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l'Affaire Dominici-Le crime de Lurs
La vérité sur le triple crime le plus célèbre .

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Un petit extrait ..

 
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Nicolas


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MessagePosté le: 2009-05-18, 03:52    Sujet du message: Un petit extrait .. Répondre en citant

Déjà mis en ligne en totalité par ailleurs :
  http://www.lespressesdumidi.fr/auteur_domenech.htm
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Cordialement .
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MessagePosté le: 2009-05-18, 03:52    Sujet du message: Publicité

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Nicolas


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MessagePosté le: 2009-07-05, 13:01    Sujet du message: Un petit extrait .. Répondre en citant

Bonjour a tous ,
salut Gorenflo .
Suite au post de Gorenflo (du lourd)(au chapitre "Gaston seul coupable"Posté le: Aujourd’hui à 12:10 Sujet du message: Gaston a-t-il avoué sous la contrainte ? )je ne puis résister au plaisr de donner ici un passage concernant le site de S.Huet vers lequel Gorenflo a mis un lien à ce propos .

co* France 2 - Saint Louis Productions, L'honneur perdu des Dominici, 11 mars 1996, 52', film d'Alain Dhenaut et Jacques de Bonis ["On ne mène pas une enquête comme ça", pérore Yvette, avec l'aplomb qu'on lui connaît depuis toujours. Car naturellement, elle a la compétence requise pour juger Sébeille et consorts. Cela donne le ton de cet insupportable document, qui fait table rase du passé et reprend, à sa façon, une enquête depuis longtemps aboutie. Et naturellement, la fine garce (selon le mot de Me Rozan) s'en donne à cœur joie, sûre de n'être point contredite : d'ailleurs, on a la pénible impression, au fur et à mesure que le film se déroule, d'assister à du déjà-vu ; et on pense immanquablement à cette réflexion d'un journaliste assistant au procès : "Yvette Dominici continue, mais déjà tout le monde a compris que son récit est celui du premier jour, celui que Gustave fit aux gendarmes, celui que seize mois d'enquête devaient révéler comme une succession de mensonges, les uns à peu près certains, les autres nettement établis". La succession des mensonges proférés durant cette heure de projection, il faudrait cent pages pour en venir à bout. On y renoncera donc, ne prenant que quelques exemples.
Il s'agit en surface d'un reportage très sympathique, d'un regard d'une infinie douceur à l'égard du Patriarche, gommant tous ses aspects rugueux (pour ne pas dire plus). Tout cela est très édifiant, comme on dit, depuis l'image (vraie, sans nul doute) de l'enfant sans père, travailleur acharné, jusqu'au grand-père comblé, en passant par l'acte de courage de 1924 : "il a fait l'admiration de tous", commente Alain. Après un tel panégyrique, il fallait donc expliquer pourquoi, malgré tous leurs efforts, les quatre avocats de l'inculpé ne réussirent pas à trouver un seul (un seul !) témoin de moralité en sa faveur ! "Alain Dominici, poursuit la voix off, est parti à la découverte de la personnalité de son grand-père ; du même coup, il a disséqué l'enquête policière et mis en lumière des faits troublants". Justement, à propos de lumière, tout ce qui gêne, tout ce qui est à charge est gommé, dissimulé derrière un rideau de fumée, à tout le moins décrit de façon incroyablement tendancieuse. Cette présentation très sulpicienne, infiniment favorable aux thèses du petit-fils, ne prêterait qu'à sourire si on en restait à la surface des choses. À peine les esprits grincheux pourraient-ils demander le rapport existant entre le petit-fils, complaisamment filmé dans ses activités de sportif accompli (escalade, footing, V.T.T., sans oublier le judo) et le triple crime dont son grand-père a été reconnu coupable...
