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La vérité sur le triple crime le plus célèbre .

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Le retour de Gaston après son élargissement .

 
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Nicolas


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MessagePosté le: 2009-01-18, 18:15    Sujet du message: Le retour de Gaston après son élargissement . Répondre en citant

Ce texte a été emprunté au site de Samuel Huet ,- lien en début de forum -
par Bonanza.




Avec les excuses de la France"Avec ce téléfilm, nous apportons notre pierre au processus de révision que nous souhaitons, au côté de la famille Dominici".(Takis Candilis, Directeur de la fiction, TF1).

 
"Nous jetons un pavé dans la mare. Le débat va pouvoir se rouvrir".(Étienne Mougeotte, Directeur-adjoint de TF1).
Avec le toupet qui le caractérise (car ce ne peut être, malheureusement, de la naïveté), Alain Dominici n'a pas hésité à déclarer que le peuple français avait déjà acquitté son grand-père (mais pas son père, soit dit en passant...).
Et la fine équipe de TF1 n'a pas hésité, de son côté, à proclamer que l'entreprise systématique de désinformation que constitua le téléfilm que nous savons, était un moyen de parvenir à la proclamation de l'innocence de Gaston Dominici.
Quelques trop rares journaux ont relevé l'incroyable manœuvre médiatique engagée dans cet objectif, qui d'ailleurs semble avoir fait long feu, en dépit des énormes moyens matériels engagés. Mais revenons à la parole verbale du type méthode Coué, qui tient pour réalisée une conviction qu'on prétend dénuée de toute arrière-pensée. Un retour en arrière s'impose, car décidément tous ces personnages comptent sur l'affaiblissement de la mémoire collective.
 En arrière, soit au moment de l'élargissement du "plus vieux condamné de France", acte dû au pouvoir régalien du Président de la République d'alors. Notons en passant que le Président actuel a accompli un acte similaire en graciant, en 1998, le condamné Omar Raddad (que la Cour de cassation, en lui refusant en 2002 un second procès, a reconnu définitivement coupable, ne l'oublions pas).
Condamné à dix-huit années de prison pour assassinat, cet ancien jardinier aura en définitive accompli moins d'un quart de sa peine !
Et pendant qu'on en est là, pourquoi ne pas se rafraîchir la mémoire au sujet des propos tenus à l'encontre de la Défense de Raddad, dont les arguments avancés furent qualifiés de «salmigondis d'expertises privées aux affirmations approximatives, contradictoires ou erronées mais toujours péremptoires», ou encore de «diversions, fantasmes, approximations, effets de manche, manœuvres odieuses». Ce qui fait penser, en souriant, aux "arguments évidents" de Me Collard...
Là encore, rien de nouveau sous le soleil ! Mais revenons à Gaston.

On sait, par les confidences de Jacques Chapus, quelle fut dans l'entreprise l'action de Madame de Gaulle, comment cette mesure de grâce a été préparée, quelles précautions ont été prises (la diffusion préalable d'un reportage destiné à apitoyer le bon populo).
 Ce qu'on sait moins, ou ce qu'on a largement oublié, ce furent les réactions dans le pays, et notamment dans les Basses-Alpes, département où l'on était somme toute assez bien placé pour parler du triple crime, du procès, et de la remise de peine.
 Et le gouvernement s'inquiétait beaucoup des éventuels remous, dans l'opinion publique, entraînés par la mesure prise par le général de Gaulle. La meilleure preuve en est qu'il réclamait régulièrement des informations auprès du Préfet du département (lettres du 15 et 22 juillet 1960), lequel faisait donner ses Renseignements généraux et interrogeait aussitôt (le 16, comme on l'a vu) les Maires alentour.
 Nous nous sommes intéressé supra aux opinions publiques locales, telles que rapportées par les Maires interrogés. Dès le lendemain de la mesure de grâce, une première "information" remonta vers Paris :

Libération de Gaston Dominici, le 15 juillet 1960

Gaston DOMINICI, libéré des Baumettes le 14 juillet 1960. est arrivé ce jour 15 juillet 1960, dans la matinée, à la "Grand'Terre" venant de Sainte-Tulle. Il était accompagné de sa femme, de son fils Gustave et de sa belle-fille. Il en est reparti ce même jour vers dix-huit heures.La venue des Dominici a causé quelques perturbations aux abords de la "Grand'Terre", où ont afflué de nombreux automobilistes (journalistes et curieux)

.Gustave DOMINICI a indiqué qu'ils ne séjourneraient pas à la "Grand'Terre", où ils étaient venus passer la journée.Par ailleurs, Gustave DOMINICI a signalé que son père âgé avait décidé de vendre la "Grand'Terre" pour aller habiter définitivement chez sa fille Madame Caillat à Sainte-Tulle.


