand'Terre. Cette étagère était fixée au mur de droite en entrant dans le local. Le soir même, je me suis rendu chez mon père et ai constaté aussitôt que la carabine dont je viens de parler ne se trouvait plus à sa place dans le garage. Dès cet instant j'ai eu la certitude que c'était bien l'arme du crime.

« J'avoue que, spontanément:, j'ai pensé que c'était Gustave qui s'en était servi. Je n'ai pas songé à mon père parce que je n'imaginais pas qu'un vieillard pouvait se rendre coupable d'un tel forfait.

« Rencontrant Gustave peu après être sorti du garage, je lui ai dit : « Tu as vu I la carabine n'est plus i sa place ». Mon frère m'a répondu qu'il s'en était rendu compte. Comme je lui demandais à brûle pourpoint si c'était lui qui s'en était servi, il m'a répondu par la négative. Je n'ai pas insisté, mais cependant, un doute a persisté dans mon esprit jusqu'au soir où mon père m'a fait la confidence ci-dessus relatée.

« Lorsque j'ai retrouvé Gustave, après sa sortie de prison, dans les bois de Saint-Pons, je lui ai demandé s'il était au courant. Il m'a répondu qu'il l'était. En dehors de Gustave, je n'ai jamais parlé de cela à personne, même pas à ma femme. »

Lecture faite, persiste et signe avec nous et notre greffier.

(Suivent les signatures)

Nous présentons au témoin l'arme du crime qui a été remontée par l'es soins de la Police Mobile.

Clovis  Dominici  nous déclare   :

« L'arme que vous me présentez est bien celle qui appartenait à mon père et qui était habituellement placée sur une étagère de la remise. Je suis certain de ne pas me tromper puisque cette carabine était dépourvue d'un garde-main.

« D'autre part, le canon était fixé au fût au moyen d'un collier en duralumin qui est en votre possession.»

Lecture faite, persiste et signe avec nous et notre Greffier.

(suivent les signatures)










_________________
Cordialement .


Dernière édition par Nicolas le 2009-01-17, 17:41; édité 3 fois
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MessagePosté le: 2008-12-03, 14:31    Sujet du message: Publicité

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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-03, 14:35    Sujet du message: Extraits de l'ancien forum aceboard disparu :Tout savoir sur Répondre en citant

Les aveux de Gaston et d'Yvette .Extraits du forum disparu:"Tout savoir sur le crime de Lurs…."


voici ici reproduits, les PV d'auditions de Gaston, Gustave et sa femme Yvette et Clovis.

LES AVEUX DE GASTON DOMINICI

Le  15  Novembre 1953, à  11 heures  15.

Devant M. Roger FERIES, Juge d'Instruction, assisté de M. BARRAS, Greffier assermenté.

Gaston DOMINICI a déclaré, après avoir prêté serment :

-- « Je me nomme DOMINICI Gaston, âgé de 77 ans, profession cultivateur, demeurant à Lurs (La Grand Terre).

«  C'est  un grand malheur  qui  m'est  arrivé.

« Les choses se sont passées comme je l'ai indiqué à la Police.

« Je ne me souviens pas, cependant, exactement de l'heure à laquelle j'ai quitté la ferme en pleine nuit.

« J'avais bavardé avec la dame et la fillette peu avant la tombée de la nuit au quartier de Saint-Pons où je gardais mes chèvres. La dame parlait très mal le français, mais sa fille, elle, le parlait bien. Nous nous sommes entretenus de la beauté du paysage. A ce moment-là, le mari se trouvait un peu à l'écart en train de lire.

« Un peu plus tard, lorsque je suis entré à la ferme, j'ai constaté que ces trois personnes avaient établi leur campement sur le terre-plein situé à l'extrémité de ma propriété.

« Donc, en partant de la ferme un certain temps après l'arrêt du side-car devant la Grand'Terre, j'ai pris la carabine qui se trouvait dans le garage entre deux planches superposées formant étagère, au fond et à droite. Le chargeur était placé sur l'arme. Je savais qu'il était entièrement garni, mais j'ai pris en plus deux ou trois cartouches qui se trouvaient à proximité, sur les planches.

« Si je me suis muni de cette arme, c'est que j'avais l'espoir d'apercevoir quelque blaireau ou quelque lapin.

« Lorsque je suis sorti, en effet, de chez moi, j'avais l'intention d'aller me rendre compte de l'état de l'éboulement et ensuite d'aller faire un tour de chasse.

« Je me suis dirigé, en passant le long de ma luzerne, vers le mûrier à proximité duquel était établi le camp des Anglais. J'ai constaté que l'homme était couché sur un lit de camp placé contre la voiture et paraissait dormir, tandis que sa femme à ce moment-là était en train d'enlever sa robe. Quant à l'enfant, elle ne se voyait pas (sic). J'ai su par la suite qu'elle était couchée à l'intérieur de la voiture. De derrière le mûrier j'ai regardé se déshabiller cette femme. Soudain, j'ai été pris de l'envie de la « baiser ». Je me suis approché d'elle. J'avais déposé l'arme peu avant d'arriver à la hauteur de l'avant de la voiture. La dame n'a pas paru effrayée en m'apercevant. Aussitôt je lui ai envoyé la main à la « fraise » (sic). Elle n'a pas réagi. Je n'ai pas hésité. J'ai sorti ma « queue ». La femme s'est étendue sur le sol et j'ai commencé à la « baiser », Nous avons dû faire du bruit car le mari s'est réveillé peu après. Il s'est dressé, l'air en colère. Moi je me suis relevé et aussitôt j'ai ramassé la carabine. L'homme est venu sur moi. Il a essayé de m'enlever l'arme. Nous nous sommes débattus un instant. Nous nous trouvions à ce moment-là à l'arrière de la voiture. L'homme tenait l'arme par le canon. Je ne sais comment à un moment un coup est parti sans que j'ai volontairement appuyé sur la gâchette. J'insiste sur ce point : ce premier coup a été accidentel. La balle a traversé la main de mon adversaire qui a cependant essayé de m'attraper à la gorge. Comme je me rendais compte qu'il allait prendre le dessus (je sentais, en effet, qu'il était plus fort que moi) j'ai tiré un second coup à bout portant. Il a fui en passant derrière la voiture. Je l'ai poursuivi et alors qu'il traversait la route j'ai tiré une troisième fois. Lorsqu'il est arrivé de l'autre côté de la chaussée il est tombé pour « tout du bon ». (sic)

« La femme s'est mise à crier. Me retournant vers elle, j'ai tiré dans sa direction. Je ne me souviens pas si, sur elle, j'ai tiré une fois ou deux fois.

« A ce moment, la petite est sortie de la voiture par la porte arrière. Elle a un peu crié, mais guère. Elle est partie en courant en direction du pont de chemin de fer, en coupant droit entre le mûrier et les buissons. Je l'ai poursuivie. J'ai tiré une première fois. Le coup a raté. Une seconde fois, j'ai manqué mon but. Puis je me suis aperçu que je n'avais plus de balle dans le chargeur. Je n'ai pu d'ailleurs m'expliquer cette circonstance car je croyais le chargeur plein. Certainement, j'avais dû perdre des cartouches en route (sic). J'ai dû perdre aussi les deux ou trois cartouches que j'avais mises dans ma poche au moment où j'avais pris ma carabine dans le garage.

« J'ai vu que la petite traversait le pont et dévalait le talus. Je me demande comment je l'ai rattrapée. Quand je suis arrivé sur elle, elle se trouvait à genoux. Elle m'a regardé, mais elle ne m'a rien dit. Elle n'a pas crié. J'ai saisi l'arme par le canon et lui en ait envoyé un coup  sur la tête.  J'étais  saoul,  je ne savais plus  « que  je   faisais.  J'étais  fou.

«   J'affirme   qu'au   premier   coup   la   carabine   s'est cassée.   L'enfant  s'est  affaissée  de   suite   sans  même   mir.  J'ai fait quelques pas vers la Durance et j'ai lancer dans  le  courant les  restes  de  ma  carabine.  Je  suis  ensuite  allé  me laver les  mains  qui  étaient  ensanglantée.

« Je précise que pour lancer la carabine, j'avait choisi un endroit surélevé, à une vingtaine de mètre* de l'endroit où j'avais frappé la petite et en direction de la ferme.

« Ensuite je suis revenu sur mes pas. J'ai constaté que la petite était morte puisqu'elle ne remuait plus et c'est alors que je suis allé me laver les mains.

« Je suis remonté ensuite au lieu du campement pour m'assurer que les parents étaient bien morts. J'ai recouvert le corps de la femme avec une couverture qui se trouvait à terre, à côté de la voiture. Puis j'ai pris un lit de camp et j'en ai recouvert le corps de l'homme.

« Je n'ai fouillé ni dans la voiture, ni dans les affaires qui se trouvaient éparses tout autour. J'ai regagné ensuite mon domicile en empruntant à nouveau le chemin qui conduit au pont. J'ai traversé cet ouvrage puis j'ai pris à droite sans regarder vers l'endroit où gisait la petite. J'ai longé et traversé la voie ferrée et ai regagné ma ferme en passant par le sentier qui aboutit dans la cour.

« Je me suis couché, il devait être deux heures trente. A quatre heures, je suis reparti avec mon troupeau de chèvres. Je n'ai vu Gustave ni quand je me suis recouché, ni quand je suis reparti. Mais ne m'étant pas rendormi, j'ai entendu qu'à trois reprises Gustave était sorti.

« J'affirme que je n'ai jamais parlé de rien à personne. Pas plus Gustave que Clovis ne sont au courant de ce que j'ai fait. »

Lecture faite persiste et signe avec nous et notre greffier.

(suivent les signatures)

Avant de clore, nous présentons au témoin l'arme du crime.

Gaston Dominîci : « Cette arme est bien celle qui se trouvait dans la remise, sur une étagère, au fond et à droite.

« Je ne puis me souvenir des circonstances dans lesquelles cette arme est devenue ma propriété. Ce que je sais, c'est que nous l'avions depuis le passage des troupes américaines. C'était la première fois le matin du 5 août 1952 que je me servais de cette arme. J'ai constaté qu'elle fonctionnait coup par coup.

« Je n'avais jamais effectué de réparations à cette arme. J'avais remarqué qu'elle était démunie de garde -main et que le canon était relié au fût par un collier de duralumin. »

Lecture faite, persiste et signe avec nous et notre greffier.

(suivent les signatures)





NOTE DU JUGE. -- Le 15 novembre 1953 à dix heures quinze, nous nous sommes présenté assisté de notre Greffier en la Chambre du Conseil du Tribunal Civil où le sieur Dominici Gaston avait reposé la nuit précédente, allongé sur un lit de camp.

Dès qu'il nous aperçut, le susnommé qui était assis dans un fauteuil nous invita d'un geste de la main à prendre place à ses côtés. Il est utile d'indiquer que notre venue lui avait été annoncée quelques minutes auparavant par le Commissaire Sébeille.