Mais on ne peut en rester là. Car d'une part les arguments de la défense font table rase de tout ce qui s'est passé avant le 14 juillet 1960 (date de l'élargissement du condamné), d'autre part, la défense étant forcément courte, la tactique s'appuie surtout sur une incroyable relecture des faits, sur des attaques en règle, c'est-à-dire ad hominem, sur une mise en cause de personnes ne pouvant plus réagir. Et qu'on entende la mère, le père, ou le petit-fils, il s'agit toujours d'une leçon bien apprise, et bien rodée, très lénifiante, en effet... Naturellement, le commentateur en rajoute toujours une couche, voulant nous apitoyer sur les sort des Dominici, "livrés en pâture à l'opinion publique" : qu'il est loin, le temps où ces braves gens se faisaient photographier avec délectation, afin qu'on retînt d'eux l'image bucolique qui ne pouvait servir qu'à brouiller les pistes ! Qu'elle est oubliée depuis longtemps, cette réflexion d'un envoyé spécial : "toute la tribu des Dominici - Clovis mis à part, comme un lépreux - quitte l'audience comme on quitte le cinéma quand le film a plu. Cela rit, s'affaire, et descend vers l'apéritif avec cet entrain qu'on voit aux héritiers après l'enterrement". C'est évidemment moins moral. Mais tellement plus conforme à la réalité des faits !
Yvette, donc, vieillie, empâtée (elle n'est évidemment plus "la jeune femme fraîche et désirable" dont parlait le commissaire Chenevier), nous renseigne à propos de l'eau qui a débordé : "chacun se couche avec ce souci en tête". Tiens donc ! Et malgré ce souci, tous ont connu une nuit paisible ? Puis elle laisse tomber, faussement ingénue : "sortir ? Mais pour aller où ?" Enfin, elle dévide sa version : "Gustave s'est levé, il est allé vers l'éboulement... de dessus le pont, il a vu qu'il n'y avait pas de boue sur le rail, mais il a dit, je vais voir de plus près [de plus près ? Mais pourquoi donc ?]. Et c'est en s'avançant qu'il a vu le corps de la fillette dans le talus". Certes, certes, mais précisément, il n'avait pas à s'avancer, il voyait très bien d'en haut ! Et quand bien même se serait-il "avancé", il ne pouvait pas découvrir le cadavre "en s'avançant" (ce fut même là le premier fait "troublant" qui conduisit les policiers à s'intéresser de plus près à ce singulier témoin - qui pensait que les parents avaient tué leur fillette !, et à son singulier témoignage). Yvette, encore, rapportant les propos des policiers : "si c'est le fils, on lui coupe la tête, et à sa femme aussi" (!!!). Non, cela devient insupportable. Et on se souvient alors du commentaire d'un journaliste, rapportant avec indignation son témoignage devant la Cour : "On assiste devant une salle tumultueuse et soulevée d'indignation, à la déposition la plus effarante, la plus richement mensongère d'une femme au cœur de pierre, à la tête assez froide pour pouvoir aligner avec arrogance les contradictions les plus flagrantes et les 'amnésies' les plus singulières" (Le Provençal, 24 novembre 1954).
Gustave, ensuite, vieilli lui aussi, mais encore belle tête et teint cuivré (un vrai profil d'Indien), entre à son tour dans la danse du scalp (de Sébeille et Maillet) ; il nous affirme sans broncher qu'on l'a tenu 48 heures sans boire ni manger (avec Périès dans la pièce à côté !!!), et que c'est pour cette raison qu' "ils sont arrivés à nous embrouiller". Puis nous sort l'épisode incroyable du pistolet de Ranchin déposé sur la table, pour que Gustave se suicide : "si j'avais été méchant, commente doctement ce personnage que Périès faillit gifler (c'était le 24 novembre 1954) en pleine audience (et qui en rêvait la nuit !), je prenais le pistolet, et je les descendais tous" ! Alors halte là, Gustave, car cet épisode, vous ne l'avez pas dénoncé à Périès, justement, vous qui avez, dans un rare moment d'humanité, pleuré sur l'épaule de Sébeille ! Halte là, car cela nous rappelle quelque chose, vous savez, le commissaire Chenevier (dont, curieusement, pas un mot n'est dit, tout étant fait pour accabler les seuls Périès & Sébeille) : "nous pensons que Gustave Dominici est l'auteur du meurtre des époux Drummond...". C'est donc à un meurtrier (selon l'un des plus hauts responsables de la police d'alors) qu'on tend un micro compatissant, à "un pantin de son, un personnage flasque, veule, prodigieusement insensible, un égoïste forcené, une âme de lièvre que tout effraie". On veut nous faire apitoyer sur le sort de quelqu'un dont on est allé jusqu'à écrire, il faut hélas le rappeler : "quand