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l'Affaire Dominici-Le crime de Lurs
La vérité sur le triple crime le plus célèbre .

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Le témoin Jean-Baptiste BOSSA

 
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gorenflo


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MessagePosté le: 2012-12-21, 10:22    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonjour à tous, 


Et si nous parlions un peu de Jean-Baptiste BOSSA ? Voici encore un témoin qui se manifeste au moment de la contre-enquête et auquel Chenevier accorde un certain crédit. A la différence des Morin, Bossa n'est jamais apparu dans la première partie de l'enquête menée par Sébeille. 


Il adresse une lettre au Procureur Général près la cour d'appel de Paris, en date du 22 janvier 1956. Il lui explique que c'est le seul moyen qu'il a trouvé pour essayer d'entrer en contact avec Chenevier. Il ajoute qu'il est actuellement détenu à la maison d'arrêt de Nîmes. 


Jean-Baptiste BOSSA est né le 4 avril 1909 à BARGE -Italie- de nationalité française par naturalisation. Il a été condamné à 20 ans de travaux forcés pour avoir assassiné le 8 mars 1950, au bar " la Coupole" à Marseille, sa maîtresse SICCARDI Simone, née FABU, âgée de 26 ans. Cette peine a été prononcée le 23 octobre 1951. Le 7 décembre de la même année, Bossa a été transféré à la maison d'arrêt de Digne pour une affaire de "détournement d'objets". Il est resté à Digne jusqu'au mois de mai 1953 puis a réintégré les Baumettes à Marseille avant d'être envoyé à Nîmes. 


Chenevier l'auditionne le 10 février 1956. Bossa commence par expliquer qu'avant son arrestation, il faisait du commerce de bestiaux et qu'à ce titre il lui était arrivé de se rendre sur des marchés des Basses-Alpes, dont Aubignosc. Il a eu l'occasion d'y croiser Gaston et Gustave Dominici et indique qu'il les connaissait de vue. Il ajoute que Gustave, durant sa détention, a reçu presque journellement des visites de membres de sa famille avec lesquels il s'entretenait au parloir. Il précise que dans ces petites maisons d'arrêt, le règlement est moins strict que dans les établissements plus importants. Parfois, le parloir se déroule hors la présence d'un gardien. 


Bossa précise aussi qu'il a déjà voulu faire part de ses révélations :


 "A maintes reprises, depuis que j'ai appris que l'enquête était reprise, j'ai écrit, mais en vain, aussi bien au Parquet de Digne qu'au Parquet Général d' Aix en Provence, qu'au ministère de la Justice. Ce n'est que ma lettre du 22 janvier 1956 adressée à M. le Procureur Général à Paris qui a pour résultat votre venue à Nîmes.
Tout ce que je vais vous dire, j'en ai déjà fait part verbalement à M. le juge Périès, environ 15 jours ou trois semaines avant les assises de Digne. Ce magistrat était, à l'époque, venu visiter la maison centrale de Nîmes. M'apercevant dans l'atelier des tailleurs, nous avons bavardé pendant 3/4 d'heure environ. Je ne lui ai pas caché, en conclusion de notre conversation, que j'étais convaincu de la culpabilité de Gustave Dominici et de son père. Vous pouvez vous renseigner également auprès du surveillant Coulet de la prison de Digne à qui, à plusieurs reprises, j'ai exprimé ce même sentiment". 


Bossa ajoute qu'il n'a reçu aucune confidence de Gustave. A plusieurs reprises, se tenant assis sur le lavoir, au soleil, qui se trouve "contre la fenêtre grillagée du parloir", il a surpris des "bribes de conversation". Il précise qu'il se tenait à deux mètres environ des intéressés, la fenêtre se trouvant dans le dos des visiteurs. 


Qu'a -t-il entendu ? Dans un prochain post si la fin du monde n'a pas lieu. 


Cordialement. 
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MessagePosté le: 2012-12-21, 10:22    Sujet du message: Publicité

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Nicolas


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MessagePosté le: 2012-12-21, 12:13    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonjour Gorenflo ,
Je te lis depuis Bugarach , pour l'instant tout va bien .
Exposé de main de maître cette histoire Bossa à laquelle, pour ma part ,  j'avais souscrit en partie malgré les allégations de ceux qui la
rejetaient en son temps !


Bossa dit :

Citation:
Périès, environ 15 jours ou trois semaines avant les assises de Digne. Ce magistrat était, à l'époque, venu visiter la maison centrale de Nîmes. M'apercevant dans l'atelier des tailleurs, nous avons bavardé pendant 3/4 d'heure environ. Je ne lui ai pas caché, en conclusion de notre conversation, que j'étais convaincu de la culpabilité de Gustave Dominici et de son père


Certainement qu'à 15 jours du procès , le juge n'avait pas envie de recommencer son dossier pour le tribunal .Je ne vois pas pourquoi Bossa se serait gêné d'écouter, sinon d'espionner,  les conversations de l'homme le plus exposé médiatiquement du moment ?Certes, nous avons lu qu'on lui prêtait des intentions intéressées , mais est- ce une raison suffisante pour que tout ce qu'il dise soit faux ? Attendons la suite ...-




s
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Cordialement .


Dernière édition par Nicolas le 2012-12-23, 14:09; édité 1 fois
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Tartarin
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MessagePosté le: 2012-12-22, 18:23    Sujet du message: J.B. BOSSA (Rappel)... Répondre en citant

Bonjour,

 L'article de presse de l'époque :
Citation:




TARTARIN
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Nicolas


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MessagePosté le: 2012-12-22, 18:58    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonsoir Tartarin , ce document nous permet de connaître un peu Bossa . Vous avez beaucoup de documents intéressants . merci pour celui ci encore .
_________________
Cordialement .


Dernière édition par Nicolas le 2012-12-22, 21:54; édité 1 fois
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Tartarin
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MessagePosté le: 2012-12-22, 19:08    Sujet du message: J.B. BOSSA (Rappel)... Répondre en citant

Bonsoir,

Modestement, dans mon petit coin, depuis 40 ans, je rassemble tout ce que je peux...

Cordialement,

TARTARIN
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gorenflo


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MessagePosté le: 2012-12-23, 09:28    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonjour à tous, 

De retour du néant. 


Venons-en à ce qu'a entendu Bossa. Il dit qu'une première fois, il a retenu une phrase de Gustave alors qu'il avait compris que celui-ci parlait de "l'enfant Drummond" : 
" Si je l'avais laissée au puisard, on n'aurait pas eu la peine de toujours nier des choses". Il a été question ensuite d'égratignures dont il se réjouissait que personne en avait fait la remarque. Le mot blessure a également été prononcé." 


Bossa précise ensuite qu'Yvette venait quasiment tous les jours et que les propos qu'il rapporte ont pu être prononcés lors de visites différentes. 