Gaston Dominici nous déclara aussitôt qu'il n'était pas le meurtrier de la famille Drummond, mais qu'il désirait confirmer la déposition qu'il avait faite la veille, au Commissaire Sébeille, dans le seul but, affirmait-il de sauver l'honneur de ses petits-enfants.

Comme nous l'invitions à préciser cette assertion, Gaston Dominici nous laissait entendre que l'assassin de Lurs ne pouvait être que son fils Gustave. Nous n'avons pu obtenir de lui d'autres précisions et Gaston Dominici, sur nos questions, reprenait : « Je suis le plus vieux de la famille. Il est de mon devoir de me  sacrifier pour elle ! ».












                     LA DEPOSITION DE GUSTAVE DOMINICI le  13   Novembre   1953Le 13 Novembre 1953, à 16 h. 30, Devant   M.   PERIES,   Juge   d'Instruction,   assisté   de M.   BARRAS,   Greffier.A comparu Gustave Dominici qui, après avoir prêté serment, a déclaré :
-- « Je me nomme DOMINICI Gustave, âgé de 34 ans, profession cultivateur, demeurant à Lurs (La Grand Terre).

Le matin, lorsque mon père est sorti de la maison pour aller garder ses chèvres, je suis descendu et lui ait demandé s'il n'avait pas entendu les coups de feu. Il m'a répondu par l'affirmative. Comme avec insistance je le questionnais sur ce point, mon père m'a dit tout de suite « que c'était lui qui avait tiré ».

Après les coups de feu, je vous l'ai déjà dit, je ne m'étais pas rendormi.

Jusque vers quatre heures je n'ai entendu aucun bruit dans la maison. Lorsque j'ai perçu les bruits de pas de mon père qui, je le supposais, se levait, je suis descendu dans l'intention de l'interroger sur ce qui s'était passé à une heure du matin. Je lui ai dit : « As-tu entendu les coups de feu ? ». « Oui, m'a-t-il répondu, puisque c'est moi qui les ait donnés. » En prononçant ces paroles mon père avait l'air très calme. Je lui ait demandé s'il n'était pas devenu fou. Il m'a répondu que non. Comme je lui demandais des explications complémentaires, il m'a dit qu'il était allé se promener et qu'il « s'était rencontré » au chemin avec les anglais qui étaient venus la veille à la ferme.

Il ne m'a pas donné d'autre précision et sur ce, il a quitté la ferme avec ses chèvres.

S.I. (1) -- Mon père m'a tout de même indiqué que vers une heure il était allé faire un tour de chasse. Il m'a dit avoir longé la route nationale, en direction de Peyruis et qu'arrivé à hauteur du campement, il s'était trouvé en présence d'un homme paraissant venir à sa

(1) S.I.   : Sur  interrogation.



rencontre. Ils auraient discuté mais il ne m'a pas dit quel avait été l'objet du « grabuge » (sic). C'est là qu'il avait tiré (sic). Mon père ne m'a cependant pas précisé sur qui il avait tiré en premier Heu. En tous cas, il m'a dit qu'il avait tué toute la famille.

Je lui ai demandé de quelle arme il s'était servi. Il m'a répondu) : « Avec une carabine que je tenais camouflée. »

Jusqu'à ce moment-là, j'ignorais que mon père détenait une carabine. Je connaissais seulement l'existence à la maison d'un fusil Gras transformé pour la chasse au gros gibier, que mon père détenait dans sa chambre et d'un fusil de chasse, calibre 12 m/m dont je me servais.

J'ignore où il avait pu dissimuler la carabine. A mon sens, ça ne pouvait être que dans la chambre ou dans la bergerie.

Après avoir reçu ces révélations de mon père, je lui ai demandé ce qu'il avait fait de la carabine en question, après avoir tiré. Il m'a dit l'avoir jetée sans en préciser l'endroit.

S.I. -- Contrairement à ce que je vous ai déclaré tout à l'heure, mon père m'a précisé que c'était sur l'homme qu'il avait tiré le premier. Par contre il ne m'a pas dit comment il avait tué la petite.

Je répète que je n'ai raconté le fait à personne. Cependant j'ai appris de la bouche même de mon frère Clovis qu'il était au courant comme moi, et je suppose que c'est mon père qui le lui a dit.

Avec mon frère nous avons évité de faire des conversations à ce sujet pour respecter la consigne du silence qu'il nous avait donnée.

D. (1) -- Vous avez déclaré tout à l'heure au cours d'une précédente audition qu'à quatre heures du matin vous étiez parti directement vers le pont qui enjambe la voie ferrée. Vous ne pouvez plus prétendre maintenant que c'était dans le but de vous rendre compte de l'état de l'éboulement. Voulez-vous nous préciser ce que vous êtes allé faire à cet endroit ?

(1)   D   ; Demande...   ou  question  posée.

R. (1) -- Mon père m'avait dit qu'il avait tué la petite en contre-bas du pont. C'est d'abord à elle que j'ai pensé lorsque j'ai quitté mon domicile. C'est donc son cadavre que j'ai voulu d'abord découvrir. Depuis le chemin j'ai compris que cette enfant n'était pas morte et j'ai été vivement impressionné. Je ne me suis pas approché de l'enfant et je suis remonté au campement. J'ai vu les deux autres cadavres. Ils étaient l'un et l'autre recouverts, la femme d'une couverture, l'homme d'un lit de camp.

Je suis reparti aussitôt pour la ferme où j'ai dit à Yvette et à ma mère qui s'affairaient dans la cour, que je venais de découvrir la fillette, le visage ensanglanté et qui remuait encore. A ce moment-là le jour pointait. Il était donc 4 h. 30 ou 4 h. 45.

Comme je vous l'ai dit j'ai soigné mon bétail et ensuite je suis revenu au campement dans le but de rechercher si par hasard quelque objet appartenant à mon père ne s'y trouvait pas. J'ai vu des douilles derrière la voiture, mais je ne les ai pas ramassées. C'est alors qu'Ollivier est passé.

Je ne pourrais expliquer exactement pour quelle raison j'ai déplacé un peu plus tard le corps de la femme.

S.I. -- Lorsque mon père m'a quitté pour aller avec ses chèvres, il m'a bien recommandé de ne rien dire à personne. Par la suite, j'ai essayé d'obtenir de lui quelques détails complémentaires. Mais il m'a bien fait comprendre qu'il désirait qu'il ne soit jamais plus parlé de cette affaire.

D. -- Quelle était l'attitude de votre père lorsque vous avez été de retour à la Grand'Terre à l'issue de votre détention ?

R. -- II ne m'a rien dit. En réalité, il ne s'en fou-, tait pas mal que je fasse deux ou six mois de prison.

Je ne voudrais pas que la presse annonce que c'est moi qui ait dénoncé mon père.

Lecture faite, persiste et signe avec nous et notregreffier. Suivent les signatures.


(1)   R   :  Réponse.



NOTE DU JUGE. -- Après clôture définitive du procès-verbal, le sieur Gustave Dominici nous a fait la déclaration que nous rapportons ci-dessus :

« Je ne voudrais pas que vous disiez à mon pèreque c'est moi qui l'ait dénoncé. Faites-le venir de plusloin....» Suivent les signatures.











AUDITION DE TEMOIN AU   COURS   D'UN   TRANSPORT   DE   JUSTICE à la GRAND'TERRE ;Le 18 décembre mil neuf cent cinquante trois à 14 heures,Devant Nous, Roger PERIES, Juge d'Instruction au Tribunal de Digne, assisté de M. BARRAS, Greffier,

En transport de Justice dans la commune de Lurs (La Grand-Terre),

Instruisant sur les faits reprochés à DOMINICI Gaston, inculpé d'assassinats.

Comparaît le témoin ci-après nommé, déférant à l'invitation qui lui en a été verbalement faite, lequel ayant prêté serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, déclaré être la belle-fille de l'inculpé, dépose séparément et hors la présence de l'inculpé :

BARTH Yvette, épouse DOMINICI Gustave, âgée de 21 ans, cultivatrice, demeurant à Lurs (La Grand-Terre).

Je   suis   la   belle-fille  de  l'inculpé.

Je ne vous ai pas dit jusqu'ici la vérité. C'est trop (dur... Je m'étais toujours très bien portée, mais depuis un an je suis d'une grande nervosité...

Nous avons bien entendu des cris presque en même temps que les coups de feu.

J'assure que mon mari ne s'est pas levé tout de suite. J'ai entendu six à sept détonations. Quant aux Cris, ils n'étaient pas très distincts. Les chiens ont aboyé, hurlé. Les aboiements ont continué pendant un très long moment et par intervalles...

Vers 1 h. 30. j'ai donné le biberon à Alain. J'avais profité d'un instant où les chiens se taisaient. Un moment après sans que je puisse préciser davantage, nous avons entendu de nouveaux aboiements. C'est alors que Gustave s'est levé.

S. I. -- Je n'avais pas entendu de bruits de pas dans la cour.

Je ne puis me souvenir si mon mari, en se levant, a allumé la lampe de chevet. Je ne l'ai pas entendu



parler à l'extérieur,  mais lorsqu'il s'est recouché un quart d'heure  après,  ou plutôt  dix minute? m'a   dit   qu'il   avait   trouvé   son   père   dans   la   cour et il ajoutait  qu'il  était  abattu  comme un  homme  ivre, tave m'a alors  confié que son père venait de  lui dire «   qu'il   avait   tué les anglis  ».   Mon   mari  paraissait   très abattu: (sic)   et   je   ne   l'étais   pas   moins.   Gustave   m'a   confié : Je   me  demande   pourquoi   il   est   allé   là-bas.   Pourquoi -il  a  fait  ça ? ».

Par  la  suite   nous   ne  nous   sommes   pas   rendormis-: A   plusieurs   reprises   cependant,   je   me    suis   assoupie.

J'ai  entendu dans  la maison les  pas  de  mon beau  père,   mais   je   ne   saurais   vous   dire   à   quel   moment-» Avant  cinq  heures   en  tout  cas   il  est  parti  garder ses chèvres   :  j'ai   entendu  les  clochettes   des  bêtes.

S. I. -- J'affirme de la façon la plus absolue que mon mari ne m'a pas dit s'être rendu sur les lieux du crime après avoir parlé à son père et avant de se recoucher. Il ne nous a rapporté,à ma belle-mère et  à moi, qu'il avait vu la fillette vivante, que le matin alors que nous étions toutes les deux dans la cour, Nous étions levés vers cinq heures et mon mari, âpres avoir soigné les bêtes, était parti en direction du campement. C'est à son retour qu'il nous a dit avoir vu la fillette en dessous du pont, le visage ensanglanté,il me semble que ce n'est que beaucoup plus tard qu'il a dit avoir vu l'enfant remuer un bras.

Je ne saurais vous dire combien de fois mon mari est retourné sur les lieux du crime.

S. I. -- Je n'ai jamais raconté à ma belle-mère ce que m'avait dit Gustave.

Quant à mon beau-père, à partir de cette date, je me suis arrangée pour lui parler le moins possible.