on entend cet homme, on a honte. Honte pour la condition, pour l'honneur, humains. On est humilié dans l'essence même de son être. On se sent rougir d'appartenir à la même espèce que lui !". C'est dur, certes, mais ça donne une idée de la confiance qu'on peut accorder à ses propos. Oui, on a honte. Honte de l'entendre raconter, à sa façon, l'épisode Olivier (la position exacte de Gustave, lorsqu'il a hélé le motocycliste). Car, outre que le croquis présenté à l'écran est complètement erroné, on veut nous celer que Gustave a fini par avouer, face aux témoignages irréfutables d'Olivier, de Ricard et autres Roure (déplacement du cadavre de Lady Drummond), qu'il en avait sacrément menti. Et cela, ce ne fut pas à mettre à l'actif de la Police, mais de la franche honnêteté des autres témoins ! On a honte aussi de l'entendre balancer que des Sten furent trouvées chez Maillet : car il oublie seulement d'ajouter que lui aussi, fut convaincu de détention de Sten ! Et ça continue de plus belle, jusqu'à l'affirmation que Sébeille fut parrain d'un enfant de Maillet : quel niveau ! Et quel rapport avec le triple crime ? Eh bien si, il y a un rapport : on envoie un épais et puant rideau de fumée, pour éviter de parler de l'insupportable, de l'irrécusable. Décidément, non, contrairement à ce qu'affirme la voix off, Sébeille n'a pas mis "tout de suite la pression sur Gustave Dominici" : et il a eu bien tort.
"Ça fait mal quelque part", dit enfin Alain (certes, mais voilà une question que les Drummond ne se posent plus...). Alors, tout en considérant le petit-fils avec pitié et piété - car il est indirectement une victime, du moins se pose-t-il ainsi, on ne peut laisser dire tant d'incroyables mensonges, subtils ou énormes, mais concourant tous à présenter la famille, ce "syndicat de menteurs" pour reprendre le mot de Scize, comme une assemblée angélique, et camper en face une police française composée d'une bande d'horribles sans aveu. Pitié et piété, certes ; mais pas connivence. Et la voix off de susurrer : "jamais Alain n'a mis en doute l'authenticité des propos de ses parents". Alain, cependant lucide, corrige : "comme j'ai confiance totalement en mes parents, je dois manquer certainement d'objectivité" (mais puisque ce fait vous apparaît, jeune homme !). Il parle aussi de "certitudes affectives et raisonnées" : malheureusement, ces deux termes sont antinomiques ! En tout état de cause, on peut le comprendre, sinon l'approuver : mais que des journalistes gobent tout cela et en rajoutent même, sans une once d'esprit critique, voilà qui dépasse l'entendement, et conduit à se poser des questions : c'est un élément "troublant" - il est vraiment tentant d'utiliser ce qualifiant.
Alain assène que le premier mensonge de l'affaire a été celui de Sébeille, écrivant qu'il avait vu les corps en place. Or, a-t-il contrôlé sur place (lui qui a sans doute assisté à l'arrivée des deux Tractions de la Mobile), Sébeille s'est présenté à dix-sept heures, et les corps avaient été enlevés dès quinze heures (soit dit en passant, jamais un juge d'instruction n'aurait pris l'initiative de brouiller à ce point le théâtre du crime - il l'avait été suffisamment, déjà !). Voilà qui est dit, et par un Dominici ! Mais si Sébeille est arrivé à dix-sept heures, comment se fait-il qu'après quelques allées et venues sur ce qu'on n'appelait pas encore le boulevard du crime, après avoir aussi papoté avec le maître de la Grand'Terre, l'inspecteur Girolami ait remarqué à quinze heures le pantalon fraîchement lavé (du grand-père ? du père ?), et que l'inspecteur Ranchin ait sorti à seize heures la carabine des eaux de la Durance (là, petit Alain, vous y étiez, mais ne pouvez vous en souvenir) ? Comment se fait-il que le capitaine Albert ait mentionné dans son rapport l'arrivée des policiers à treize heures trente ? Notre Alain met aussi en cause Périès et ses pressions, et les épouvantables interrogatoires policiers, ce qui est sans doute de bonne guerre (comme l'écrivit un journaliste du Provençal, vieil habitué des prétoires, "neuf fois sur dix, l'argument massue des défenseurs des inculpés est de dire que leur client a avoué sous les coups") : il oublie simplement d'ajouter que c'est tout à fait librement que son grand-père a fait des confidences accablant sa famille (Gustave et Roger Perrin, Gustave et Yvette - ses propres parents !).