" Il a été question aussi d'une bague cachée mais qu'il n'y avait rien à craindre de ce côté-là. C'est Yvette qui a donné cette assurance. 
J'ai également entendu Yvette dire à son mari : " sois tranquille, Zézé ne parlera pas " puis, " souviens toi de ce que ton père a dit ; si quelqu'un parlait, il n'épargnerait personne". 
Une autre fois, j'ai entendu Yvette dire : " Qu'est ce que vous aviez dans la tête, qu'est ce que vous pensiez faire avec ces papiers. Ils sont brûlés". 


J'ai tellement été surpris que je me suis penché à la fenêtre et j'ai compris pourquoi tous deux parlaient si librement. Le surveillant n'était pas dans le couloir qui sépare le parloir.
Je me souviens aussi qu'il a été question de chaussures et d'un pantalon de Gustave mais je n'ai pas saisi exactement le sens de cette phrase.


Une autre fois, j'ai cru comprendre que Gustave avait eu l'intention d'aller repêcher la carabine mais à chaque fois il en a été empêché et ce sont les traces de ses allées et venues dans les parages du trou d'eau qui auraient attiré l'attention d'un des enquêteurs et que la crosse de cette arme fut aperçue émergeant ou faisait presque surface alors qu'elle était fichée dans le trou d'eau, tout au moins c'est ce que j'ai cru comprendre. D'après tout cela, ce serait je pense Gustave Dominici qui aurait jeté l'arme mais pas assez loin. Il avait en tous cas le regret de n'être pas arrivé à ses fins car si la carabine avait été bien cachée " tout cela ne serait pas arrivé"....."


Je dois m'arrêter là. A bientôt pour la suite.


Cordialement.
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Nicolas


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MessagePosté le: 2012-12-23, 19:23    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonsoir Gorenflo ,
Bonsoir à tous ,
j'avoue que le dernier paragraphe me laisse dubitatif ..

Citation:
Une autre fois, j'ai cru
comprendre que Gustave avait eu l'intention d'aller repêcher la carabine mais à chaque fois il en a été empêché et ce sont lestraces de ses allées et venues dans les parages du trou d'eau qui auraient attiré l'attention d'un des enquêteurs et que la crosse de cette arme fut aperçue émergeant ou faisait presque surface alors qu'elle était fichée dans le trou d'eau, tout au moins c'est ce que j'ai cru comprendre. D'après tout cela, ce serait je pense Gustave Dominici qui aurait jeté l'arme mais pas assez loin. Il avait en tous cas le regret de n'être pas arrivé à ses fins car si la carabine avait été bien cachée
" tout cela ne serait pas arrivé"....."



Ce que dit Bossa n'est pas clair . Il "pense" que Gustave  a pu jeter l'arme et il n'est certain de rien . On peut penser qu'il a lu tout
 ceci dans la presse, car il n'en sait pas plus qu'elle sur ces sujets alors que des conversations privées sur ce thème et entre les principaux interessés auraient dû lui en apprendre bien plus  . De plus , je vois mal Yvette s'étendre au parloir sur ce type de conversation  . Ces détails là , ils ont eu l'occasion d'en parler entr'eux cent fois et bavasser là- dessus   dans un parloir aurait été bien imprudent .

Jusque là Bossa n' a pas le détail qui fait mouche ..il brode .


_________________
Cordialement .
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Tartarin
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MessagePosté le: 2012-12-23, 19:59    Sujet du message: J.B. BOSSA Répondre en citant

Bonsoir,

Voir si les détenus de la Maison d'Arrêt de Digne avaient accès aux journaux à cette époque-là ? (Règlements de l'Administration Pénitenciaire)

Logiquement, à partir d'une certaine époque que je ne connais pas, seuls les détenus condamnés en Maison d'Arrêt ou en centrale pénitenciaire avaient accès aux journaux.

Les détenus en détention préventive ou détention provisoire, les passagers ou transférés n'avaient pas accès aux journaux.

Selon certaines sources cela dépendait de plusieurs facteurs (Dimensions de l'établissement, types de peines, Directeur "conciliant, détenus favorisés, etc...)

A mon avis BOSSA a brodé, ce qui le discréditera indiscutablement.

Mais là j'insite, il n'a pas pu tout inventer ou lire dans la presse s'il avait accès aux journaux !!!

Et s'il avait lu ses déclarations dans les journaux, où les journaux auraient-ils pris ces informations  ???

TARTARIN
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gorenflo


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MessagePosté le: 2012-12-23, 22:03    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonsoir à tous, 


Il est certain qu'on peut longuement s'interroger sur les déclarations de Bossa. Certaines sont assez obscures. Pourquoi, par exemple, Gustave aurait-il été dire qu'il aurait dû laisser la petite Elizabeth au puisard, ce qui aurait fait qu'il n'aurait pas eu "à nier toutes ces choses" ? De quelles choses aurait-il voulu parler à cet instant ? 


Au moment où Bossa est en mesure d'espionner Gustave, c'est à dire entre octobre et décembre 1952, qu'a-t-il donc eu à nier, Gustave ? Il a surtout nié le lieu de sa rencontre avec Olivier, ce qui lui a valu sa garde à vue à la gendarmerie de Forcalquier. Pour le reste, bien entendu, il a raconté qu'il n'avait rien vu ni rien entendu, sauf des coups de feu, mais en quoi a-t-il dû "nier toutes ces choses" ? Il a reconnu, sans grande difficulté semble-t-il, qu'au moment où il avait "découvert" Elizabeth, celle-ci était encore vivante. Et surtout, quel rapport avec la petite Elizabeth, ou quelqu'un d'autre, près du puisard ? 


Si cette "confidence" de Gustave à sa femme était intervenue plus tard, après Novembre 1953, on aurait pu penser que Gustave parlait plutôt de lady Anne qu'il aurait dû laisser près du puisard. Car, à cette date, Gustave a eu à subir la déclaration de Ricard, de Roure, de Clovis et Boyer sur le déplacement de Anne . On pourrait alors extrapoler un peu et dire que Gustave aurait pu déplacer lady Anne en deux temps, une fois depuis le puisard jusqu'à la position parallèle à la voiture puis de là jusqu'à la position perpendiculaire découverte par les gendarmes. 


Mais en novembre ou décembre 1952, le déplacement du cadavre de lady Anne est inconnu de tout le monde. Ricard ne sera entendu qu'en 1953. 


Quant à un hypothétique déplacement d'Elizabeth du puisard vers le talus ou ailleurs, personne n'en a jamais parlé à cette époque. Sébeille, dès le départ, avance la fuite à pied d'Elizabeth. Et Constant penche, pour sa part, pour un transport d'Elizabeth mais cela il l'écrit dans son rapport de mai 1953.