S. I. -- Sans que je sois absolument affirmative sur ce point, c'est à taon retour du marché d'Oraison, le 5 août 1952, que Gustave m'a appris que son père avait tiré avec la carabine américaine. Je ne pense pas qu'il me l'ait dit avant mon départ pour Oraison, car entre cinq heures et neuf heures, je ne m'étais pas trouvée seule avec Gustave.

S. I. -- Je n'avais jamais vu cette arme. Gustave m'a dit le 5 août 1952 qu'elle ne se trouvait plus sur l'étagère de la remise, mais moi je n'avais jamais remarqué sa présence à cet endroit.

S. J. -- Je ne puis me souvenir à quel moment j'ai appris que mon beau-frère Clovis connaissait lui-même le meurtrier. Je ne sais si Gustave me l'a dit à l'époque ou si je ne l'ai appris qu'au moment du rebondissement de l'affaire.

S. I. -- Mon mari ne m'a pas raconté dans les détails ce que lui avait dit son père, dans la cour, une heure environ après le crime. Gustave d'ailleurs m'a

paru ignorer les raisons pour lesquelles son père avait tué les Anglais.

Lecture faite, persiste et signe avec nous et notre greffier.

Suivent  les   signatures.

CONFRONTATION

Nous faisons entrer le témoin ci-dessous dénommé qui, après avoir représenté avant d'être entendu l'avertissement qui lui a été donné pour déposer et prêté serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, a déclaré se nommer DOMINICI Gustave, âgé de 34 ans, demeurant à Lurs (La Grand-Terre) et être le fils de l'inculpé. Nous donnons au témoin lecture de l'audition ci-dessus.

Après   lecture,   le   témoin   répond   :

II est exact que lorsque je me suis recouché le 5 août 1952 vers 2 h. 30 ou 2 h. 45, je n'ai pas dit à Yvette que je m'étais rendu sur les lieux du crime. Je n'avais pas voulu en effet lui dire que la fillette vivait encore.

Le témoin BARTH Yvette, épouse DOMINICI Gustave : Je   n'ai   rien   à   dire.

Lecture faite, persistent et signent avec nous et notre Greffier.

Suivent   les   signatures.

Il est à noter que pour ces aveux Yvette et Gustave sont installés chez eux ,dans leur cuisine et que personne ,
ni rien ne les y ont forcés . Seuls sont présents le juge Péries et le gréffier Barras .
Yvette dira plus tard que ce aveux sont des faux ,et qu'elle ne se souvient plus du tout les avoir signés .

Il faudrait en croire que le juge Périès aurait fabriqué un faux .

Pour les Dominici tout le monde a menti sauf eux ! C'est tellement plus simple . Il fallait y penser .


Après cela ,viendra le temps des rétractations qui ne convaincront plus les jurés du jury populaire .








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MessagePosté le: 2008-12-04, 03:33    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

 
Voici encore un extrait du forum disparu des aveux de Gaston  : "Tout savoir sur le crime de lurs" .  
 
Citation :  
"C'est par cette phrase qu'un simple gardien de la paix : Victor Guérino obtient les aveux de Gaston Dominici alors  le Commissaire Sébeille n'a pas réussi à lui faire dire en un an et demi d'enquête. Gaston est en garde à vue depuis quelques heures, ses fils l'accusent du triple meurtre, il est seul, avec un jeune gardien de la paix, qui comme lui parle le patois.
Sebeille et ses hommes ont arrêté l'interrogatoire pour aller manger au restaurant  « Le Julia » à Digne.

Le tête à tête commence alors entre les deux hommes.
Le patriarche de Lurs,  mange un peu de soupe et discute de tout et de rien avec l'agent Guérino. Puis Gaston commence à s'apitoyer sur son sort et à dire que de toutes façons il s'en fout pas mal d'aller en prison puisque il ne s'entend plus avec la « vieille sardine » ( sa femme ) et le reste de la famille qui attend « qu'il crève pour
l'héritage ». Gaston se met alors à pleurer.

C'est alors que le gardien de la paix lui dit :   Vous savez père Dominici, si vous savez quelque chose il faut le dire, à votre age on en tiendra compte, c'était peut être un accident ?

« Ben oui, c'est un accident, j'étais saoul, ils m'ont pris pour un maraudeur, et je les ais tués tous les trois » .  Par cette phrase, Gaston Dominici livre alors son
terrible secret , on imagine l'attitude de l'agent Guérino qui obtient cet aveu sans le chercher,  les minutes ont du être longues pour lui en attendant la
relève !

Gaston Dominici répétera à cinq reprises ses aveux, d'abord devant Guérino, ensuite devant le Commissaire Prud'homme et d'autres témoins invités pour la
circonstance, puis devant le juge Péries où a plusieurs reprises ils donnera sa version des faits. Deux jours plus tard une reconstitution sera effectuée sur les lieux du crime, le Juge Péries souhaite éclaircir quelques points. Ce qui pousse d'ailleurs ce magistrat d'une grande honnêteté à ne pas inculper de meurtre Gaston tout de suite c'est que Roger Péries ne croit pas qu'un vieillard ait pu courir et rattraper un enfant de 10 ans pour le tuer à coups de crosse.

La reconstitution lèvera le dernier doute sur  « l'affaire du siècle » , oui Gaston Dominici était capable de courir vite ( voir page reconstitution ).

Les éléments relevés par la contre enquête du Commissaire Chenevier confirmera, que l'assassin est incontestablement de la Grand'terre.


Gaston Dominici était il l'assassin des Drummond ? Comment un grand père a-t'il pu devenir un atroce bourreau ?   
Des éléments de réponse sur notre site… a vous de vous faire votre idée avec nos informations et documents ! "

 

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MessagePosté le: 2008-12-05, 19:59    Sujet du message: Les aveux de Clovis Répondre en citant

bonsoir à tous ,

Citation:
« J'ai essayé de lui faire dire comment les choses s'étaient passées. Il ne m'a pas donné trop de détails mais il m'a indiqué qu'il était sorti dans le but de se rendre sur les lieux de l'éboulement et qu'il avait pris sa carabine. Il a employé le mot de « carabine » mais je pensais à ce moment-là qu'il s'agissait du fusil Gras transformé dont il se servait pour aller à la chasse au sanglier.

« Je n'ai pas songé à lui demander la raison pour laquelle il avait cru bon de se munir de cette arme, alors que son déplacement jusqu'au lieu de l'éboulement était assez court.

 

Vous ne lisez rien qui "cloche " ?
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Danilo
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MessagePosté le: 2008-12-05, 21:53    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir à tous

Peut etre :

 "avait pris sa carabine" , sa au lieu de la carabine.

 Clovis nous indique que Gaston se servait du fusil pour chasser le sanglier , alors que ce soir là il a pris la carabine dans l'espoir de voir des lapins ou des blaireaux.
Je ne suis pas chasseur, pour ce genre de gibier, j'opterai plutot pour le fusil.
On sait qu'il ne chassait plus. Qu'il se servait donc du fusil gras.
Pourquoi prendre une arme qu'il ne connaissait pas et autant de munitions.
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-05, 22:43    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir danilo , Bonsoir à tous ,

Pas mal ! il dit en effet sa carabine .Alors était-ce Sa carabine  ? Si gaston le dit ..Mais attention :il parlait le patois ..les mots ne peuvent être ,à mon simple avis ,pris à la lettre .

Entre leur "mal parler" et la traduction on est bien placé pour en connaitre les pièges ..mais dans ces déclarations il y a aussi beaucoup de mots qui reviennent et qu'on déjà entendu de sa bouche ...

comme par exemple : "il ne m'a pas donné beaucoup de détails "je n'ai pas songé à lui demander "  

Et quand on lui demandera les circonstances du crime il coupera encore court en disant  que son père n'avait pas voulu lui en dire plus ..etc .

Donc voilà bien un personnage peu curieux et qui ne voudra jamais savoir par qui , quand ou comment la fillette fut tué ..Clovis ne lâche  ce qu'il veut bien lâcher au prétexte que le père ne dit rien .




Citation:
Il a employé le mot de « carabine » mais je pensais à ce moment-là qu'il s'agissait du fusil Gras transformé dont il se servait pour aller à la chasse au sanglier .



Clovis ,là carrement nous prend pour des billes . Parcequ'il savait à cette époque que la carabine avait servi et pas le Gras et lui "pensait " au fusil !!!!
Voila pourquoi soit-disant Clovis n'a pas posé la question à son père !?

"Il pensait que .." et nous on peut penser quoi ??

 Curieuse famille .

Cordialement


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Danilo
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MessagePosté le: 2008-12-12, 22:32    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir à tous

Citation:
 J'ai vu que la petite traversait le pont et dévalait le talus. Je me demande comment je l'ai rattrapée. Quand je suis arrivé sur elle, elle se trouvait à genoux. Elle m'a regardé, mais elle ne m'a rien dit. Elle n'a pas crié. J'ai saisi l'arme par le canon et lui en ait envoyé un coup  sur la tête.  J'étais  saoul,  je ne savais plus  « que  je   faisais.  J'étais  fou.
 
Citation:

. (1) -- Mon père m'avait dit qu'il avait tué la petite en contre-bas du pont. C'est d'abord à elle que j'ai pensé lorsque j'ai quitté mon domicile. C'est donc son cadavre que j'ai voulu d'abord découvrir. Depuis le chemin j'ai compris que cette enfant n'était pas morte et j'ai été vivement impressionné. Je ne me suis pas approché de l'enfant et je suis remonté au campement. J'ai vu les deux autres cadavres. Ils étaient l'un et l'autre recouverts, la femme d'une couverture, l'homme d'un lit de camp.

 
Citation:

S. I. -- J'affirme de la façon la plus absolue c. mon mari ne m'a pas dit s'être rendu sur les lieux c crime après avoir parlé à son père et avant de se recoucher. Il ne nous a rapporté, -,à ma belle-mère t: à moi, qu'il avait vu la fillette vivante, que le mark alors que nous étions toutes les deux dans la cour, Nous étions levés vers cinq heures et mon mari, âpre* avoir soigné les bêtes, était parti en direction du campement. C'est à son retour qu'il nous a dit avoir vu 1s fillette en dessous du pont, le visage ensanglanté, n me semble que ce n'est que beaucoup plus tard qu'il a dit avoir vu l'enfant remuer un bras.

 

Vous ne lisez rien qui "cloche " ?
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-15, 00:54    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir danilo,
bonsoir à tous ,

Cele m'échappe .
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-15, 01:00    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir à tous bonsoir danilo,

Quand Clovis rencontre son frère au bois de saint Pons il est au courant par son père que c'est celui-ci le coupable .
et il déclare une première fois :



Citation:
Réponse. -- Non. C'est Gustave qui m'en a parlé le premier quelques jours après sa sortie de prison alors que nous étions en train de couper du bois dans lmontagne de St Pons

et puis il dit ensuite :


Citation:
« Lorsque j'ai retrouvé Gustave, après sa sortie de prison, dans les bois de Saint-Pons, je lui ai demandé s'il était au courant. Il m'a répondu qu'il l'était. En dehors de Gustave, je n'ai jamais parlé de cela à personne, même pas à ma femme. »




 Quelle famille ! Dirait quelqu'un du forum !
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Danilo
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MessagePosté le: 2008-12-16, 22:18    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir à tous

Bonsoir Nicolas

Simplement la localisation du corps d'ED donné par Gus et Y qui est curieuse. Peut etre une simple erreur d'utilisation du Français . Mais vu l'importance de l'affaire.,etonnant,que personne
n'ait réagit lors de la rédaction du PV.