Mais il y a plus inqualifiable encore : c'est quand la mère et le fils ("confiant totalement"), s'en prennent à Clovis (qui est l'honneur de la famille, pour le coup). Et c'est pour distiller l'incroyable accusation : Clovis aurait dit le premier à Gustave : "est-ce que tu sais que c'est le père qui a fait le coup ?". Nous ne sommes plus dans le dégueu. Mais dans l'immonde. "Clovis savait pertinemment que Gaston n'y était pour rien", assène, par deux fois, Alain. Voilà ce qu'ils nomment preuves, dans la famille : des affirmations gratuites (enfin, pas tout à fait), convictions patiemment tissées, incroyablement mensongères, qu'on veut faire avaler au bon populo qui, c'est la chance des révisionnistes, a de sacrés trous de mémoire. Alors, petit rappel : qui a conseillé à Gustave de ne pas parler ? C'est mon frère Clovis ! dit Gustave. Mais c'est faux, rétorque le Président (lors du procès en correctionnelle, le 13 novembre 1952) : il vous a conseillé de ne pas parler de la petite encore vivante, lors d'un déjeuner du 5 août, à midi. Or, vous aviez déjà été interrogé par les gendarmes, et dit à Olivier qu'il y avait un cadavre. C'est donc vous qui avez pris l'initiative de taire la vérité, et non votre frère Clovis ". Et la mère d'en rajouter une couche : "Clovis s'est détruit par la boisson" (entendez : poussé par le remords d'avoir accusé fallacieusement son père, etc.). Et voilà comment on exécute le témoin le moins malhonnête de cette triste série : en insinuant qu'il a sombré dans l'alcoolisme ! Et ses enfants, alors ? "Clovis, conclut l'impérissable voix off, a emporté dans sa tombe son terrible secret". Ne s'agit-il pas plutôt de Gaston ? Et de Gustave ? Ah ! Il est difficile de tomber plus bas ! C'est pourquoi je ne commenterai pas à nouveau la manœuvre consistant, après avoir sali Périès, à le faire parler, mort... Il est lamentable d'avoir une si basse idée du respect d'autrui (et de soi, par ricochet).
Et on achève cet édifiant document sur l'insupportable image d'un petit-fils pleurant en rapportant une parole de Gaston, désormais chauve : "tu vois ce qu'ils m'ont fait !". Ah oui ? Et lui, qu'avait-il fait ? Allez donc le demander sur la tombe, par exemple, d'Élisabeth ! Ce film, d'une rare complaisance à l'égard du clan Dominici, est évidemment aux antipodes de ce que certain journaliste avait cru pouvoir écrire, jadis, au sujet des "sinistres fermiers de la Grand'Terre". Depuis sa diffusion publique, il a été repris des dizaines de fois sur le câble : comment appeler cela, sinon du matraquage médiatique ? On veut faire pleurer Margot en déguisant les Dominici en martyrs, mais on n'a pas un mot de compassion pour les "crevés" (car rappelons l'expression dont Gaston affublait ses victimes - jusqu'à plus ample informé, ce sont bien, malheureusement pour certains, ses victimes). Le regard tendre de ces journalistes, qui n'ont pas les excuses - bien évidentes - d'Alain, ce n'est plus de la sympathie - peut-être légitime, ce n'est plus de la collusion, c'est de la complicité.
Récemment, un journaliste d'investigation, un vrai, un homme qui s'informe, a publiquement accusé le dénommé W. Reymond de supercherie, de mythomanie, et même d'imposture. Mais force est de reconnaître qu'en dépit de ces qualifications peu glorieuses (si tellement méritées), le journaliste free-lance n'est ni le seul, ni le premier, ni le plus gravement compromis dans cette pitoyable mascarade. Bref, le clan que vous savez, après avoir en vain, aux premières heures, attendu le vent du boulet, n'a pas cessé depuis lors de se gausser de la Justice, de salir les plus fidèles serviteurs de l'État (qui, impavide et incroyablement veule, n'a pas levé le petit doigt pour les défendre, et confondre les imposteurs). Il l'a fait en toute impunité, et même en s'attirant la sympathie du public ; alors, pourquoi ne pas continuer ?].
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MessagePosté le: 2009-07-06, 09:46    Sujet du message: Un petit extrait .. Répondre en citant