Et puis, il est vrai que l'on s'étonne un peu de conversations aussi précises, sans grandes précautions, sur un sujet aussi brûlant.  


D'un autre côté, lorsque Bossa déclare qu'il s'est entretenu avec le juge Périès de cette affaire, on a un peu de mal à penser qu'il invente. Car enfin, Bossa ne peut pas savoir si cela sera vérifié ou non. Il se trouve que ça ne l'a pas été, du moins en procédure. Mais cela, Bossa ne pouvait pas le savoir. Et s'il y avait eu vérification et dénégation du juge Périès sur ce point, Bossa serait passé pour un sinistre plaisantin. Ce qui n'était pas du tout son objectif ainsi qu'on pourra le voir plus tard. 


Donc, une fois de plus, nous sommes bons pour nous interroger.


Cordialement. 
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Nicolas


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MessagePosté le: 2012-12-23, 23:03    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonsoir ,

à ce moment du témoignage de Bossa nous pouvons noter, sans crainte de nous tromper,  qu'il a certainement discuté de cette affaire aves les co-détenus qui arrivaient de l'extérieur . On imagine sans mal que les hypothèses allaient bon train dans leurs conversations sur le sujet du moment . Oublions la presse qui, elle,par contre,
 a bien dû instruire les nouveaux co-détenus, qu'on imagine très sollicités à leur arrivée comme porteurs des dernières nouvelles .

Gorenflo met bien en exergue une chronologie quelque peu bizarre . Comme il écrit , Gustave n'est aucunement inquiété en 52 par la mare de sang près du puisard ,
 pas plus qu'avec le déplacement du corps d' ANne . Donc, il ne peut encore parler "d'ennuis" avec cet épisode .
 Par contre, Bossa pourrait très bien confondre ce qui se serait  dit en nov 52 au parloir avec ce qui s'est dit et écrit par la suite , en particulier au moment
des aveux et du procès . Là encore les discussions et les hypothèses ont dû aller bon train dans la prison .

Ce qui induit une fois de plus une influence  plus "extérieure" à ses propos que de parloir, semble -t-il ..  

Donc, pour l'instant je vois que nous  sommes tous d'accord : Rien de très précis pour ébranler une conviction . Sauf erreur de ma part .

Amicalement .
_________________
Cordialement .
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Tartarin
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MessagePosté le: 2012-12-24, 07:22    Sujet du message: J.B. BOSSA Répondre en citant

Bonjour,

Mais moi, comme je ne cesse de le répéter, il n'y a pas de fumée sans feu...

TARTARIN
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gorenflo


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MessagePosté le: 2012-12-24, 09:42    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonjour à tous, 


Suite des déclarations de Bossa : 


Il fait part de son étonnement de voir que Gustave, pour une affaire tout de même assez peu grave (la non-assistance à personne en péril) a jugé bon de prendre deux avocats marseillais. Il ajoute : 


" Sans pouvoir mieux vous préciser mes déductions, les bribes de phrases entendues sont à mes yeux suffisantes pour être certain que Gustave a également des responsabilités dans le crime de Lurs. 
Je vous ai dit la vérité et ne crains pas d'être entendu par le magistrat instructeur sur ces faits. Je ne pourrai que lui confirmer ce que je viens de vous dire. Je ne poursuis aucun but en vous faisant part de ce que je sais (là-dessus, prudence). Simplement que ce crime est trop atroce pour qu'il ne soit pas tiré au clair. Je m'offre aux confrontations qui peuvent se révéler nécessaires. "


Sa déclaration terminée, Bossa reprend la parole pour préciser que lui revient un autre point en mémoire :
 
" De l'ensemble des conversations surprises, j'ai nettement compris qu'il y avait eu des discussions avec les Drummond au sujet de leur installation pour la nuit. J'ai l'impression, des propos entendus, qu'ils avaient dû s'installer d'abord à un tout autre endroit que celui où ils se sont fixés en dernier lieu. Ils sont certainement allés à la ferme. Enfin, cette discussion qui aurait eu lieu entre les Drummond et les femmes de la ferme, au sujet du choix de leur installation, aurait fait l'objet de commentaires dans la soirée avec les hommes, c'est à dire avec Gaston et Gustave Dominici - que ceux-ci seraient allés voir les Drummond et qu'en définitive, toujours mécontents l'un ou l'autre ou ensemble, ils seraient revenus avec la carabine pour les chasser et c'est ainsi que "l'accident" se serait produit."


Bossa termine par ces mots : " Je suis certain de ce que je vous dis. C'est en rapprochant tout ce que j'ai entendu que j'ai pu rétablir l'impression que je vous communique. Je n'invente pas, soyez en certain". 


A ce stade, il est vrai que Chenevier doit tout de même se poser quelques questions. Il ne peut se boucher les oreilles mais il doit bien se demander si tout cela est vraiment solide. 


Cette audition a donc lieu le 10 février 1956. Nul doute sur le fait que Carrias en est informé immédiatement. Le 20 mars, il envoie une commission rogatoire au doyen des Juges d 'Instruction de Nîmes pour demander que Bossa soit entendu, sans prestation de serment, à titre de simple renseignement. Il demande aussi que soit vérifié si dans le dossier de l'administration pénitentiaire existent des éléments se rapportant à l'état psychiatrique de l'intéressé. 


Le 31 mars, Bossa va être ré-entendu par le juge Laguens de Nîmes. Il répète dans quelles conditions il a pu saisir des bribes de phrases. Il poursuit : 


" Une fois, Yvette a reproché à son mari que lorsqu'il portait la petite Drummond dans ses bras, il ne l'ait pas jetée dans la Durance".  Crying or Very sad
Il avait été question, une autre fois, d'une bague que l'on ne retrouverait pas. J'avais appris que lorsque Gustave Dominici sortait la nuit, il portait toujours la carabine. Il avait été également question d'un pantalon taché de sang appartenant à Gustave Dominici. Sa femme avait dit à Gustave : " Si on avait pu retrouver le pantalon, on n'aurait pas pu nier". J'ai entendu dire également que si quelqu'un parlait, le père, Gaston, ferait subir le même sort à ceux qui parleraient. C'est Yvette qui avait dit cela à Gustave. Ils parlaient rarement du vieux Gaston. Le père, Gaston, paraissait être redouté. J'ai entendu dire aussi par Yvette que Gaston reprochait à Gustave d'avoir fait appel, que cela risquait d'attirer des complications."


Bossa revient ensuite sur le fait qu'il a discuté de ses impressions avec le gardien Coulet, toujours en fonction à Digne. 