J'ai vu que la petite traversait le pont et dévalait le talus
Mon père m'avait dit qu'il avait tué la petite en contre-bas du pont
C'est à son retour qu'il nous a dit avoir vu 1s fillette en dessous du pont
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Grantie
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MessagePosté le: 2008-12-16, 23:20    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

bonsoir gorenflo,
bonsoir à tous ,

Citation:
J'ai vu que la petite traversait le pont et dévalait le talus
Mon père m'avait dit qu'il avait tué la petite en contre-bas du pont
C'est à son retour qu'il nous a dit avoir vu 1s fillette en dessous du pont


Note: 1  Évaluer: Plus - Moins 

En effet ça ne manque de sel ...Soit  il veulent parler du talus , mais ça ressemble plus à un meurtre sous le pont ..et à un transport de la fillette sur le talus au moment où ils ont vu qu'elle bougeait ,

si on prend leurs déclarations à la  lettre .

Un labyrinthe cette affaire ..il nous faut le commissaire Icare ..
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Picanto
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MessagePosté le: 2008-12-17, 17:47    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

A Grantie et Danilo

Il me semble bien que juste après le pont le terrain est en pente effectivement,
avant d'arriver au talus qui remontait et surplombait la Durance.
On peut donc dire que les choses se sont passées en contre-bas du pont,
mais en aucun cas " en dessous du pont "

Cordialement Picanto
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-17, 17:58    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir Picanto,
bonsoir à tous ,

Tu fais bien de le préciser ,cela a un importance ..

Comment vois tu la fin de cette fillette  ?

Crois-tu qu'elle soit  restée vivante longtemps après ses parents ..? 
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Danilo
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MessagePosté le: 2008-12-18, 21:50    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir à tous

Bonsoir Picanto

On peut donc dire que les choses se sont passées en contre-bas du pont,
mais en aucun cas " en dessous du pont


Contre-bas du pont, a la rigueur, on peut peut etre l'admettre, ce serait le talus.
Mais en dessous du pont, comme dit YD, pour  moi c'est la voie ferrée.
Admettons que cela soit du à une mauvaise utilisation du français de leur part, et non pas un lapsus.

Tout de meme je pense que lors de l'interrogatoire , ils auraient pu demander plus de précision sur le sens de ces mots.









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Danilo
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MessagePosté le: 2008-12-18, 22:08    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Rebonsoir à tous

Dans ses aveux Gaston dit la chose suivante :
   «   J'affirme   qu'au   premier   coup   la   carabine   s'est cassée...

Sachant qu'il y a eu au minimum  3 coups portés sur le crane d' ED, qui peut m'expliquer que cela soit si gentiment consigner dans ses aveux.
Je ne connais rien au technique d'interrogatoire, mais je pense que la 1° question qui doit fuser suite à une affirmation pareille est
" et les 2 autres qui c'est ? ",   et un petit coup de bottin sur la tete.

Etait ce une négligence, l'envie d'en finir ?
Ou le résultat d'une négociation plus ou moins tacite, laissans croire à gaston à une porte de sortie pour un futur proces ? 
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-18, 23:42    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir Danilo,

Bonsoir à tous ,



Citation:
Etait ce une négligence, l'envie d'en finir ?  


ça saute aux yeux que tout fut sinon baclé ,du moins hâté , avec la peur de le voir revenir sur ses aveux avant même que de les avoirs signés .
Aussi Sébeille se contenta -t-il de 17 lignes vite signées par, enfin,le coupable .!

Un, tu le tiens mal vaut mieux que rien du tout .

Au moment où ils etaient en dehors de toute influence , il aurait fallu aller dans le détails certes ..mais déjà le vieux renard commençait ses ruades et esquissait des marches arrière ..en disant n'importe quoi ..
Nous avaons des difficultés pour saisir le fragile équilibre de leurs dires que la police a du flairer de leur part ce soir là , comme pour toutes les autres fois où ils ont eu affaire à eux .

Une ruse innée dont Gaston sentait bien la portée et l'éfficacité dans le Système méthodique et rationnel ..
en se rendant irrationnels ils sortaient du piège .

Mais il n'avait rien inventé avec la police ,ils pratiquaient cela avec les impots depuis la nuit des temps .
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Cordialement .


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gorenflo


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MessagePosté le: 2008-12-19, 07:20    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous,

Quelques petites précisions :

Les enquêtes de police (ou de gendarmerie) ne se font pas au doigt mouillé mais dans des cadres juridiques bien précis. Sans vouloir donner un cours de Droit, je dirai qu'il faut distinguer notamment deux situations : le flagrant délit (ou crime flagrant selon la nature de l'infraction) et l'enquête sur commission rogatoire. En flagrant délit ou crime flagrant, le service chargé de l'enquête travaille sous le contrôle du Parquet mais a une bonne liberté de manœuvre. Sur commission rogatoire, le patron c'est le juge d'instruction. Certes, la police ne rend pas des comptes minute par minute mais tout de même. A la moindre évolution, le juge est informé.

Sébeille travaillait dans le cadre d'une commission rogatoire, ce qui est le plus souvent le cas dans des affaires criminelles.  Et là, arrive une autre contrainte. Aujourd'hui, cette contrainte est matérialisée par l'article 105 du code de procédure pénale qui date de 1958. A l'époque c'était le CIC (Code d'Instruction Criminelle) dont je pense que, sur ce point que je vais évoquer, il ne différait pas beaucoup de notre CPP actuel.  L'article 105 prévoit que la police doit passer la main au juge lorsque au cours de l'enquête, les droits de la Défense pourraient être mis en cause. Cet article a donné lieu à de nombreux recours et une volumineuse jurisprudence dans laquelle on trouve d'ailleurs l'affaire Dominici. Je vais expliquer pourquoi, un peu plus loin.

Donc, les droits de la Défense doivent être préservés. Pour cela, lorsque des charges lourdes pèsent contre quelqu'un, il faut que le quelqu'un soit mis en examen afin qu'il puisse bénéficier du concours d'un avocat. A l'époque on parlait d'inculpation mais ce n'est qu'une question de vocabulaire. Je passe sur le statut récent de témoin assisté, c'est encore autre chose.

Donc, pour être concret, à l'époque, l'état du Droit exigeait que Gaston Dominici qui venait d'avouer soit rapidement mis en présence du juge d'instruction afin que celui-ci soit en mesure d'apprécier si oui ou non il y avait matière à l'inculper. C'est ce que fit Sébeille, et cela on ne peut le lui reprocher. C'est le contraire qu'on lui aurait mis sur le dos. Le juge Periès décida de ne pas inculper Gaston immédiatement mais de procéder d'abord à une reconstitution. Il l'inculpa à l'issue ce qui, par la suite, donna lieu à un recours par ses avocats qui lui reprochaient une inculpation tardive et, par conséquent, une arrivée "volontairement" retardée par le juge, des avocats qui auraient pu assurer la défense de Gaston. En l'espèce, la cour de Cassation a considéré qu'il n'y avait pas eu atteinte aux droits de la défense car les éléments n'étaient pas encore suffisamment précis, avant la reconstitution.

Par conséquent, et pour en revenir aux remarques précédentes, certes on peut penser que les c..... racontées par Gaston auraient pu donner lieu à des questions beaucoup plus appuyées, pour lui faire dire autre chose qu'un tissu d'âneries. Mais, à partir du moment où il reconnaissait être l'auteur du triple crime, c'était à Periès de prendre la main et de poser ces questions à Gaston. Sébeille, s'il l'avait fait, aurait pu, peut-être, faire capoter la procédure. Dans tous les cas, je répète, dans cette affaire, le patron et par conséquent, le responsable, c'était Periès.

Quant aux coups de bottin, mon Dieu, mon Dieu ! Et pourquoi pas la gégène ? Heureusement que la police n'a pas touché les Dominici. Gustave avait déjà montré le 7 août qu'il savait utiliser un certificat médical ! Là, ils n'auraient pas manqué de se mettre à hurler en disant qu'ils avaient été torturés.

Cordialement.
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AldO


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MessagePosté le: 2008-12-19, 10:24    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour Gorenflo,
Bonjour à tous,

Excellente mise au point qui cadre bien les responsabilités respectives du Commissaire Sébeille et du tout jeune Juge ,Périès (il n'avait que 33 ans à l' époque)!

Mais il convient de mettre l'accent dans un tel contexte sur la "disponibilité précoce" des avocats de la défense mobilisés dès le 6 Août (Maître Charrier passait par là par hasard et il a vu un attroupement).

(Comme le post que j'ai rédigé ce matin à 9h a disparu, je rédige celui-ci en plusieurs fois.)

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AldO
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MessagePosté le: 2008-12-19, 10:46    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Re,

Je disais donc que Maître J-L Charrier, en vacances dans le coin, a immédiatement l'intuition que la famille Dominici va bientôt avoir besoin des compétences de, non seulement Maître Charles-Albert, qu'il prévient aussitôt, mais aussi de celles du prestigieux Maître Pollack.

Gaston Dominici ne sait, pas plus d'ailleurs que son fils Gustave, qu'ils vont avoir recours à un ténor du Barreau (il devait dire plus tard à Sébeille qu'il n'avait pas les moyens de s'offrir un avocat!)

Cependant, le juge Péries et le Commissaire Sébeille prennent du temps et mettent des formes pour inculper Gaston (la reconstitution) tandis que les avocats "sur les starting blocks" savent déjà, avant que le Parquet ne l'évoque ou que les intéressés ne s'en doutent, que cette affaire va requérir tous leurs talents et ils s'engouffrent dans cette faille qu'ils croient déceler dans l'instruction.

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MessagePosté le: 2008-12-19, 11:07    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Re,

Le vigilant activisme des avocats de la défense contraste avec les hésitations et les maladresses de l'instruction.

Tout se passe comme si des personnes très bien informées, dans l'entourage de cette famille, prenaient en main une situation dont ni Gaston, ni Gustave ne semblaient en mesure d'appréhender les conséquences.

Gabriel Domenech dans sa "Conclusion...Provisoire." (P. 367), évoque "les temps troublés (et sanglants) de l'occupation et de la libération."

Et il tient à nous rappeler ce qu'il dit dans sa préface: "Les autres affaires, ça viendra plus tard! Quand on saura tout..." A la dernière ligne!