Aucun incident ne s'est produit

Une semaine plus tard, nouvelle remontée d'information :

Libération de Gaston Dominici, le 22 juillet 1960
DOMINICI Gaston est actuellement à Montfort (Basses-Alpes) chez sa fille Dominici, Clothilde, épouse Araman.Il a l'intention de rester dans cette localité, s'il trouve un logement.Il a, en outre, l'intention de vendre la ferme de "La Grand'Terre", à Lurs, où il ne désire plus aller habiter.
La libération de Gaston Dominici est très mal appréciée dans la circonscription. Beaucoup estiment que cette libération est une injure non seulement à la mémoire des malheureuses victimes, mais aussi à la justice.Cette opinion, les gens l'ont manifestée depuis son arrivée dans la circonscription.

Personne n'approuve cette décision, et en particulier sa venue dans les Basses-Alpes.
Toutefois, aucune réaction violente (manifestation, rassemblement) de la part de la population n'est actuellement à craindre ou à prévoir.





La population était loin d'avoir accueilli le condamné élargi avec des cris de joie, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais poursuivons en rapportant un incident bien oublié : quinze jours après l'annonce de la remise de peine, un curieux fait venait aux oreilles des Autorités bas-alpines, qui en rendaient aussitôt compte à Paris. Une imposante gerbe avait été déposée, le 2 août 1960, sur la tombe des Drummond.

Elle portait l'inscription : "Avec les excuses de la France". Par bonheur, si l'on peut dire, les mêmes Autorités avaient appris une nouvelle rassurante à communiquer au Ministre de l'Intérieur : "La gerbe a probablement été exposée le 2 août. Les caractères étant sur papier, l'inscription n'est pas restée visible plus de vingt-quatre heures".
Et l'informateur ajoutait : "Le chèque aurait été important (la fleuriste ne veut pas donner le nom du magasin de Paris qui lui a passé commande). Personne n'a été informé."Pèlerinage" habituel de nombreux Anglais aux environs du 2 août. Il est difficile de dire si les visites ont été plus nombreuses que l'an dernier, et de distinguer entre ceux qui sont venus pour les Drummond et les touristes venus visiter le cimetière".


Le Préfet des Basses-Alpes pouvait donc écrire une troisième lettre, au Ministre de l'Intérieur, le 8 août 1960 :

J'ai l'honneur, comme suite à mes précédents rapports, de vous rendre compte de l'évolution de la situation en ce qui concerne l'affaire DOMINICI.

- Je vous avais signalé, lors de l'annonce de la mesure de grâce prise en faveur de ce condamné, l'émotion générale ressentie dans le département des Basses-Alpes (mon rapport du 15 juillet).

- Après quelques jours, cette émotion a fait place à un sentiment général de malaise, l'opinion publique estimant que la mesure prise ne pouvait s'expliquer que par des circonstances de fait échappant à sa connaissance.
La presse régionale et nationale, qui a présenté avec complaisance Gaston Dominici sous les aspects d'un vieillard valide, a incontestablement entretenu, si on excepte tel article isolé, une certaine équivoque sur la nature de la "libération" intervenue (mon rapport du 22 juillet).

- Il semble qu'à présent, trois semaines après le retour de DOMINICI dans les Basses-Alpes, l'intérêt de l'opinion publique locale se soit pour partie, et au moins provisoirement, détourné de cette affaire.
Les derniers articles de presse, dont ci-joint quelques extraits, sont à cet égard significatifs.

L'anniversaire du triple crime de Lurs n'a donné lieu qu'à un communiqué dépourvu de passion, émanant de l'A.F.P. et publié, dans des termes presque identiques, par des quotidiens de tendance très diverse (Le Méridional : tendance M.R.P. ; Le Provençal : tendance S.F.I.O. ; La Marseillaise : COM.).
La tombe de la famille Drummond, au cimetière de Forcalquier, a été fleurie, pour la circonstance, comme elle l'est périodiquement.
La gerbe déposée le 5 août sur cette tombe, portant l'inscription "AVEC LES EXCUSES DE LA FRANCE", avait été exécutée par un fleuriste de Forcalquier, sur commande d'un fleuriste parisien, agissant pour une personne désirant garder l'anonymat.

D'autre part, de petits groupes de touristes, pour partie de nationalité britannique, continuent de stationner habituellement, sur la R.N. 96, au niveau de "La Grand'Terre", sur le territoire de la commune de Lurs.
Cette démarche, où se mêlent des sentiments de curiosité et de piété, est effectuée beaucoup plus fréquemment depuis la libération de Gaston DOMINICI.