Il précise sa pensée sur l'affaire : " Je puis ajouter qu'au cours de la conversation où Yvette avait reproché à son mari de ne pas avoir jeté la fillette dans la Durance, ils avaient tenu des propos qui m'avaient fait penser que c'était Gustave qui avait tiré mais que c'était le vieux Gaston qui avait assommé la petite. "


Pour finir, Bossa précise que les conversations étaient tenues en patois qu'il parlait pour avoir été marchand de bestiaux dans la région pendant plusieurs années. 


Le même jour, Bossa va adresser un courrier au juge Carrias et "dévoiler ses batteries". 


Dans un prochain post. 


Cordialement. 
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Tartarin
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MessagePosté le: 2012-12-24, 10:17    Sujet du message: J.B. BOSSA Répondre en citant

Re,

C'est avec grande attention que je lis ces mots de Gorenflo !

Si Bossa est crédible à 90 % on comprend mieux toute l'affaire...

Cela nous remet en mémoire que selon les rumeurs locales persistantes (même aujourd'hui) et proches des Dominici, Gustave serait l'auteur des coups de feu et Gaston de l'assassinat de la fillette, Zézé ayant joué un rôle "d'assistant"...

Je mets en avant cette histoire de bague que l'on retrouve dans d'autres témoignages...

Précédemment il était question de "papiers" que l'on aurait récupéré dans la Hillman ?, puis que l'on aurait fait brûler ?
(Les autres papiers restants dans la Hillman ont été remis au Consulat de Grande-Bretagne mais personne ne sait ?... ce qu'il y avait écrit dedans...)
A propos de l'attention que l'on pourrait porter à :

- Bijoux
- Montres
- Papiers

Il faut se remettre dans le contexte de l'époque, les bijoux & montres étaient des objets de luxe pour le monde paysan.
Les bijoux vu leur rareté surtout s'ils avaient un aspect particulier, étaient convoités...
De plus, les montres-bracelet étaient relativement nouvelles sur le marché, les montres dites "de gousset" commençaient à laisser la place aux montres-bracelet...

Quand aux papiers dactylographiés, à l'époque surtout pour le monde paysan, ça représentait une certaine valeur ou curiosité (Aujourd'hui les papiers dactylographiés dans les poubelles ou perdus dans les rues on y marche et roule dessus sans y prêter attention... sauf moi !!!...)

On s'éloigne des témoigages Bossa ?
Mais pas vraiment...

TARTARIN
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Nicolas


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MessagePosté le: 2012-12-24, 10:26    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonjour à tous ,
Bonjour Gorenflo :

Bossa dit :

Citation:
"  ...   m'avaient fait penser que c'était Gustave qui avait tiré mais que c'était le vieux Gaston qui avait assommé la petite.
Encore une fois il ne transmet aucun propos significatif qui pourrait accuser l'un ou l'autre . Il pense de nouveau que ...Mais il ne nous dit toujours pas sur quoi il fonde son impression . Pas de mot précis , pas de paroles de la part d'yvette qui dise clairement les choses ..Jusqu'à maintenant il n'a rien entendu de plus que ce qui se disait alors en dehors de ce parloir ..

Mais c'est très intéressant à lire . merci .
Amicalement



_________________
Cordialement .
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Tartarin
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MessagePosté le: 2012-12-24, 11:16    Sujet du message: Re: J.B. BOSSA Répondre en citant

Re,
Tartarin a écrit:
Cela nous remet en mémoire que selon les rumeurs locales persistantes (même aujourd'hui) et proches des Dominici, Gustave serait l'auteur des coups de feu et Gaston de l'assassinat de la fillette, Zézé ayant joué un rôle "d'assistant"...



Ce qui précède n'a rien à voir avec ce qui s'est dit ou pas dans cette affaire ou sur les forums consacrés à cette affaire.

Ce qui précède est la synthèse de ce que j'avais recueilli sur place sur ce qu'il se disait et se dit toujours dans les "chaumières" proches de Lurs...

TARTARIN
24 Décembre 2012
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gorenflo


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MessagePosté le: 2012-12-24, 11:41    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Sur le rôle de chacun, il faut voir aussi que lorsque Bossa indique que c'est Gustave qui aurait jeté la Rock Ola dans la Durance, on peut interpréter cela dans un sens qui désignerait plutôt Gustave comme auteur des coups sur Elizabeth. Il donne les coups, la carabine se casse, il la jette.  


Dans une hypothèse de Gaston portant les coups et cassant la carabine, rien n'empêche, évidemment, que Gustave jette les morceaux mais alors il était vraiment aux premières loges. 


D'ailleurs, toujours dans les propos de Bossa, il est désigné comme étant celui qui a porté la petite Elizabeth. 


Cordialement. 
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velosolex


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MessagePosté le: 2012-12-24, 11:54    Sujet du message: Bossa Répondre en citant

 Bonjour messieurs du forum
Croyez-vous qu'en Novenbre Décembre ,les fenêtres du parloir de la prison de Digne restent ouvertes ?  Est-ce qu'un "écouteur" (Bossa) aurait pu se trouver là systématiquement à chaque visite ?  Le fait de parler patois - et nécessairement à voix basse - ne devait pas faciliter la compréhension et par contre attirer l'attention du gardien au parloir.  Une jeune femme de 20 ans ( yvette en 1952 ) connaissait-elle suffisamment les finesse de cette langue pour s'exprimer clairement sur les détails du crime ?  Et quel besoin de déballer tout ça au moment de la détention - deux mois - alors qu'on pouvait en discuter tranquillement à la maison un mois plus tard ?  Gaston n'êtant accusé que de non assistance, je crois.       Je suis septique au sujet u témoignage de Bosa.

      Meilleures salutations        Vélosolex
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pirecanto
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gorenflo


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MessagePosté le: 2012-12-24, 12:12    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Evidemment, cela fait partie des questions que l'on peut se poser. Que la fenêtre du parloir soit ouverte, cela a pu se produire quelquefois. Bossa dit que, ces jours-là, il était assis au soleil sur un lavoir. Donc, la fenêtre à côté de lui recevait aussi du soleil et en octobre ou novembre (plus rarement en décembre) il peut y avoir de belles journées. Mais il est certain que ce n'était pas le cas tous les jours. 

De toutes les façons, Bossa ne dit pas qu'il a assisté à des conversations tous les jours. En fait, il ne précise pas le nombre de fois, même de manière approximative. 


Mais il est bien certain que le nombre d'informations reçues par Bossa, dans ces conditions, est surprenant. Surtout pour un sujet aussi sensible. Car, même s'ils avaient dû en parler, on peut penser que Gustave et Yvette l'auraient fait à voix basse. En fait, il est possible que Bossa ait entendu deux ou trois bricoles et qu'il ait brodé ensuite là-dessus. On va voir qu'il avait aussi d'autres intentions. 