Voilà! Excusez-moi d'avoir "segmenté" ma réponse mais je maîtrise très mal mon clavier et la moindre manoeuvre intempestive (Surlignage, pièce jointe ou prévisualisation de mon texte) a pour effet de volatiliser mes patients efforts de rédaction.

Très cordialement.
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AldO
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gorenflo


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MessagePosté le: 2008-12-19, 13:22    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour Aldo,
Bonjour à tous,

Que les avocats aient eu le temps de s'intéresser à l'affaire, ça ne fait pas le moindre doute. N'oublions pas, malgré tout, que maître Charrier et maître Pollack assurent la défense de Gustave lorsqu'il est poursuivi pour non assistance à personne en péril. Par la suite, lors du procès d'Assises, ils défendent Gaston et témoignent d'ailleurs à ce moment d'un mépris certain pour Gustave puisque maître Pollack dit quelque chose du genre : " La défense ne veut pas s'abaisser à poser des questions au témoin" (il parle de Gustave).

Ils ont donc eu tout loisir, en effet, de connaître le dossier par le menu et de recueillir toutes sortes d'éclairages.

Amicalement. 
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guerrier


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MessagePosté le: 2008-12-19, 17:21    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir Danilo,
Vous dites
Sachant qu'il y a eu au minimum 3 coups portés sur le crane d' ED, qui peut m'expliquer que cela soit si gentiment consigner dans ses aveux.

Mais, formellement, il n'y en a eu que deux en V sur le front. Le 3° qui pourrait être à l'oreille est largement discutable, car une balle fait aussi bien l'affaire. Pas celle que n'a pas pu tirer Gaston sur la fillette en fuite, mais, par exemple, selon mon hypothèse, dans les bras de sa mère… et pourquoi pas une autre tirée sur ses parents ?
Cordialement.
EG
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guerrier


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MessagePosté le: 2008-12-19, 17:34    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Salut Gorenflo,
Très bonne mise au point.
Toutefois, je te cite :
Donc, pour être concret, à l'époque, l'état du Droit exigeait que Gaston Dominici qui venait d'avouer soit rapidement mis en présence du juge d'instruction afin que celui-ci soit en mesure d'apprécier si oui ou non il y avait matière à l'inculper. C'est ce que fit Sébeille, et cela on ne peut le lui reprocher.
Si tu revois comment ça s'est passé : le soir des aveux, tout le monde a été prévenu, sauf Périès. Le lendemain matin tôt, il arrive au Palais et apprend les aveux par le concierge ! Et au lieu de le faire venir immédiatemment dans son bureau, il attend 10h30 et se déplace auprès de lui qui le reçoit dans le fauteuil du président.
Tout ça n'est quand même pas très normal.
Bien à toi.
EG
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Danilo
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MessagePosté le: 2008-12-19, 22:19    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir à tous

Bonsoir Guerrier

Citation:
Le 3° qui pourrait être à l'oreille est largement discutable, car
 

Vous avez  raison. (quoique...)
Comptablement, il en reste toujours un de plus.
Ce qui m'interpelle, ce n'est pas de le coté arithmetique, mais la solennité de l'aveux, "j'affirme qu au premier coup ...."
Pourquoi apporté tant de précision ?
Et apporté  cette précision, ne peut qu'insinuer, volontairement, l'autre(s)coups ce n'est pas moi, et ce n'est pas avec la carabine.

Concernant le manque de réactivité a cette aveu, on invoque la peur de Sebeille a une eventuelle rétraction.
Mais une fois qu'il avait signé, la justice aurait pu approfondir.
Dans toute enquete, lorsqu'on tient un suspect, il me semble que l'on recherche toujours d'eventuels complices.

Moi qui fait énormément de fautes de français, je suis peut etre trop pinailleur avec lui ! (contre bas, sous le pont, j'affirm...)
Le forum est à mon imagination, ce que les barres de graphite sont à un réacteur.

Vous dites :

 Pas celle que n'a pas pu tirer Gaston sur la fillette en fuite, mais, par exemple, selon mon hypothèse, dans les bras de sa mère… et pourquoi pas une autre tirée sur ses parents ?

La réponse a une supplique de Nicolas serait elle dans cette phrase !

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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-19, 23:00    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir à tous ,

Il ya eu une belles serie d'échanges sur lesquels il y a peu à ajouter tant ils sont complets .

Gorenflo précise :




Citation:
Par la suite, lors du procès d'Assises, ils défendent Gaston et témoignent d'ailleurs à ce moment d'un mépris certain pour Gustave puisque maître Pollack dit quelque chose du genre : " La défense ne veut pas s'abaisser à poser des questions au témoin" (il parle de Gustave).





Je crois qu'on avait ajouté ,avec une peu de perversion, que Gustave a paru comme protégé tout au long de cette affaire .Il est resté débiteur de quelques peines non encourrues .. Etrange que ce Président qui va renvoyer  chez lui loin de la pression des questions l'homme clè de cette affaire ?!..Un avocat qui en sait long sur lui, comme le précise bien  Gorenflo, pour l'avoir d'abord défendu , mais qui se refuse à le questionner ..au prétexte assez adroit que nous savons ..

je comprends un peu alors la réaction de Danilo qui, pour tant de bonnes graces "téléphonées" voulait employer la méthode du Bottin.

Au grand dam de notre Gorenflo défenseur de la déontologie judiciaire devant l'éternel .

Mais je vais mettre d'accord tout le monde en disant qu'à une époque où le seul téléphone disponible dans un rayon de 6kms autour de la GT était celui de Sylves à Giropey avec la gare de Lurs ,la  "méthode du Bottin" avait toutes les chances d'échouer avec sa dizaine de pages et de ne pas attirer d'ennuis à la police .

Bonsoir Guerrier ..

Je crois avoir lu que Lady ann a été retournée par un quidam pour extirper la fillette évanouie  de dessous le corps de la mère morte .

Mais dans ce cas pourquoi ne pas avoir achevé la fillette là ,ou juste derrière le murier plutôt que parcourir tout ce cehemin pour rien de plus ? Si on veut que ce soit pour y être caché .En contre bas, et derrière le murier, c'était aussi bien  le cas .

Et quid ? du sang de la mère avec ses 3 blessures ? 

 Le pyjama de l'enfant en aurait du être au moins un peu souillé ,surtout si elle était coincée dessous ?

Plus on avance dans certaines  hypothèses plus j'ai l'impression de rétrograder et d'en comprendre de moins en moins le fil conducteur ..

Si la mère a été tuée en premier ,ou en second ,mais toujours dans la foulée ,je vois mal l'enfant avoir le temps et la bétise d'aller sous les coups de feu se mettre dans les bras de sa mère et encore moins d'avoir le temps d'être coincée sous elle ?

Gaston dans ses aveux ,qui valent ce que nous savons ,dit néanmoins que la fillette est sortie de la voiture dans un 3 eme temps ,après la mort du père et de sa mère .

Ne perdons jamais de vue un fait : les Drummond n'avaient que deux lits de camp et que la Hillman fut achetée avant les vacances pour son côté pratique et démontable dans sa vaste partie arrière .

Rien empêchait les Drummond d'avoir un troisième lit de camp pour Elisabeth s'ils n'avaient pas prévu de la faire dormir dans l'auto ,plus à l'abri ,pour une enfant de cet age .

Donc, dans le prolongement de cette logique, on peut dire que ce fut normal que la fillette se soit enfuie de l'auto ,réalisant le drame après les quelques secondes nécéssaires, ne sachant d'abord que faire ,puis en en comprenant désormais l'urgence ,dans la direction opposée du tueur sans passer par la case "maman".

 Il se peut bien que dans son affolement (j'insiste sur ce détail ) elle ait ,à la hâte, enfilé les sandales de sa mère ,retrouvées comme par hasard ! sur le chemin supposé avoir été emprunté par elle .

Suppositions contre suppositions seulement .



Amicalement à tous
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Cordialement .


Dernière édition par Nicolas le 2008-12-20, 06:32; édité 2 fois
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Picanto
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MessagePosté le: 2008-12-20, 00:24    Sujet du message: Les aveux Répondre en citant

Bonsoir le Forum

A Nicolas

Un quidam a retourné Ann pour extirper la fillette
évanouie sous elle !! ??

C'est toi qui a écri ça ?? J'hallucine....

Je te sais tellement blagueur, mais.... Rassure moi.

Cordialement Picanto
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-20, 06:30    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour Picanto ,

Le soir je suis un peu paresseux pour tout bien expliciter .
Tu avais raison ; j'ai complété mon précédent post !
à bientôt .
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Cordialement .
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-20, 07:04    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous ,

Pour rester de temps en temps ,dans le cadre des aveux :


Citation:
CONFRONTATION Nous faisons entrer le témoin ci-dessous dénommé qui, après avoir représenté avant d'être entendu l'avertissement qui lui a été donné pour déposer et prêté serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, a déclaré se nommer DOMINICI Gustave, âgé de 34 ans, demeurant à Lurs (La Grand-Terre) et être le fils de l'inculpé. Nous donnons au témoin lecture de l'audition ci-dessus. Après   lecture,   le   témoin   répond   : II est exact que lorsque je me suis recouché le 5 août 1952 vers 2 h. 30 ou 2 h. 45, je n'ai pas dit à Yvette que je m'étais rendu sur les lieux du crime. Je n'avais pas voulu en effet lui dire que la fillette vivait encore.

Le témoin BARTH Yvette, épouse DOMINICI Gustave : Je   n'ai   rien   à   dire. Lecture faite, persistent et signent avec nous et notre Greffier. Suivent   les   signatures.













A ce moment Gustave dit avoir vu la fillette encore vivante (mais immobile)vers 3h du matin ...ensuite il dira vers 5h (30) ..

Quelle est selon vous le plus plausible ? 2h45 ou 5h et + ?

Est-il possible que Gustave ayant vu Elisabeth vivante vers 2h 45 l'ait laissée ainsi agoniser pendant 3 /4 H ?

 Ou comme le dit aussi Bonanza ,qu'ils l'aient emmenée à la ferme pour savoir ce qu'ils allaient en faire ,puis l'ont achevée au talus ?

Ou encore, qu'au moment où il l'a voit encore vivante il l'assomme ,soit avec la carabine ,soit avec un autre objet ?

Si on veut avoir un étincelle ,une faible lueur d'un commencement d'explication il faut peut-être  se poser la question suivante :

Pourquoi Gustave est -il allé voir le fillette vers 5h30 ,alors que le sort de parents ne semblait plus l'inquéter à cet instant ?

Autrement dit :Gustave était-il seulement encore inquiet que le fillette soit toujours  en vie à 5h30 ?

Est il allé constater, à ce moment là ,qu'elle avait cessé de vivre ,ce qui lui a permis ,du coup, d'aller à la route donner l'alerte ,après avoir vérifié une dernière fois ,le jour aidant très bien maintenant, que les parents ne parleraient plus jamais ..?

Alors, entre 2h45 et 5h ,heure supposée ,dans ce cas ,de sa mort , la fillette a du leur poser un gros problème .."on ne savait pas quoi en faire" on -t-ils déclaré.