Au contraire, le comportement assez effacé de celui-ci, depuis qu'il a pris résidence auprès de sa fille, Mme Araman, dans le petit village de Montfort, a contribué à éviter jusqu'à présent tout incident dans cette localité.
Le village de Montfort, s'il n'est situé qu'à 25 kms environ de Lurs, est desservi par une petite route départementale qui part de la R.N. 96, et s'arrête à Montfort. Cette localité, à peu près ignorée par les estivants et les touristes, est donc à l'écart de toute circulation.
L'état de santé physique et mental de Gaston DOMINICI paraît d'ailleurs, selon des témoignages directs, assez différent de celui décrit par les journalistes, et mieux correspondre à son grand âge.

J'estime que l'annonce d'une mesure d'interdiction de séjour, qui pourrait intervenir à son encontre, sera accueillie avec faveur et soulagement par l'opinion publique. Toutefois, la mesure de grâce intervenue le 14 juillet dernier, restera mal comprise d'une opinion profondément troublée par une décision qu'elle analyse volontiers comme un désaveu implicite du verdict du jury criminel ayant condamné DOMINICI.


Oui, il est bon de rafraîchir la mémoire de certains, de temps à autre !

 
http://www.samuelhuet.com/affaire-dominici/68-enquete-grace.html

 





Autre Document du même site :









Citation:


Cette libération... bafoue la Justice et révolte les consciences"Les Français ont déjà innocenté mon grand-père".  
(Alain Dominici).
Voire ! Il est plus facile de ressasser des rengaines que de prouver ses dires. Fidèle à la méthode enseignée par son conseil, le petit-fils du Patriarche entonne sans arrêt les mêmes discours. La méthode Coué, peut-être, a du bon. Mais dans le cas qui nous occupe, mieux vaut apporter des preuves solides. Ce que ne fait pas, et pour cause, le site que le petit-fils a fait bâtir, dit-il, à la gloire de son grand-père. Pour l'édification ébaubie des accros de TF1. Mais curieusement, alors qu'il possède beaucoup de cartes en mains, il ne nous sort aucun atout : les documents qu'il nous présente, souvent tronqués d'ailleurs - et sur lesquels il appose systématiquement son copyright, ce qui est à la fois comique et inquiétant - sont parfaitement secondaires et accessoires.

Au fait, on se méprendrait gravement à juger agressifs les termes que j'utilise. Chacun peut faire de l'information, même si, à la limite, c'est sous forme de désinformation. Mais personne n'a le droit, pour tenter de conjurer un sort qui est, il faut le reconnaître, particulièrement funeste, de traiter d'immonde manière ceux qui avaient pour seule tâche de défendre la société, et le firent avec un réel brio - oui, brio, malgré qu'on en ait ! Il n'y a donc pas agression, mais indignation un temps stupéfiée.

Prenons un seul exemple. Soit l'intéressante émission, contradictoire, d'Yves Calvi (sur la Cinq), consacrée le 5 juin 2003 au sujet qui nous occupe. Revoyez-la tranquillement, en vous attachant aux propos de Reymond (car il vaut mieux oublier ceux de son compère). Reymond parle avec une sûreté impressionnante, par exemple de la "secrétaire de Drummond retrouvée noyée dans le port de Dieppe". Comment ne pas songer que ce fait nouveau, qu'on nous sert avec l'accent de la vérité la plus crue (et la plus tue, jusque là), est un signe de plus de la fourberie des enquêteurs réunis pour accabler un pauvre vieillard innocent ?

Mais chacun sait - et Reymond le premier - qu'il n'y a jamais eu de secrétaire noyée dans le port de Dieppe. En revanche, il y a bien eu une institutrice anglaise, amoureuse des randonnées à bicyclette et y consacrant ses vacances ; une institutrice nommée Janet Marshall, qui croisa malheureusement le chemin d'un sadique, du côté d'Amiens (c'était fin août 1955). Et la police, après avoir suivi mille pistes accessoires, finit par mettre la main sur le coupable, après tout de même cent trente-huit jours d'enquête. Il se trouve que cette jeune femme exerçait dans la ville où résidaient les Drummond. Et alors ? Carignon habite tout près d'ici : allez-vous en tirer la conclusion que j'épouse ses thèses ? Que nous sommes copains comme cochons ?