Cordialement. 
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Nicolas


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MessagePosté le: 2012-12-24, 12:44    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonjour à tous .

Mettons nous pour l'instant dans la peau des autorités , ils n'ont pas de quoi faire un procès en  révision avec ça .
.
Gorenflo écrit :

Citation:
En fait, il est possible que Bossa ait entendu deux ou trois bricoles et qu'il ait brodé ensuite là-dessus


Oui,il a pu broder à la lumière de ce qui se disait et des questions que tous se posaient à cette époque ..


 Tartarin écrit :
Citation:
Cela nous remet en mémoire que selon les rumeurs locales persistantes (même aujourd'hui) et proches des Dominici, Gustave serait l'auteur des coups de feu et Gaston de l'assassinat de la fillette, Zézé ayant joué un rôle "d'assistant"...



Scénario possible et qui peut s'expliquer .

Quant au vol des "bijoux " et autres documents , il est possible qu'après coup les Dominici ait pu penser à subtiliser des objets
 pour faire penser à un vol et en même temps pour enlever ceux qui montraient la ferme , comme le seau de toile mouillé ,
l'appareil photo avec sa pellicule ..
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Cordialement .


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Nicolas


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MessagePosté le: 2012-12-24, 12:56    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

suite ..on ne sait pas si Chenevier a vérifié sur place à Digne , la faisabilité d'un tel espionnage depuis la cour ?
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Cordialement .
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Tartarin
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MessagePosté le: 2012-12-24, 13:02    Sujet du message: J.B. BOSSA Répondre en citant

Re,

Jean-Baptiste BOSSA aurait logiquement 103 ans aujourd'hui.

Peu de chances qu'il soit encore de ce monde ?

Si c'était le cas, là où il se trouve je serai allé l'interroger...

TARTARIN
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Nicolas


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MessagePosté le: 2012-12-24, 21:16    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

103 ans ! ...fugit inexorabile tempus et nous avec  ...
Bonne nuit de Noël .
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Cordialement .
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gorenflo


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MessagePosté le: 2012-12-25, 08:14    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonjour à tous, 


En espérant que vous avez passé une bonne soirée de Noël. Suite et fin des "aventures" de Bossa. 


Un mot tout d'abord sur l'examen psychiatrique qui a été fait en 1950 sur Bossa par le docteur Merland de Marseille. Celui-ci décrit un homme normalement constitué, sans pathologie particulière. Il indique que selon Bossa lui-même, celui-ci aurait eu quelques crises nerveuses depuis 1947 (date à laquelle il s'est "mis en ménage" avec celle qui devait devenir sa victime). Bossa aurait fait part de crises laissant penser, selon ses déclarations, qu'il pouvait être atteint d'épilepsie. Toutefois, aucun symptôme habituel n'a été relevé (ni morsure de la langue, ni incontinence sphinctérienne). Avant le crime, il a tout de même été "embarqué" à deux reprises par la Police pour des scandales qu'il avait faits dans le quartier de la rue Montgrand à Marseille, près de la Préfecture, où travaillait sa maîtresse. 
Il soupçonnait celle-ci de le tromper avec un nommé Flambeau. Une première fois il avait avalé une fiole d'arsenic dans un  bar avant d'être conduit à l'hôpital. Quelques jours plus tard, il avait eu une sorte de crise nerveuse. 
Au bout du compte, le docteur Merland écrit que Bossa ne pouvait être considéré comme en état de démence au moment où il a abattu sa maîtresse mais que sa responsabilité avait été atténuée, dans une certaine mesure. 


En fait , Bossa s'est rendu coupable d'un crime dit "passionnel" sur une femme pour laquelle il avait beaucoup dépensé et investi affectivement et dont il voyait qu'elle était en train de lui échapper.


Donc, à la suite de son audition par le juge Laguens, Bossa rédige une lettre à destination du juge Carrias. Il lui fait part de sa surprise d'avoir été entendu alors qu'il avait " dit à M. le commissaire divisionnaire que tant que l'affaire n'était pas éclaircie, je ne voulais pas être interrogé, à part vous ou M. le commissaire. Je m'excuse mais vous savez dans la situation et lieu où je me trouve ne m'est pas favorable (SIC). Vous savez que dans une Centrale, il y a toute sorte d'individu, que pour un oui ou un non, il joue de suite du couteau (SIC). 
Car tout en témoignant sincèrement, je suis à la merci de ces individus qui déforment tout. C'est un peu pour cela que j'hésite dans mes dépositions. 
C'est d'ailleurs pour cela que aujourd'hui, je vous sollicite une faveur.  (souligné dans le texte). 
J'ai un recours en grâce qui est actuellement au Ministère de la Justice. Si j'obtenais une grâce actuellement, cela me permettrait avec un peu d'appui de sortir en libération conditionnelle. Je serais toujours sous le couvert de la justice et au cas pour une raison quelconque la justice peut à ce moment-là me retirer la faveur qui m'a été accordée et le restant de ma peine me serait accompli de nouveau (SIC). Vous savez que ce n'est pas de maintenant que je m'avance dans cette affaire. 
J'ai toujours dit que si la lumière n'était pas faite à ma libération, je la ferais découvrir !
Veuillez m'excuser et j'espère que vous prendrez ma demande en bonne considération. " 


On ne peut s'empêcher d'être un peu mal à l'aise à la lecture de ce courrier. Que recherche vraiment Bossa ? A faire avancer l'affaire ou ... à sortir de prison ? Lorsqu'il écrit que c'est pour cela qu'il hésite dans ses dépositions, il semble ajouter que s'il était dans des conditions différentes, il en dirait davantage. N'y aurait-il pas marchandage ? 


Le même jour, Bossa écrit une autre lettre, cette fois à Chenevier, dans laquelle il reprend un peu la même argumentation, précisant que s'il était dehors, il pourrait être facilement confronté. 


Le 14 avril, Bossa envoie une nouvelle lettre à Chenevier. Il voudrait bien savoir où en est son affaire. 
Le 3 mai, nouveau courrier, cette fois au juge Carrias. Bossa se plaint que la veille dans le journal Midi Libre, "et les journaux" on lui fait " la réclame de témoin N°1 et accusateur de Dominici". Il demande que le juge intervienne pour le faire transférer à Digne. 


Voilà. Il ne sera plus question dans le dossier de Jean-Baptiste Bossa, hormis sous la plume du Procureur et du juge Carrias en fin d'instruction, dans l'ordonnance de non-lieu. 


Un regret, malgré tout. Dans le dossier n'apparaît aucune mention relative à une vérification du fait que Bossa aurait pu parler avec le juge Périès et, bien entendu, aucune précision sur ce qu'il aurait pu lui dire. De même, pas de transport sur place pour s'assurer des conditions dans lesquelles il avait pu surprendre les conversations. Et pas d'audition non plus du gardien Coulet de la maison d'arrêt de Digne qui aurait pu, lui aussi, faire part d'éventuelles confidences. 