Ce qui n'a jamais voulu dire :" on a décidé de l'achever " .

C'est nous qui l'avons pensé pour eux !

 Ils ont simplement peut-être ,souhaité qu'elle meure vite tout en la laissant sur le talus en observation  ?
Avec cette réflexion de l'une d'entre eux : "Avec les coups qu'elle a reçus ,elle n'ira pas loin ...

Elle a la tête fracassée !"






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Cordialement .
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gorenflo


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MessagePosté le: 2008-12-20, 10:47    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous,
guerrier a écrit:






Si tu revois comment ça s'est passé : le soir des aveux, tout le monde a été prévenu, sauf Périès. Le lendemain matin tôt, il arrive au Palais et apprend les aveux par le concierge ! Et au lieu de le faire venir immédiatemment dans son bureau, il attend 10h30 et se déplace auprès de lui qui le reçoit dans le fauteuil du président.
Tout ça n'est quand même pas très normal.








Nous sommes bien d'accord. Il faut dire que sous le code d'instruction criminelle, les règles étaient probablement moins strictes qu'aujourd'hui. Et je ne suis pas un spécialiste de cette époque. Mais il est certain que le fait de ne pas informer immédiatement le juge des aveux, non formalisés par PV,  que Gaston a passés devant Guerino, au moins cela, est tout de même ahurissant. Surtout quand on sait quelle était la pression médiatique sur cette affaire. Et il n'est alors que 20h00, le soir. On ne peut même pas craindre de réveiller le juge qui, à cette heure-là, devait se trouver chez lui en famille et encore debout.

Que le juge dise ensuite à Sébeille " Entendez-le vous-même puisque vous connaissez bien le dossier, et nous verrons alors ce qu'il en sort. Tenez moi informé" , c'est une chose que l'on pourrait comprendre. Mais que, semble-t-il, on n'informe même pas le juge, que l'on aille chercher le procureur, montre quelle était l'importance de Periès dans le dispositif. C'est tout de même impressionnant.

D'ailleurs, quand on revoit cet épisode, on est impressionné aussi par le fait que les accusations de Gustave et Clovis sont reçues comme du bon pain. Même lorsque Gaston, très rapidement, explique qu'il n'a rien fait, qu'il se sacrifie (ce que je ne crois pas car, comme je l'ai déjà écrit à plusieurs reprises, dans une affaire semblable si l'on veut se sacrifier vraiment on prend tout sur le dos et on se tait) et qu'il met en cause Gustave, disant que ce ne peut être que lui qui a fait le coup. Certes, cette accusation de Gaston manque de précision. Il fait celui qui n'est au courant de rien, ce qui, à mon avis, est impossible. S'il a donc une accusation à formuler contre Gustave, qu'il le fasse. Mais il ne le fait pas car il est tenu par la barbichette ou autre chose.

Pour autant, il n'empêche que le juge et Sébeille laissent rapidement tomber Gustave alors que celui-là n'est vraiment pas clair. Car enfin, s'il n'y a aucun élément indiscutable qui permet de dire que c'est Gaston qui a fait le coup, il n'y en a pas davantage pour dire qu'il n'a rien fait. Et c'est la même chose pour Gustave. Or, on se braque sur Gaston et on laisse tomber Gustave. Tout cela paraît un peu court, et c'est comme cela qu'on va arriver ensuite au fiasco judiciaire du procès d'Assises.

Mais attention ! Il n'en reste pas moins que ce sont les Dominici les coupables. On n'a aucune preuve absolue de cela, d'accord, mais ce sont bien eux qui s'accusent réciproquement ! Moi je ne me vois pas accuser mon père d'un triple crime si je sais qu'il n'a rien fait. Et je suis sûr qu'il ferait pareil pour ce qui me concerne si je n'ai rien à voir dans l'affaire. Mais, du coup, nous en sommes réduits à faire marcher notre intime conviction comme l'explique très bien le juge Carrias.

Cordialement.  
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Danilo
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MessagePosté le: 2008-12-20, 12:23    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous

Bonjour Gorenflo

Citation:
Pour autant, il n'empêche que le juge et Sébeille laissent rapidement tomber Gustave alors que celui-là n'est vraiment pas clair. Car enfin, s'il n'y a aucun élément indiscutable qui permet de dire que c'est Gaston qui a fait le coup, il n'y en a pas davantage pour dire qu'il n'a rien fait. Et c'est la même chose pour Gustave. Or, on se braque sur Gaston et on laisse tomber Gustave. Tout cela paraît un peu court, et c'est comme cela qu'on va arriver ensuite au fiasco judiciaire du procès d'Assises.

Mais attention ! Il n'en reste pas moins que ce sont les Dominici les coupables
 

Entierement d'accord avec vous.

Si on se fie au flair du gendarme, qui d'entré son instinct ne la pas tromper (planque des le 1° soir  pres de la GT) n'oublions pas le 3° larron .
3° larron qui a intrigué ce meme gendarme.

Cdlt
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-20, 12:38    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous ,


Parfaitement bien résumé .

On dirait du butinage .
Rien n'empêchait ,du moins à mon sens , après les aveux de Gustave et de Clovis de creuser leurs contradictions ,leurs non dits et d'affiner tout ce brouillon de dires .

Aurait-on imaginé  Karayan quitter la 1ere  répétition au deuxième mouvement de le 9eme et renvoyer ses musiciens jusqu'à le première ?

On est sûr des couacs,des sifflets dans le salles et de la teneur des articles dans la tribune journalistique !

Gaston, on va l'étudier sans doute ,(C'est au programme de première année de Forum!) a donné des explications à faire hurler de rire ,ou de colère le moins averti d'entre nous et cela a fait le dessert de notre grand Juge ?






Citation:
Mais que, semble t-il, on n'informe même pas le juge, que l'on aille chercher le procureur, montre quelle était l'importance de Periès




Nous ne sommes pas avertis ,comme toi ,de tout l'arsenal juridique qui préside à ce type de manifestation ,mais nous en ressentons les lacunes d'une façon instinctive .Tout est bancale , rien n'est fini .

Le juge se contente pour tout couvercle d'une reconstitution de mi-novembre digne d'une  série B  et il pense ainsi il a résolu l'affaire de Lurs ? Il devait avoir froid et les gosses à amener à l'école .

Personne ne fut dupe de toute cette mascarade , au point ,et je suis prêt à le soutenir mordicus ,que lorsque  le président Bousquet a du prendre connaissance du dossier il a du appeler sa maman au secours et maudire le ciel que ce soit tombé sur lui .

Pour combler les lacunes d'une enquête ficelée comme la carabine  (décidément jusqu'à l'arme du crime tout est bricolé dans cette affaire !) le Président a quitté son hermine pour les brandebourgs de hussards et il est parti à la charge d'un combat sans charges ....Son cri de ralliement :" Sus a Gaston  !  Fi des détails " Si on en a qu'un que ce soit celui là " !

 Et tous suivirent sa toque noire faute du panache blanc que l'accusé et sa clique lui avaient encore piqué.

"Tous sur un et un sous tous " !

Et une voix faible ,animale ,éraillée  désormais passée dans l'Histoire, lui a répondu comme un écho lointain :

 "et s'il n'en reste qu'un ce sera celui là '"

On avait oublié le perroquet derrière la porte du prétoire  .




Razz
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Cordialement .


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Danilo
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MessagePosté le: 2008-12-20, 13:33    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous

Bonjour Guerrier
Citation:
Pas celle que n'a pas pu tirer Gaston sur la fillette en fuite 

Pouvez vous apporter plus de précisions sur le sens de la phrase ci dessus.
J'avoue humblement, quelque chose m'échappe.
Je la lis dans tout les sens, et je lui attribue plusieurs significations.


Concernant la petite dans les bras de sa mere, cela est fort plausible.
Pour faire court, je vais simplement écrire que quand on a une grande peur, "on appelle Maman"et parfois à tout age de la vie.
Alors quand on a 10 ans, et dans l'enfer ou se trouvait ED, la fuite me laisse sceptique.
Qu'elle se soit réfugié dans les bras de sa mere debout, ou peut etre meme sur son cadavre, rien de plus naturel.

Infirmer ou confirmer votre hypothese sur le trajet des balles, je ne me hasarde pas, car je ne maitrise pas , tant soit peu je maitrise quelque chose
dans ce forum.
La balistique et les avis médicaux, je me contente de lire les posts.

Cordialement
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guerrier


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MessagePosté le: 2008-12-20, 17:05    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour Danilo et à tous,
Mille excuse pour le pataquès. Bien sûr, il faut lire "pas celle (la balle) que Gaston n'a pu tirer sur la fillette en fuite".
Cordialement.
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Danilo
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MessagePosté le: 2008-12-23, 09:11    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous

Bonjour Guerrier

Pardonnez ma lourdeur, ce que je ne comprends pas, c'est la raison pourquoi Gaston n'a pu tirer sur la fillette en fuite.
Si c'est Gaston, alors  pourquoi ?
Plus subtil, si c'est pas Gaston, alors par qui ?

Cordialement
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Danilo
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MessagePosté le: 2008-12-23, 09:23    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous


Continuons dans la solennité Gastoniene.
Citation:
 J'affirme que je n'ai jamais parlé de rien à personne. Pas plus Gustave que Clovis ne sont au courant de ce que j'ai fait. » 

Ceci est un extrait des aveux de Gaston, et un clin d'oeil à ceux qui assenent que Gaston est un egoiste de la pire espece.

Alors là, il lave plus blanc que blanc.
Je suis entierement coupable.



A moins que ce ne soit une phrase à double sens.

Cdlt
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-23, 10:01    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour danilo,

Gaston doit penser qu'il ne va pas être lourdement condamné ,puisqu'il demande à garder son chien ..

Il se pourrait même qu'il se soit dit qu'après tout il sera mieux chauffé et nourri en prison que chez lui ..

Une maison de retraite en quelque sorte ..

C'est Marie qui a dû respirer ..Elle a repris des point de jeunesse et lui a survécu .

Eux ont vécu longtemps .

Germaine salie et insultée en public est morte d'un cancer ...
Clovis est mort d'un cancer peu après aussi ..

Gustave a tenu le coup plus longtemps ..

Yvette est toujours en vie .
De là à dire que la culpabilité a moins contrarié le noyau des "acteurs" que la honte les proches salis malgré eux ..il n'y a qu'un pas .."mais cela ne nous regarde pas " comme disent certains "connus "..
_________________
Cordialement .
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Danilo
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MessagePosté le: 2008-12-23, 10:52    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour Nicolas

Citation:
Gaston doit penser qu'il ne va pas être lourdement condamné ,puisqu'il demande à garder son chien ..

Il se pourrait même qu'il se soit dit qu'après tout il sera mieux chauffé et nourri en prison que chez lui ..

Une maison de retraite en quelque sorte ..



 

"Ah les salauds" s'etonne dit 'il à la fin du procés.

Gaston aurait il sous estimé ses aveux et pris un peu les choses à la légère.