Mais suivons un instant le raisonnement reymondien, et admettons le coup de la secrétaire : peut-on alors imaginer une seconde que les espions venus du froid auraient attendu trois ans pour aller exécuter, à Dieppe ou ailleurs, une collaboratrice proche du savant, et donc vraisemblablement détentrice de ses secrets, petits ou grands ? Allons, c'est tout juste une gaminerie. Bon, je vais tout de même faire un geste, je consens, pour faire plaisir à Reymond, à dire que la malheureuse Janet Marshall fut retrouvée noyée, avec son vélo, dans le port d'Amiens. Et que les Picards me pardonnent.

Et vous voyez la méthode, qui peut décourager la bonne foi : pour contrer une seule parole proclamée d'Évangile, il faut tout un texte de preuves contraires.
Mais poursuivons : le fieffé mensonge à propos de la "secrétaire de Drummond", qui figure en toutes lettres dans la nouvelle requête de nos compères Dominici-Reymond ( "Lettre ouverte pour la révision", ouvrage opportunément paru, c'est sans doute une coïncidence, au milieu de l'incroyable battage médiatique ayant accompagné le tournage, puis la diffusion du téléfilm de TF1) est dénoncé avec véhémence, en direct, sur Odyssée, au cours de l'émission "L'affaire Dominici, ses mystères, ses impasses, ses mensonges" (28 novembre 2003). Jean-Charles Deniau démontre, pour de trop rares téléspectateurs hélas, l'inanité de ce minable ragot, avec des preuves irréfutables. Mais l'ineffable Collard, en face, ne se démonte nullement (comme tout avocat, il a réponse à tout, n'est-ce pas) : "Il n'a jamais été procédé par voie d'affirmations". Et Reymond de renchérir : "C'est une question... Je ne fais que poser une question". Et Collard croit clouer le bec de Deniau : "On a demandé à la Commission [de révision] d'aller vérifier ce point... elle n'a pas cherché à répondre". Eh bien, repassez-vous l'émission d'Yves Calvi ("C'est dans l'air"), citée au départ de cette incidente, et vérifiez par vous-mêmes si Reymond procède par questions, ou par péremptoires affirmations...

Et maintenant, à propos de preuves, voyons quelques textes que le petit-fils a oublié de mettre en ligne, avec ou sans copyright. Simple oubli, je vous assure, car il va de soi que le peuple français a déjà innocenté Dominici. Ces textes, ce sont les avis que le Préfet souhaitait recueillir auprès des élus les plus proches des lieux du triple crime. Écoutons-les donc, s'adresser à nous, d'outre-tombe :




I. Mairie de Peyruis                                   République française


                                                                                          le Maire de Peyruis

                                                                                      à Monsieur le Sous-préfet Forcalquier

En réponse à votre lettre confidentielle par laquelle vous me demandez de vous faire connaître la réaction de la population touchant à la libération de Gaston Dominici, il apparaît que celle-ci en général s'abstient de tout commentaire, surtout en raison de la grande sympathie qu'elle porte à la famille de Clovis Dominici décédé, c'est-à-dire à sa veuve, sa fille, son fils et son gendre.Néanmoins il ressort une impression de mécontentement qui se manifeste discrètement.

Veuillez agréer,...
                                                                                                                             Le Maire,

                                                                                                                                Jourdan
      



II. Mairie de Ganagobie                             République française
Le 19 juillet 1960
CONFIDENTIEL le Maire de Ganagobie à
Monsieur le Sous-préfet de Forcalquier

Comme suite à votre demande de renseignements concernant la libération de Gaston Dominici, j'ai l'honneur de vous informer que les quelques habitants qui demeurent à Ganagobie sont hostiles à cette libération.

Veuillez agréer,...
                                                                                                                                 Le Maire
                                                                                                                                  Garcin




III. Mairie de La Brillanne



Objet : Libération  
de G. Dominici 




 République française   



Monsieur le Sous-préfet  
de Forcalquier





                        
           

 La Brillanne le 21 juillet 1960



         
Comme suite à votre lettre du 16 courant, j'ai l'honneur de vous faire connaître les réactions de la population devant la récente libération de Gaston Dominici.On ne s'explique pas ce geste de mansuétude inconsidérée.S'il y a eu erreur judiciaire, dit-on, ou s'il existe quelque doute sur la véritable culpabilité du vieux Dominici, que cela soit dit clairement.Car jusqu'à preuve du contraire, pour la grande majorité le jugement de la cour d'assises de Digne reste valable ; et G. Dominici demeure aux yeux de tous un abominable assassin. En particulier, le meurtre d'une innocente petite fille, affolée et implorante, le fait apparaître comme une sauvage brute, dénuée de tout sentiment humain, un vrai monstre.
À lui seul ce forfait est inexpiable.