Bonjour Nikos-Nicolas et bonjour à tous.

Merci Nikos-Nicolas de démontrer tout ce qui me fait douter dans cette affaire.

En effet S. Huet, tombe encore plus dans l'extrémisme, à un niveau que les pro-Dominici eux-mêmes n'ont peut être jamais atteint. Cet extrémisme dessert complètement les deux causes, aux yeux des personnes plus neutres qui ne demandent qu'à en savoir plus et à pouvoir se faire une opinion plus solide.

Un film à l'initiative d'Alain Dominici, qui a "besoin de vérité" ainsi a t'il été présenté, vérité que nous aimerions tous connaître, ne peut qu'être un tant soit peu complaisant envers les Dominci. C'était écrit d'avance et je ne vois pas l'intérêt de vouloir sans cesse se justifier et justifier les accusations de la justice en donnant soi même dans ce qu'on reproche aux autres : la partialité la plus extrème, d'autant plus sur fond de propos des plus arbitraires et des plus violents. Vous allez me dire que le crime fut encore plus violent en actes et vous aurez raison.

Dommage que dans sa salve en verve et envenimée ou utilisant des citations envenimées que je trouve même répugnantes et limite indignes, S. Huet ait passé sur le seul détail du film qui pouvait, à mon sens, le plus apporter de l'eau à son moulin : les propos de Gustave sur Paul Maillet, que j'ai toujours trouvé particulièrement légers et là pour un coup déployant un bien faible rideau de fumée, pour reprendre des expressions favorites. Gustave ne trouve rien de mieux pour se défendre de s'être trouvé dans la luzerne cette nuit là, qu'à préciser : "Mais y'avait pas de luzèrne là-dedans, c'était travaillé !" Il ne se défend ainsi même pas d'avoir été dehors cette nuit là ! Sauf si un montage maladroit lui aurait coupé la chique et que la suite de ses propos aient été plus explicites... Rolling Eyes A ce propos, peut être que vous pourrez m'en dire un peu plus sur cette histoire de luzerne ? Car là je ne peux que rejoindre ce qu'avait dit Yvette (que j'ai rarement trouvée crédible) dans une émission de radio : de la luzerne qui aurait été arrosée jusqu'à provoquer un éboulement, (on parle bien du même champ ?) montre au matin si elle a été piétinée pendant la nuit.

S. Huet reproche au film d'occulter les faits dérangeants et il a bien raison. Sauf que lui minimise voire écarte habilement ce qui gène les partisans de l'accusation. Quel rapport entre le fait que Sébeille soit parrain du minot de Maillet et le triple crime ? Mais bien évidemment aucun, pas besoin de poser la question !!! Sauf que ce détail choque un peu quand-même et j'y vois même une magnifique provocation de la part du commissaire. Il manque un détail qui a son importance : la date du baptème du fils de Maillet. Si celle ci se trouvait en pleine période d'enquête, on ne viendra pas reprocher aux Dominici de redouter l'appareil judiciaire qui aurait ici, fait preuve d'un manque complet de déontologie, et se serait décrédibilisé encore davantage, après l'absence de périmètre de sécurité sur les lieux du crime...

Pour finir sur l'impression que dégagent les protagonistes de l'affaire encore en vie dans ce milieu des années 90, je ne comprends pas cet acharnement contre Yvette dont j'ai toujours trouvé "l'aplomb" bien faible dans la forme. Chaque fois qu'il m'a été donné de l'entendre, le mot "pathétique" m'est toujours venu à l'esprit. Là, elle n'a pas beaucoup dérogé à la règle, même si elle me parait meilleure que dans des interventions antérieures. S. Huet a dû appuyer sur "pause" puis "avance rapide" car il dégaine tout de suite après le "on ne mène pas une enquête comme ça". En effet par la suite Yvette reconnait son manque d'expérience du haut de ses 20 ans. Tout le monde ici a plus ou moins reconnu des bourdes chez Sébeille. Pourquoi refuser objectivement ce droit de constation à Yvette Dominici avec ses mots à elle ?