Gorenflo dit on se sacrifie ou se sacrifie pas
Moi, je dis on avoue ou on avoue pas, meme si on arrondi un peu les angles.


Curieuse attitude, l'ombre du couperet flotte sur sa tete, monsieur négocie les conditions de son incarcération.
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-23, 11:07    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

re bonjour danilo,


Citation:
re bonjour ,

Citation:
Curieuse attitude, l'ombre du couperet flotte sur sa tête, monsieur négocie les conditions de son incarcération.



Et oui ! à cet Instant on peut penser que Gaston cherche aussi à jauger les conséquences de ses aveux .. Sera-ce bien aussi peu lourdement puni qu'on le lui a dit ? Alors commissaire je pourrai garder mon chien ,ma ferme ?

Gaston jauge son avenir proche ? Mais le vieux méfiant  a déjà mis des réserves à ses aveux ..on ne sait jamais ! Rolling Eyes
_________________




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Cordialement .


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gorenflo


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MessagePosté le: 2008-12-23, 12:12    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous,

Gaston, fort probablement, était convaincu qu'il serait acquitté. Il avait bien avoué mais en racontant un tissu d'âneries dont nous avons parlé récemment. Et ce qui constitue alors une sorte de pied-de-nez du destin, c'est que Gaston veut tromper la justice par ses mensonges mais n'imagine en aucune façon qu'il pourrait être trompé par elle.

Car je suis à peu près certain que, dans l'esprit de Gaston, la Justice est rendue par des gens sérieux, intelligents et compétents. Des "savants" comme disaient beaucoup de personnes peu instruites, à l'époque. Il est donc quasiment convaincu qu'il ne pourra être condamné puisque la base que constituent ses aveux est fausse.

Oui mais, voilà ! Mon cher Gaston, tu as oublié plusieurs choses qui ont leur importance. La justice est rendue par des hommes. Et les hommes peuvent avoir des préoccupations comme, dans cette affaire, la défense d'un dossier bancal. On s'y accroche, faute de mieux. Et puis, tu as oublié aussi le principe de l'intime conviction. . Les jurés de la cour d'Assises n'ont pas avalé les mensonges de toute la famille Dominici. Ils ont voté la culpabilité à l'unanimité. . A l'époque, le bénéfice du doute n'était pas inscrit dans la Loi. Et d'ailleurs, il semble bien qu'il n'y ait même pas eu doute.

Comme le rat de Jean de la Fontaine qui découvre une huître, Gaston peut s'entendre dire : "Tel est pris qui croyait prendre"

Cordialement.
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-25, 18:08    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Citation:
Ils ont voté la culpabilité à l'unanimité. . A l'époque, le bénéfice du doute n'était pas inscrit dans la Loi. Et d'ailleurs, il semble bien qu'il n'y ait même pas eu doute.


Bonsoir Gorenflo,
bonsoir à tous ,

N'en déplaise à Giono et autres Barthes , la force de la chose jugée dans cette affaire réside bien dans le fait que Gaston fut condamné par de ses semblables qui ne possédaient certainement pas plus de vocabulaire que lui ,mais qui ,comme lui connaissaient le même art compensatoire de la rouerie .

Les jurés ,des paysans bas-alpins ses alter-ego, ont bien compris le système dans lequel s'étaient réfugiés les Dominici .
C'était celui qu'ils partageaient avec eux depuis la nuit des temps .
Ils en ont d'autant plus facilement décodé les ficelles que les jours de marché tous les maquignons entre eux  étaient des Dominici sans le crime .
Ah ces marchés d'antan ! Quel spectacle ! la vraie Comédia d'ell' Arte .
_________________
Cordialement .
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-30, 07:54    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous ,

Dans ses aveux ,Gaston précise :



Citation:
« Donc, en partant de la ferme un certain temps après l'arrêt du side-car devant la Grand'Terre, j'ai pris la carabine qui se trouvait dans le garage entre deux planches superposées formant étagère, au fond et à droite. Le chargeur était placé sur l'arme. Je savais qu'il était entièrement garni, mais j'ai pris en plus deux ou trois cartouches qui se trouvaient à proximité, sur les planches.





A cet instant connaît-il doncl'existence de l'étagère ?
Sait-il que les fils ont mentionné ce détail ? Comment peut-il le savoir ?

Sinon ce serait ,bien entendu ,le "détail" le plus important des aveux . Gaston précise  bien où était la carabine .

Dans son livre, Sébeille explique comment ,selon lui ,Gaston fut amené à montrer la 2eme étagère plutôt que la 1ere. Le photographe ayant  dû s'y reprendre à trois fois avec son flash .

Les procès verbaux des interrogatoires avant les aveux ,mentionnent-ils de la part des policiers une quelconque allusion à cette étagère que les fils viennent de désignér ?

Car si cet aveu est venu spontanément de la part de Gaston on pourrait alors  en mesurer tout le poids .

mais ce n'est pas si sur .
_________________
Cordialement .


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Picanto
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MessagePosté le: 2008-12-30, 12:39    Sujet du message: Les aveux Répondre en citant

Bonjour le Forum

A Nicolas

Pour répondre à ta question au sujet des aveux de Gaston et de l'étagere :
il me semble, au souvenir de mes lectures, qu'il n'y avait pas eu de concertation
préalable avec les fils au sujet de cette étagère. C'est eux deux qui se sont
concertés ( avec l'aide du greffier Barras ) pour désigner quelle étagère.

L'important il me semble, est que Gaston et ses fils, interrogés séparément,
donnent le même endroit pour le rangement de la carabine : au fond du garage
à droite,sur une étagère. C'était donc bien l'endroit habituel de son dépot,
connu DES TROIS.
Et peu importe que ce soit l'étagere du haut ou du bas.

Pour moi l'avoeu est spontané de la part de Gaston et concorde avec les
déclarations des fils.
Mais je n'ai pas vu les procès verbaux, évidemment.

Crdialement
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gorenflo


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MessagePosté le: 2008-12-30, 12:53    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour Nicolas,
Bonjour à tous,

Nicolas a écrit:






Car si cet aveu est venu spontanément de la part de Gaston on pourrait en mesurer tout le poids .




Évidemment. Et cela, de nombreuses personnes ont dû y réfléchir. Entre ces aveux et les rétractations de Gaston sont passés d'autres personnages. Je veux parler des avocats.

A partir de là, il est facile de faire dire à un inculpé qui se rétracte que certains détails qu'il a donnés et qui ne peuvent avoir été inventés, lui ont été soufflés par la police.

Comment savoir ?

Ce qui est certain c'est que si les inspecteurs qui travaillaient avec Sébeille ont donné cette information à Gaston (dans le genre : "Pourquoi tu refuses d'avouer ? On sait tout, on sait même où était la carabine ! Tes fils nous l'ont dit. Ils ont dit qu'elle était sur l'étagère du bas, au fond de ton garage, à droite. Tu vois qu'on sait tout !"), on peut affirmer alors qu'ils ont fait une belle c....

Qui serait alors à rapprocher de l'affaire du plan par le greffier Barras et du transport dans la même voiture de Clovis et Gustave qui, après leurs déclarations, ont passé la nuit ensemble au palais de Justice alors qu'il fallait évidemment les séparer.

La police c'est un métier. Comme beaucoup d'autres activités humaines. On ne s'improvise pas médecin, tailleur de pierres, ou ébéniste. Il faut en avoir "bouffé" avant de pouvoir dire qu'on est au point. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas se planter.

Mais là, si tout ce qui est dit souvent pour critiquer l'enquête et exact, il y a de quoi faire des bonds !


Cependant, je crois qu'il faut rester prudent. Nous n'étions pas là pour voir ce qui s'est passé et nous savons suffisamment que certaines personnes n'étaient pas les dernières pour mentir.

Cet épisode de l'affaire me rappelle, dans le domaine de l'imprécision, la phrase du juge Periès qui aurait dit qu'il avait appris l'existence d' un impact de balle sur le parapet du pont le jour de la reconstitution et parce que Gaston aurait dit quand il mimait le tir vers Elizabeth : "Pan, et une dans le pont".

Si tout cela s'était avéré exact il y avait, là aussi, un sacré élément. Si tout le monde avait découvert cet impact grâce à Gaston, on aurait pu dire qu'un détail pareil ne pouvait s'inventer et qu'il fallait être présent au moment des faits pour le connaître.

Seulement voilà, cet impact était dans le dossier depuis un bon moment puisqu'il avait été noté par le capitaine Albert, quelques jours après les crimes. Donc, Gaston qui devait suivre tout ce qui se passait près de chez lui avec une attention particulière pouvait très bien être au courant. On mesure là, l'excellente connaissance du dossier par certaines personnes ! Sans vouloir tomber dans la critique facile et excessive, j'ai le sentiment que tout cela fleure bon l'amateurisme. Tout en espérant que je me trompe.

Amicalement.
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-30, 19:26    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir Picanto ,
Bonsoir Gorenflo,
bonsoir à tous ,

Vos deux derniers posts sont l'essence même de ce point de l'affaire .
L'éclairage de Gorenflo recentre les idées. 

Si on savait que personne n'avait fait allusion à l'étagère ..avant ..

Mais si Gaston voulait continuer à faire croire qu'il se sacrifiait pour Gustave mais  qu'il était innocent ,il s'est coupé de marche arrière en montrant l'étagère .

En tous cas ,Gaston , n' a jamais dit qu'on lui avait fait ni croquis ,ni allusion à ce sujet ! Sauf oubli de ma part ...

Citation:
Cet épisode de l'affaire me rappelle, dans le domaine de l'imprécision, la phrase du juge Periès qui aurait dit qu'il avait appris l'existence d' un impact de balle sur le parapet du pont le jour de la reconstitution et parce que Gaston aurait dit quand il mimait le tir vers Elizabeth : "Pan, et une dans le pont".
 

Cela me fait penser à une phrase de Sébeille dans son livre qui tient comme une preuve de la culpabilité de Gaston le fait que celui lui aurait parlé de la blessure à le main de sir Jack "tenue secrète par lui .

Il me semble que le docteur Dragon a du examiner cela en présence de qui vous savez ?!
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Cordialement .
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Nicolas


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MessagePosté le: 2008-12-30, 19:27    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir Picanto ,
Bonsoir Gorenflo,
bonsoir à tous ,

Vos deux derniers posts sont l'essence même de ce point de l'affaire .
L'éclairage de Gorenflo recentre les idées. 

Si on savait que personne n'avait fait allusion à l'étagère ..avant ..

Mais si Gaston voulait continuer à faire croire qu'il se sacrifiait pour Gustave mais  qu'il était innocent ,il s'est coupé de marche arrière en montrant l'étagère .

En tous cas ,Gaston , n' a jamais dit qu'on lui avait fait ni croquis ,ni une allusion à ce sujet ! Sauf oubli de ma part ...


Citation:
Cet épisode de l'affaire me rappelle, dans le domaine de l'imprécision, la phrase du juge Periès qui aurait dit qu'il avait appris l'existence d' un impact de balle sur le parapet du pont le jour de la reconstitution et parce que Gaston aurait dit quand il mimait le tir vers Elizabeth : "Pan, et une dans le pont".