On a invoqué le grand âge du vieillard ; mais s'il y a lucidité l'âge ne saurait être une excuse, ni pour commettre un crime, ni pour échapper à son juste châtiment.
Il y a aussi le scandale de la Presse qui fait jouer au sinistre vieillard le rôle d'une grande vedette. De longues colonnes lui sont consacrées. De multiples photographies s'étalent complaisamment en première page et montrent au monde entier scandalisé le ricanement cynique du "libéré".

Et c'est à peine, si ces mêmes journaux mentionnent au même moment la disparition du très grand savant qu'a été le Duc de Broglie !(1)
Enfin, que dire de ces foules qui accourent à nouveau sur les lieux du crime, attirées par une curiosité morbide et à la recherche de troubles sensations ?
En conclusion, la libération inconditionnelle de Gaston Dominici est vivement critiquée par l'ensemble de la population. Cette libération qui bafoue la justice et révolte les consciences est, de l'avis unanime, une lourde erreur morale et psychologique.




Le MaireGranier


IV. Département des Basses-Alpes                       République françaiseMairie de Lurs Le 23 juillet 1960
Le Maire de Lurs
Confidentiel à Monsieur le Sous-préfet de Forcalquier
Monsieur le Sous-préfet,
Comme suite à votre lettre du 16 juillet écoulé, j'ai l'honneur de vous informer que la libération de Gaston Dominici a produit une certaine effervescence dans ma commune, où les esprits qui lui sont hostiles sont loin de se calmer.La population n'arrive pas à comprendre les motifs qui ont pu amener la libération du condamné, coupable du triple crime de Lurs.Á la suite de cette libération qui, aux yeux de tous, n'aurait jamais dû avoir lieu, il serait souhaitable qu'une résidence hors de la commune de Lurs soit imposée à Gaston Dominici.

Pour ma part, j'entends dégager ma responsabilité de tout événement malheureux qui pourrait se produire à la suite du retour du vieux condamné à la Grand'Terre à Lurs.


Croyez, Monsieur le Sous-préfet,……..
                                                                                                                                  Le Maire,

                                                                                                                                  Estoublon




Note

(1) Mort le 14 juillet 1960, Maurice de Broglie (Paris, 1875), d'abord militaire de carrière, puis devenu l’un des grands maîtres français de la physique expérimentale, était un de ces esprits supérieurs dont chaque siècle ne possède que peu d'exemples.




Puisse ce rafraîchissement de mémoire n'être pas inutiles


http://www.samuelhuet.com/affaire-dominici/68-enquete-grace.html









Autre Document du même site :


On constate ,à la lumière de ces textes, que la culpabilité de Gaston était bien ancrée dans l'esprit de ceux qui l'avaient
cotoyé .

et que les autorités craignaient des désordres ...Une gerbe pour les victimes ,mais point de slogan pro Gaston ,à ma connaissance du moins .

Voilà bien qui répond à certains questions pour ceux qui crient aujourd'hui à l'innocence de Gaston .
_________________
Cordialement .


Dernière édition par Nicolas le 2016-08-07, 16:09; édité 3 fois
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MessagePosté le: 2009-01-18, 18:15    Sujet du message: Publicité

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Bonanza
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MessagePosté le: 2009-01-18, 20:51    Sujet du message: Le retour de Gaston après son élargissement . Répondre en citant

Bonsoir à tous.
Salut Nicolas.


Comment fais-tu pour voir que Gaston a été élargi? ( De tour de taille ? )

Je verrais plutot un Gaston amaigri!

Salutations.
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Nicolas


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Inscrit le: 02 Déc 2008
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Localisation: rhone-alpes
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MessagePosté le: 2009-01-19, 02:04    Sujet du message: Le retour de Gaston après son élargissement . Répondre en citant

salut Bonanza,

Comme tu dis Gaston est amaigri ,mais si tu observes bien son oeil ,il est encore "d'attaque" le" partriarche" .

En tout cas son retour a du faire jaser plus qu'on croit dans les chaumières du canton . 

Et  comme je le disais il y a peu ,où sont les comités de soutien en sa faveur ?
_________________
Cordialement .
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Bonanza
Invité

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MessagePosté le: 2009-01-20, 08:38    Sujet du message: Le retour de Gaston après son élargissement . Répondre en citant

Bonjour à tous.

Salut Nicolas.


L'élargissement de Gaston ( dans le sens de la largeur? ) lu a permis

de ne pas être raccouci ( dans le sens de la hauteur! )

Comme quoi le vie ne tient que par un fil!

( A couper le beurre ? )


Salutations.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:41    Sujet du message: Le retour de Gaston après son élargissement .

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