Je crois que les lettres de Bossa n'ont pas joué en faveur d'une prise au sérieux de ce témoin. Sur lequel, de surcroît, il est probable que l'on n'avait pas envie "d'en faire des tonnes". Car à cette époque, on arrive vers la fin de l'instruction et j'ai bien l'impression que tant du côté de Chenevier que de Carrias, on se disait qu'il convenait peut-être d'en finir. 


Prochainement, le point de vue final des magistrats sur ce témoin. 


Bonne journée. 
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Tartarin
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MessagePosté le: 2012-12-25, 08:31    Sujet du message: J.B. BOSSA Répondre en citant

Bonjour,

Encore un NOËL de passé...

Et ça nous rajeunis pas...

Merci pour ces précisions sur BOSSA que l'on attendait avec impatience !
Il m'avait été rapporté par un ami qui fréquentait le quartier de BOSSA que ce n'était pas un malade mental mais que c'était "un caractériel amoureux", facilement impulsif voire imprévisible. 

A mon avis et bien évidemment au moment de ses déclarations vu qu'il en avait trop dit ou pas assez, tout a été fait pour les discréditer ou du moins les orienter afin de les minimiser, l'afffaire étant engluée depuis bien longtemps, fallait pas venir remettre en question tout ce qui avait été dit et...écrit...

Regardez, toutes les avancées de CHENEVIER sont remises en question...

TARTARIN
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Nicolas


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MessagePosté le: 2012-12-25, 08:49    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonjour à tous ,

On comprend  mieux les phrases creuses de Bossa avec une telle espérance de sortie anticipée .

"Sortez moi de là et je vous dirai tout " Dit -il en substance à Chenevier . Il connait "la pointure" du Divisionnaire  et se dit que lui , peut intercéder au plus haut niveau .

 En fait Bossa monaye ce qu'il ne sait pas ! Un vrai Marseillais . Pardon les marseillais honnêtes , mais je me suis fait tellement entuber dans votre ville  que Marseille et arnaque me sont devenus empiriquement un pléonasme !
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Cordialement .
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velosolex


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MessagePosté le: 2012-12-25, 10:37    Sujet du message: Bossa Répondre en citant

Bonjour messieurs du forum
Pourmoi Bossa était un menteur pervers et maladroit.  Et avant tout un assassin.  Ce dont il semble ne plus se souvenir
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gorenflo


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MessagePosté le: 2012-12-26, 11:29    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonjour à tous, 


Suite et fin pour Bossa : 


Tout d'abord, Chenevier reprend évidemment les éléments concernant ce témoignage dans son long rapport clôturant la contre-enquête. C'est dans ce rapport qu'il revient sur la question des "égratignures" et suggère que Gustave et Zézé pourraient être médicalement examinés, compte tenu de la découverte du lambeau de chair sur le pare-chocs. Examen qui aura lieu, plus tard, et ne donnera rien d'intéressant. 


Il demande aussi que des vérifications soient effectuées à propos d'une bague qui aurait pu disparaître de la main de lady Anne ainsi que de sa montre (deux montres seulement ont été récupérées l'une sur le cadavre de sir Jack, l'autre sur celui d'Elizabeth) , en s'adressant aux autorités britanniques qui pourraient rencontrer la mère, Constance WILBRAHAM. Là-dessus, arrivera une réponse qui indique que la mère de Anne est très malade. Sa sœur fait savoir que, très probablement, elle ne pourra donner aucune indication sur cette histoire de montre. 


Il revient aussi sur les déclarations que Bossa prétend avoir faites à Périès et au gardien Coulet : 


" Quoi qu'il en soit, il importe de savoir si vraiment Bossa a rapporté ce qu'il nous a dit à un magistrat de Digne, avant le procès, ainsi qu'au surveillant Coulet de la prison de Digne avec qui il prétend s'être entretenu de l'affaire. Dans l'affirmative, des confrontations s'imposaient à l'époque et sont toujours nécessaires entre ce témoin, Gustave et Yvette Dominici. Ces confrontations auraient aussi pour résultat d'amener Bossa à confirmer et à détailler devant le Magistrat Instructeur ce qu'il nous a dit le 10 février courant". 


Sur ces points, je considère, pour ma part, que Chenevier (qui manifestement règle quelques comptes) a entièrement raison. De deux choses l'une, ou bien on essaye vraiment d'avancer dans cette affaire, tout en conservant la prudence nécessaire face à un témoin comme Bossa, ou bien on décide de ne pas donner de suite, et on voudrait bien savoir pourquoi. Le fait d'interroger Périès ou Coulet ne constituait pas une difficulté particulière. 


Seulement voilà, le juge Périès avait déjà répondu par la négative lorsqu'il avait été question de le confronter avec Gustave, après que celui-ci eut déclaré que Périès ne l'avait pas entendu le 13 novembre. On peut comprendre que Périès n'avait aucune envie de devoir se justifier devant le minable Gustave qui se permettait des accusations incroyables. Mais Sébeille a bien dû le faire, lui ! Et d'ailleurs, il ne s'est pas gêné alors pour dire à Carrias qu'il se sentait humilié par le fait de devoir s'expliquer sur les histoires à dormir debout racontées par le fils Dominici. Mais, en attendant, que ça lui plaise ou non, Sébeille a dû y passer. Or, pour Périès, les choses ont été différentes. Le juge s'est contenté d'envoyer une brève note dans laquelle il écrivait qu'il n'avait aucune intention d'être confronté et cela a suffi : différence de traitement étonnante ! 


On imagine donc facilement que si Carrias avait souhaité accéder à la demande de Chenevier, Périès aurait probablement rué dans les brancards. Mais il n'a pas eu à le faire car aucune demande en ce sens ne lui a été adressée. De même, Coulet n'a pas été entendu. On se demande bien pourquoi. Après tout, comme dit l'autre, tout cela ne mangeait pas de pain. 


On en revient ainsi au point de vue des magistrats, en fin d'information judiciaire. 


Le Procureur de la République de Digne qui a déjà émis des doutes sur les Morin parle de Bossa en ces termes : " Un témoin essentiellement douteux, le nommé Bossa,  condamné aux travaux forcés, dont la responsabilité avait été reconnue atténuée lors de son examen mental, et qui recherche des appuis pour une demande de grâce". 