Gustave, me parait bien vieilli ici, d'ailleurs le film a été tourné 8 mois avant sa mort si je me rappelle bien. A la 1ere vision du film son "... je devenais un assassin ! J'avais qu'à prendre le pistolet et je les descendais tous !" m'avait beaucoup choqué mais j'ai pris du recul en me disant que quelqu'un d'excédé pouvait tenir ce genre de propos. Je vois quelqu'un d'usé et hormis le coup de la luzerne, j'ai beau me forcer et me dire qu'il a pu être impliqué et faire un carnage, je n'arrive pas à le trouver antipathique et malhonnête et encore moins inhumain. Il m'attendrirait même, mais là j'ai conscience de faire un transfert avec du très personnel me concernant, sur lequel je ne m'étalerai pas ici...

Encore merci Nikos, car j'avais parcouru le site de S. Huet, mais je n'avais pas vu ce passage.
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Nicolas


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MessagePosté le: 2009-07-06, 11:08    Sujet du message: Un petit extrait .. Répondre en citant

Bonjour à tous ,

Bonjour Ced8304,

Votre post ne manque pas de pertinence .
 On peut penser en effet que tout ce qui peut paraitre excessif peut être aussi moins probant .

Je vais essayer de répondre à la question sur le fameux "champ de luzerne"  .

Quand Gustave dit à Maillet qu'il se trouvait dans le "champ de luzerne "ce dernier lui demande :
"ma mounté eres " (où etais tu ?)

et Gustave lui répond : "a qui devans ! dins la luzerne ! " (là devant (la ferme ) ,dans la luzerne .. ).

Mais ce champ était en réalité rempli d'arbres fruitiers avec certainement des raies de luzerne entre .

D'ailleurs Maillet ne fait aucune remarque supplémentaire sur le terme luzerne et tout le monde à l'époque
tient pour acquis ce champ là comme étant le "champ de luzerne" .


Par contre le champ qui a été inondé était réellement un champ affecté à la culture de la luzerne et rien d'autre .
Maintenant si Gustave s'était trouvé ,en effet, dans l'autre champ de luzerne proprement dit ..alors là Laughing

En ce qui concerne Yvette ,le cas est plus délicat, car elle agit plus dans l'intérêt de ses enfants que pour protéger le ou les assassins .
(N'oublions jamais que cette pauvre fille, prise en étau à 20 ans  et à bout de nerfs, avait lâché un jour  : "j'en ai assez je vais dire la vérité " .
Cette fois là elle avait  failli tout dire à des journalistes locaux (Allobroges ) venus faire un papier. Si son père n'était pas intervenu énergiquement lui enjoignant de se taire illico l'affaire aurait changé de face  .)

Par contre je serais moins affirmatif que vous sur ses "bourdes".. Car lorsqu'elle dit  (pathétique en effet  ) qu'elle ne "se souvient plus "avoir dit que son beau père était coupable et qu'elle "n'a rien signé la dessus" .
Elle oublie, Yvette, que pour ces mêmes aveux elle avait dit un peu plus avant , tout comme au cours du procès , qu'elle les avaient signés sous la contrainte car le juge la "harcelait depuis le matin*** en lui disant : Allez signez sinon c'est votre mari qui sera guillotiné ." sic .
Et, bien entendu, ces aveux signés et contre-signés par Gustave ont été versés au dossier , et sont visibles sur ce site .
Vous êtes d'accord qu'on ne peut plus tout à fait appeler cela une "bourde ": c'est un bien mensonge .
Mais n'accablons pas outre mesure une victime aussi de cette tuerie qui a le tort d'être encore parmi nous pour porter  ses souvenirs comme une croix .
On comprend surtout que de ce pétrin elle aurait donné cher pour ne jamais y être entrée et que pour se souvenir
après tout ce temps qu'elle etait la bonne version et quelle est la moins bonne , il lui faudrait une mémoire d'éléphant .
Et souvent "elle ne se souvient plus " Yvette .

*** Le juge et le greffier Barras n'avaient commencé leur interrogatoire ce fameux 18 dec 53 qu'à partit de 14 h ,
heure à laquelle ils sont arrivés à la Grand'terre .( le greffier Barras et le juge Périès sans la police .)
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