Cela me fait penser à une phrase de Sébeille, dans son livre, qui tient comme une preuve de la culpabilité de Gaston le fait que celui lui aurait parlé de la blessure à le main de sir Jack "tenue secrète par lui ! sic .

Il me semble que le docteur Dragon a du examiner cela en présence de qui vous savez ?!
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gorenflo


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MessagePosté le: 2008-12-30, 21:07    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir Nicolas,
Bonsoir à tous,


Nicolas a écrit:


En tous cas ,Gaston , n' a jamais dit qu'on lui avait fait ni croquis ,ni une allusion à ce sujet ! Sauf oubli de ma part ...



Objection, votre Honneur !

Guerrier, page 493 : "D'entrée l' Inspecteur Ranchin aurait lancé qu'il savait où il cachait la carabine "dans la remise entre deux étagères" ".  Guerrier fait alors référence au PV de Gillard auditionnant Gaston lors de la contre enquête le 19/12/1954.

Guerrier, page 619 : "Il dit aussi que ce sont les policiers qui lui ont dit que la carabine se trouvait sur l'étagère dans le hangar. ". Il s'agit, là aussi, d'une relation de l'interrogatoire du 19 décembre.

Certes, cela arrrive un peu tard. Je ne crois pas que Gaston ait dit cela avant, lors du procès, par exemple. Et au moment de la contre enquête, inutile de dire qu'il a eu l'occasion de parler avec ses avocats à plusieurs reprises.

Amicalement.
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Nicolas


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MessagePosté le: 2009-01-01, 18:35    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous ,
Bonjour Gorenflo,



Citation:
Bonjour à tous ,
Bonjour Gorenflo,

Certes, cela arrrive un peu tard.        
 
Okay  




Sauf si ,comme on a pu le penser ,au moment des aveux de nov 53, "quelqu'un" lui avait maladroitement soufflé dans le style que as très  bien retranscrit  ?!

Et voilà bien le style dominicien !Et hop ! Voilà le serpent qui se mort à nouveau la queue au moment où l'on croyait qu'il allait filer enfin un peu droit ..
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MessagePosté le: 2009-01-16, 07:39    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous.

Bonjour Gorenflo.

Salut Nicolas.

Citation:
Objection, votre Honneur !
 

Synonyme : Halte là!


Salutations.
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MessagePosté le: 2009-01-16, 09:32    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Autre synonyme que je suggere : " doucement les basses "...

Sans haine... Picanto
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Picanto
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MessagePosté le: 2009-01-16, 09:35    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Ou bien : " pardon s'il vous plait "

Un peu répétitif le Picanto
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Bonanza
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MessagePosté le: 2009-01-16, 09:44    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous.

Bonjour Picanto.


Citation:
Sans haine... Picanto


 

Comme le dit si bien Maillet :

" Sans haine, sans méchanceté! "


Salutations.
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Nicolas


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MessagePosté le: 2009-01-16, 11:20    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous ,
A Bonanza et picanto les deux joyeux pinsons du dimanche .

"Si votre ramage se rapporte à votre plumage ,vous êtes les phénix des hôtes de ces bars ".



Citation:
Objection, votre Honneur !

Synonyme : Halte là!





Quand vous dites que pour Gorenflo ce sont deux synonymes c'est mal connaître celui qui manie les langues avec dextérité ,surtout ....la langue française .

Non pour lui objection votre honneur (excusez du peu!)n'est que complémentaire . La preuve en images !


Citation du ci-devant Nicolas d'un post ci-avant.

Citation:
A cet instant connaît-il donc l'existence de l'étagère ?Sait-il que les fils ont mentionné ce détail ? Comment peut-il le savoir ?
Sinon ce serait ,bien entendu ,le "détail" le plus important des aveux . Gaston précise  bien où était la carabine ........

...Les procès verbaux des interrogatoires avant les aveux ,mentionnent-ils de la part des policiers une quelconque allusion à cette étagère que les fils viennent de designer ?

Car si cet aveu est venu spontanément de la part de Gaston on pourrait alors  en mesurer tout le poids .

mais ce n'est pas si sur .






Réponse du ci-devant Gorenflo:



Citation:
Guerrier, page 493 : "D'entrée l' Inspecteur Ranchin aurait lancé qu'il savait où il cachait la carabine "dans la remise entre deux étagères" ".  Guerrier fait alors référence au PV de Gillard auditionnant Gaston lors de la contre enquête le 19/12/1954. Guerrier, page 619 : "Il dit aussi que ce sont les policiers qui lui ont dit que la carabine se trouvait sur l'étagère dans le hangar. ". Il s'agit, là aussi, d'une relation de l'interrogatoire du 19 décembre.

Certes, cela arrive un peu tard. Je ne crois pas que Gaston ait dit cela avant, lors du procès, par exemple. Et au moment de la contre enquête, inutile de dire qu'il a eu l'occasion de parler avec ses avocats à plusieurs reprises.

Amicalement.


Bien entendu ,à l'intention des malvoyants que vous me semblez être j'ai dû surligner en noir les parties à comprendre .
On n'est jamais trop serviable .
 En espérant ne plus vous entendre vous  gausser de mes malheurs , je vous prie d''agréer ,
messieurs ,l'expression de mes sentiments ,néanmoins les plus cordiaux et les plus rigolos ! 

Et tournez sept fois votre plume dans l'encre toujours "sans haine et méchanceté" bande faux c..ls  

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Cordialement .
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Picanto
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MessagePosté le: 2009-01-16, 11:48    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonanza.... tu as vu comment il nous parle ? !
Moi qui étais de si bonne humeur ce matin...
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Nicolas


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MessagePosté le: 2009-01-16, 11:58    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant


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MessagePosté le: 2009-01-16, 12:03    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonjour à tous.

Salut Picanto.

Salut Nicolas.


Citation:
Bonanza.... tu as vu comment il nous parle ? !


En effet, il n'a pas dû faire partie des nominés lors du remaniement présidentiel!Du coup, il enfile les mouches!
Je croyais qu'avec l'affaire qui nous occupe, on pouvait parler à l'à peu prés.

Je vois que ce n'est pas le cas!

Il nanie la langue comme si c'était de l'horlogerie!

On va essayer de s'y faire.
Salutations.
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Nicolas


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MessagePosté le: 2009-01-17, 18:29    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

salut Picanto
salut Bonanza,
bonsoir à tous ,

L'affaire Dominici est devenue "l'affaire Dominici "car tous mentirent et que les intéressés se rétractèrent .
(Sauf Clovis ne l'oublions jamais .)

N'oublions jamais, non plus, comment Gaston avoué la première fois .

Sans contrainte ,en pleurant doucement et devant un inoffensif gardien de la paix qui ne lui demandait rien !

Et voilà notre homme qui avoue ainsi être l'auteur du triple crime . Ensuite il dira qu'il a parlé car ils l'ont
rendu" gaga" et qu'il l'ont fait tourner "en bourrique" .et que son café était drogué !

Notre homme est seul ,et au lieu de crier à son innocence ,de se défendre d'avoir été maltraité , ou quoi encore ?
Non! le voilà qu'il se met à pleurer pour un crime qu'il n'a pas commis et qu'il s'accuse du pire
 pour passer le temps .

C'est tout simplement parce qu'après les accusations de Gustave et celles de Clovis, Gaston comprend maintenant
qu'il n'a plus d'atout . Il est démasqué . Foutu ? Pas encore ,car le vieux renard va ruser ,mais il a avoué !

A cet instant Gaston se sent seul , bien seul, avec ses deux enfants qui l'accusent . Le Mur !

Ils ont osés ! Gaston comprend que son autorité ne joue plus . Il est balancé comme un vulgaire assassin .

Mais le pire c'est qu'il est un assassin d'enfant.
 Son statut de patriarche ne lui permet pas cela ..
Alors Gaston pour cela seulement ,va freiner encore comme la mule qui ne veut pas entrer à l'écurie ,
mais qui sait qu'elle ira quand même .
 Il freine car la honte ne veut pas qu"ils soit tout à fait coupable de tout .. Tuer les Anglais "c'était nécessaire ",
ils l'ont attaqué ,il était chez lui ,il n'a fait  que se défendre ..Jusque là il sauve sa peau ..Mais pour cette
 petite que dire ?

Elle n'a pu l'attaquer ,elle n'a pu provoquer la tuerie ..que dire ? que dire ? voilà pour  quoi ,de mon point de vue ,
Gaston devait se tordre les méninges ,seul avant de parler  ..
Il aurait du la noyer ,pense t-il ,et aurait pu dire qu'elle s'est noyée , mais ce n'était pas possible ,
il dût l'assommer avant qu"elle ne reparte à "courir encore comme un lapin"..quello pitchoto !

Si elle était repartie ,ilne l'aurais peut-être plus  rattrapée une seconde fois ..Gaston dans ses regrets
se voir pris et bien pris .

Ses fils accusent ,seul contre la police ,le juge et la famille ,le vieux lion faiblit pour la première fois .
pour la première il ne peut compter sur le silence car il est coupé de ses bases arrières .

Cependant  il ne faut pas compter qu'une telle bête se laisse abattre sans se rebiffer encore  ..

Il nous en donnera des fameux exemples ,jusqu'au procès ou il fanfaronnait ,avec en echo le clan dans
la salle.
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Cordialement .
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Bonanza
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MessagePosté le: 2009-01-17, 19:21    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir à tous.

Salut Nicolas.

Citation:
 L'affaire Dominici est devenue "l'affaire Dominici "

Personnellement j'opterais plus pour " L'affaire du triple crime de Lurs " devenant " L'affaire Dominici "

A chacun son choix!

Salutations.
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Nicolas


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MessagePosté le: 2009-01-22, 18:12    Sujet du message: Les aveux. Répondre en citant

Bonsoir à tous ,

Tout de même ces aveux sont tout sauf détaillés .

Tous les trois Dominici ,on ne le répétera jamais assez , ont occulté la fin de la fillette .

Sur ce point ils ont marché de concert avec leur père . Qu'on ne vienne pas me dire qu'ensemble
(pas forcément en même temps ) ils n'ont pas analysé que le point noir du crime était d'avoir tué une enfant .

Alors à cet instant on peut croire que les fils ont bien voulu "balancer le père " pour en finir sans pour autant
l'envoyer à l'échafaud .
Le père ,lui ,veut bien avouer ,mais comment faire passer la pilule du crime d'Elisabeth ?
Cette même volonté triangulaire d'escamoter le plus horrible ,par des "oublis ou des soit-disant interdits de la
 part du père
désigne bien au moins Gaston comme coupable .

Peut-on imaginer des gens étrangers au crime prendre autant de soin pour ne pas expliquer le meurtre de la fillette ?










(Je suis sur que celle là  je vais la relire ailleurs ,mais pas chez nous lol! et lol!)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:39    Sujet du message: Les aveux.

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