Quant au juge Carrias : " Attendu que les auteurs du rapport paraissent encore attacher un certain crédit aux déclarations du détenu Jean-Baptiste Bossa qui aurait surpris à la maison d'arrêt, lorsque Gustave y était détenu, une conversation selon laquelle le corps d'Elizabeth Drummond aurait été éloigné "du puisard" pour être transporté en un autre lieu ; mais qu'il s'agit d'un condamné aux travaux forcés dont la responsabilité mentale n'avait pas été reconnue entière lors de son procès en 1950, et qui cherche manifestement aujourd'hui à attirer la bienveillance sur lui au moyen de révélations sensationnelles pour obtenir une mesure de grâce ou son transfèrement à la maison d'arrêt de Digne dont le régime est moins sévère que celui de la maison centrale où il exécute sa peine ; que ses déclarations doivent, en conséquence, n'être accueillies qu'avec une extrême prudence" ....


Et hop ! Bossa à la trappe. Certes, je crois qu'il fallait être, en effet, très prudent avec ce que racontait cet homme. Mais on aurait pu essayer de creuser un peu plus du côté de Périès et de Coulet, ne serait-ce que pour savoir, précisément, si cet homme avait raconté déjà les mêmes choses, s'il avait enjolivé depuis. Mais on n'a pas voulu aller aussi loin. Il était temps de mettre un terme à l'affaire. 


Cordialement. 
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Tartarin
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MessagePosté le: 2012-12-26, 11:55    Sujet du message: J.B. BOSSA Répondre en citant

Bonjour à tous,


gorenflo a écrit:
Et hop ! Bossa à la trappe.

Pour moi, l'affaire avait déjà trop foiré et il ne fallait pas qu'ils se déjugent tous ces braves gens...


Vu sous un autre angle, les élucubrations de Bossa (Et d'autres histoires diverses...) tombèrent aussi à point pour démontrer que l'enquête et l'instruction n'avaient été pas aussi mal menées que les journalistes voulaient bien le dire...

Je me mets à la place de Chenevier... Il devait avoir les boules le super-flic de France !!!

TARTARIN


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MessagePosté le: 2012-12-26, 12:17    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonjour ,

Gorenflo a raison . Ou bien on décide de faire une contre- enquête ou l'on s'en tient à l'enquête . Mais le juge empêche que les blancs (on dit zone d'ombre ) de
l'enquête ne recommencent avec la contre- enquête . On retombe dans les mêmes errements . Décidemment ils étaient incurables et Chenevier , comme dit Tartarin, devait avoir "les boules" .
Ps . je comprendrais mieux que pour une contre -enquête le policier responsable puisse, dans ces cas là ,   passer outre le juge en justifiant ses raisons et en avisant sa hiérachie .
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Cordialement .


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gorenflo


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MessagePosté le: 2012-12-26, 13:46    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Que Chenevier ait eu "les boules", cela ne fait pas le moindre doute. On le sent bien, d'ailleurs, dans son fameux rapport. Il ne l'exprime pas clairement, bien entendu. Mais on comprend, entre les lignes, qu'il en a gros sur la patate et qu'il essaye de faire bouger ce qui lui apparaît comme une forme d'inertie. Et dans les livres qu'il a écrits par la suite, il ne se gêne pas pour donner clairement son sentiment. 


D'un autre côté, il est certain aussi que d'une part les magistrats n'avaient aucune envie de dénoncer, d'une certaine manière, le travail qui avait pu être fait avant novembre 1954 et que, d'autre part, ils n'avaient aucun intérêt à partir, tête baissée, dans n'importe quelle direction sans billes sérieuses. Car cette affaire avait déjà fait suffisamment de scandale, avait suscité de nombreux commentaires négatifs sur le fonctionnement de la justice française, aussi bien en France qu'à l'étranger. Alors, démarrer dans la direction d'un Gustave impliqué, l'inculper, le placer en détention provisoire (à l'époque on disait "préventive") tout cela eût été possible. Mais pour quel résultat ? 


Inutile de faire beaucoup d'efforts pour comprendre que Gustave aurait continué de nier, envers et contre tout. Il aurait bénéficié de l'assistance d'un avocat qui, lui aussi, se serait empressé de crier à l'injustice et qui, surtout, aurait pu poser la question qui fait mal : " où sont les débuts de commencement de preuve ?" Dans les déclarations de Gaston ? Mais Gaston n'a jamais été capable de développer complètement ses mises en cause. Et on comprend bien pourquoi ! Il n'avait aucun intérêt à le faire car il aurait reçu un gros paquet en retour. Dans les déclarations de Zézé ? Mais Zézé a toujours prétendu que durant la nuit du 4 au 5 août il était à la Serre. Il n'avait donc aucune possibilité d'apporter le moindre témoignage, à supposer qu'il aurait voulu le faire. Ou alors, il aurait dû s'expliquer à son tour. Quant à Clovis, il n'a jamais mis en cause son frère. Et ne parlons pas d' Yvette et de la Sardine ! 


Bref, en dehors de Maillet, et Olivier dans une moindre mesure, personne n'a vraiment posé de problème à Gustave. Alors, tout cela se serait soldé par quel résultat ? Gustave aurait dû être libéré, il aurait bénéficié d'un non-lieu et la Justice aurait été, une nouvelle fois, ridiculisée. Et cela, les magistrats l'avaient tous bien compris. 


Autrement dit, cette contre-enquête était quasiment vouée à l'échec dès le départ. Il aurait fallu, à la limite, un ou des témoignages vraiment solides, des preuves matérielles (par exemple, la découverte de l'appareil photo des Drummond dans la table de nuit de Gustave) pour avoir une chance de succès. 


Non, le coche a été manqué avec l'affaire des pantalons, le 5 août durant l'après-midi. Et aussi, mais avec moins de certitude, à cause du comportement de Maillet qui a trouvé bon de dire que Gustave lui avait confié être dans la luzerne, après l'inculpation de Gaston. Si cette information avait été dans le sac de Sébeille au moment où Gustave s'est "mangé" sa garde à vue du 12 au 15 novembre, je pense que les choses auraient tourné différemment. Car, même si Gustave avait accusé son père, Sébeille ne l'aurait pas lâché sur sa présence à l'extérieur. Et il aurait bien fallu qu'il y vienne le Gustave ! Qu'il dise ce qu'il faisait là, dans quelles circonstances, avec qui, pourquoi. 


Mais voilà, Gaston inculpé, accusé par deux de ses fils, auteur d'aveux même rétractés par la suite, acteur d'une reconstitution qui l'accablait, c'était tout de même mieux pour faire tenir un procès que les contorsions de danseurs de tango d'un Gustave, d'un Zézé, d'une Yvette ! 


Cordialement.   
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Nicolas


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MessagePosté le: 2012-12-26, 14:23    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Gorenflo : Okay Okay Okay
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Cordialement .
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MessagePosté le: 2012-12-26, 16:57    Sujet du message: J B Bossa Répondre en citant

   Bonjour messieurs le forum
Pardon mosieur Gorenflo - je crois que vous en avez assez - mais que signifie la phrase "au moment où Gustave s'est mangé sa garde à vue du 12 au 15 novembre "  ?    "s'est mangé "  ?  Merci

    Meilleures salutations      Vélosolex
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pirecanto
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gorenflo


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MessagePosté le: 2012-12-26, 17:39    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Mosieur Gorenflo s'étonne : "s'est mangé" signifie " a subi", " a supporté", " a enduré" ou si vous préférez, " a avalé", a "encaissé". Suis-je suffisamment clair ainsi ? Ou bien ne partageons-nous pas la même pratique de la langue française ? 


Mais peut-être s'agissait-il d'une faiblesse passagère de votre part, consécutive à un excès alimentaire calendal ?  


Allez, un coup de Solexine et ça devrait aller mieux. 


Bien cordialement. 
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Nicolas


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MessagePosté le: 2012-12-26, 18:27    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonsoir à tous ,

Un coup de solexine ? et bien tu as bonne mémoire . C'est vrai qu'il y avait la "Solexine" pour les Solex ..Mais il y a longtemps .
 

_________________
Cordialement .


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Nicolas


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MessagePosté le: 2012-12-27, 01:56    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonsoir tartarin

Bonsoir à tous ,




Citation:
pour démontrer que l'enquête et l'instruction n'avaient été pas aussi mal menées que les journalistes voulaient bien le dire..


Tout à fait d'accord avec vous ..on s'aperçoit que , bien qu'ils fussent dans l'urgence, l'équipe Sébeille a remonté beaucoup de pistes .
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Cordialement .
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MessagePosté le: 2012-12-27, 10:39    Sujet du message: Le témoin JB Bossa. Répondre en citant

Monsieur Gorenflo
Je ne connaissais pas cette expression argotique, surtout associée à l'auxiliaire être.  Et d'ailleurs vous revenez ensuite à l'auxiliaire avoir pour vos explications.
   Sans importance.
J'avais dit juste avant que "vous en aviez assez". Allusion à l'ensemble du sujet Le témoin JB Bossa.
     Meilleures salutations      Vélosolex
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MessagePosté le: 2012-12-27, 10:58    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonjor à tous ,
Bonjour velosolex .

 ...."s'est mangé " "s'est bouffé..." . Cette forme est typiquement méridionnale . Nous détournions   souvent le mot de son usage ou de sa conjugaison usuels pour en faire une image . Pagnol nous a gratifiés de ce style dans sa trilogie . Malheureusement ce bon Français  coloré et imagé devient de plus en plus plat et conventionnel .

"Se manger" une garde à vue ! De suite on en voit tout le côté INDIGESTE ...



 Je dis "détournions" car la Provence est devenue insipide avec les migrations ...
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Cordialement .
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gorenflo


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MessagePosté le: 2012-12-27, 11:17    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Jean-Baptiste Bossa est quelqu'un qui mérite qu'on s'intéresse à lui dans le cadre de notre affaire. Il en est suffisamment question chez Chenevier. Et pour ma part, j'apporte des éléments qui ne sont pas à disposition de tout le monde. Pour que tout le monde puisse justement se faire une idée plus précise de la véritable affaire et ainsi mieux la connaître. 


Ensuite, je suis preneur de tout commentaire ou opinion. Même si les points de vue sont différents. Que dis-je ? D'autant plus que les points de vue sont différents car peuvent apparaître des éléments auxquels on n'avait pas pensé. Je crois même que c'est la fonction première d'un forum. 


Evidemment, c'est mieux lorsque la discussion est constructive, argumentée et conviviale. 


Cordialement. 
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MessagePosté le: 2012-12-28, 17:33    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonsoir ,

Bossa nous dit qu'Yvette a prononcé le mot bijoux avec Gustave et parlé d'un bague cachée puis jetée ..!
 Chenevier nous dit que Mme Wilbraham , mère d' Anne Drummond , avait signalé au Consulat de Grande Bretagne à Marseille, la disparition
d'une bague gravée ne se trouvant pas avec les bijoux restitués ..

Sur ce point , nul doute , que Bossa ne pouvait connaître ce que Mme Wilbaham avait déclaré au Consulat . Sauf si la presse en a parlé bien entendu.

Le côté cocasse de cette anedocte c'est qu'en admettant que cela fût vrai , les initiales avaient dû fortement intéresser les Dominici  :

Drummond -Dominici .

et D comme Destin .
Bossa n'aurait -il entendu que quelques bribes et aurait-il brodé sur le reste pour rendre le tout plus consistant pour le troc ? On peut l'imaginer .
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Cordialement .
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MessagePosté le: 2016-06-29, 15:48    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonjour !

Je reviens sur ce topic (suite également à ma lecture du livre de Jean-Louis Vincent): je trouve incroyable qu'on n'est pas vérifié vraiment la possibilité d'écoute de conversations du parloir de l'extérieur ! Et de la présence d'une fenêtre au-dessus d'un lavoir (à 2 mètres de distance selon Bossa.)

Est-ce que la prison de Digne existe toujours en l'état, peu ou prou qu'elle était dans les années 50 ?

(On avait bien vérifié pourtant lors de la contre-enquête de Chenevier la possibilité d'écoute de conversations à la Grand Terre de la chambre de Gustave et d'Yvette par Gaston. Gaston ayant prétendu à un moment avoir écouté une conversation compromettante entre Gustave et Yvette. L'enquête de Chenevier démontera peu ou prou cette affirmation de Gaston en arguant que Gaston devait ouvrir une porte qui faisait du bruit en frottant par terre -en fait une des portes de la chambre de Marie que Gaston devait traverser pour arriver devant la porte de la chambre de Gustave et d'Yvette-).

Si ce point avait été vérifié ou était éventuellement encore vérifiable, çà pourrait nous fixer plus sur la véracité du témoignage de Bossa.

Cordialement !
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MessagePosté le: 2016-06-29, 16:25    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Bonjour !

2 photos récentes de la prison de Digne.
Elle a été un peu rénovée mais c'est toujours la même.
Malheureusement, j'en ais pas trouvé où l'on pourrait voir distinctement la fameuse fenêtre du parloir et un lavoir à 2 mêtres au-dessous... où Bossa aurait pu entendre des conversations compromettantes entre Gustave et Yvette^^

Cordialement !




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E. RECLUS
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MessagePosté le: 2016-06-29, 16:41    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA Répondre en citant

Re-bonjour !

Je n'arrive actuellement qu'à poster une des photos mais pas très grave puisqu'elles sont assez similaires in fine.

Cordialement !
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"Le savant d'aujourd'hui n'est que l'ignorant de demain"
E. RECLUS
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:51    Sujet du message: Le témoin Jean-Baptiste BOSSA

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